Dans un signe flagrant de réchauffement diplomatique, les États-Unis ont annoncé vendredi la levée des sanctions visant trois hauts responsables de la transition malienne. Cette décision marque un tournant dans la stratégie américaine au Sahel sous l'administration Trump.
Fin des sanctions liées à Wagner
Le Département du Trésor a officiellement retiré de sa liste noire le ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, ainsi que les hauts responsables militaires Alou Boi Diarra et Adama Bagayoko. Tous trois avaient été sanctionnés pour leurs liens avec le groupe paramilitaire russe Wagner, aujourd'hui intégré au corps expéditionnaire russe Africa Corps.
Pour l'heure, Bamako n'a pas encore réagi officiellement à cette annonce.
Priorité à la lutte antiterroriste
Ce revirement s'inscrit dans une volonté de l'administration actuelle de privilégier les intérêts sécuritaires face à la menace djihadiste, quitte à traiter directement avec des gouvernements militaires.
Reprise de la coopération : Washington avait déjà amorcé un rapprochement l'an dernier en relançant le partage de renseignements.
Visite clé : Le diplomate Nick Checker, envoyé spécial pour l'Afrique, s'est rendu au Mali le mois dernier pour jeter les bases d'un partenariat renforcé.
Un changement de paradigme
Selon Cameron Hudson, ancien expert de la CIA et du Département d'État, les États-Unis ne veulent plus être « paralysés » par des principes de non-engagement envers les juntes.
« Les États-Unis ont considérablement intensifié leurs échanges avec les autorités maliennes pour relancer la coopération antiterroriste », explique-t-il à Reuters.
Ce repositionnement intervient après que les États-Unis ont perdu leur base stratégique de drones au Niger voisin, limitant drastiquement leur capacité de surveillance dans une région où les groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique gagnent du terrain et menacent désormais les pays côtiers.
Fin des sanctions liées à Wagner
Le Département du Trésor a officiellement retiré de sa liste noire le ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, ainsi que les hauts responsables militaires Alou Boi Diarra et Adama Bagayoko. Tous trois avaient été sanctionnés pour leurs liens avec le groupe paramilitaire russe Wagner, aujourd'hui intégré au corps expéditionnaire russe Africa Corps.
Pour l'heure, Bamako n'a pas encore réagi officiellement à cette annonce.
Priorité à la lutte antiterroriste
Ce revirement s'inscrit dans une volonté de l'administration actuelle de privilégier les intérêts sécuritaires face à la menace djihadiste, quitte à traiter directement avec des gouvernements militaires.
Reprise de la coopération : Washington avait déjà amorcé un rapprochement l'an dernier en relançant le partage de renseignements.
Visite clé : Le diplomate Nick Checker, envoyé spécial pour l'Afrique, s'est rendu au Mali le mois dernier pour jeter les bases d'un partenariat renforcé.
Un changement de paradigme
Selon Cameron Hudson, ancien expert de la CIA et du Département d'État, les États-Unis ne veulent plus être « paralysés » par des principes de non-engagement envers les juntes.
« Les États-Unis ont considérablement intensifié leurs échanges avec les autorités maliennes pour relancer la coopération antiterroriste », explique-t-il à Reuters.
Ce repositionnement intervient après que les États-Unis ont perdu leur base stratégique de drones au Niger voisin, limitant drastiquement leur capacité de surveillance dans une région où les groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique gagnent du terrain et menacent désormais les pays côtiers.
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