L’otage français Philippe Verdon, pris en otage en novembre 2011, n’aurait pas été exécuté par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), mais il aurait succombé à une maladie contractée avant sa capture.
Contrairement à ce qu’affirmait un porte-parole de la nébuleuse terroriste, sa mort n’est donc pas une mesure de représailles contre la France dont l’armée combat les islamistes au Nord-Mali. « Après écoutes des conversations téléphoniques des jihadistes tout laissait à penser que Philippe Verdon, 55 ans, serait décédé il y a déjà quelque temps, très affaibli », a fait savoir le général Puga, chef d’état-major particulier du président, rapporte LeParisien.fr. Et de préciser : « Il souffrait en effet d’un double ulcère à l’estomac et d’hyperventilation (accélération respiratoire) ».
Jean-Pierre Verdon, le père de Philippe Verdon, aurait donc obtenu, de la bouche de l’occupent actuel de l’Elysée, la confirmation de la mort de son fils suite à cette maladie, hier vendredi 5 avril lors d’une entretien avec François Hollande.
Si l’on en croit le quotidien français, ce n’est donc pas Aqmi qui a exécuté Philippe Verdon. Pourtant, selon l’agence de presse mauritanienne (ANI), l’otage français enlevé au Mali le 24 novembre 2011 aurait été « décapité le 10 mars en réponse à l’intervention de la France dans le nord du Mali », lui aurait annoncé un porte-parole d’Aqmi. Une information qui n’a jamais été confirmée par les autorités françaises, même si le père de Philippe Verdon, très inquiet, ne se faisait plus « aucune illusion ».
D’après LeParisien.fr, l’inquiétude de ce dernier aurait été fondée par une mauvaise tournure de phrase prononcée par François Hollande et mal interprétée par les proches de la victime : « Le président de la République, qui recevait également les familles des autres captifs du Sahel, a reconnu avoir commis une faute de langage lorsqu’il a déclaré à la télévision, le 28 mars, que Philippe Verdon "aurait été tué". Ce bout de phrase avait créé la confusion au sein de la famille. Il voulait simplement dire, a-t-il précisé, que ce dernier était probablement mort ».
Par ailleurs, Paris n’a communiqué aucune nouvelle sur Serge Lazarevic, le second otage français capturé par Aqmi le 24 novembre 2011 dans un hôtel à Hombori dans le nord du Mali. Selon le dernier bulletin d’information du ministère français des Affaires étrangères, il serait en vie.
Au total, 14 à 15 otages français sont détenus dans le monde entier, dont 7 ressortissants retenus contre leur gré en Afrique. Malgré les demandes répétées de leurs familles, la France refuse de négocier avec les ravisseurs.
Afrik.com
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