Le Chef de l’Etat, Macky Sall a eu à subir le genre de questions qu’on dit «fermées», lors d’un entretien avec un journaliste américain, qui lui demandait d’où il tirait la fortune qui lui avait permis de faire la campagne électorale victorieuse que l’on sait d’une part et aussi comment lutter contre la corruption dans notre pays en combattant les divers enrichissement illicites qui assombrissent l’histoire politique de notre pays.
Sa réponse a été d’une délicatesse et d’une prudence sémantique habile, expliquant qu’il était simple de savoir ce que détenait une personnalité comme fortune au regard de sa position dans les arcanes de n’importe quel pouvoir. Il n’a pas parlé de carrière, qu’elle soit administrative, industrielle ou professionnelle. Il a évoqué les positions que des hommes peuvent occuper, et qui peuvent ou non être en rapport avec leurs fortunes. La «position». Quel bon mot!!!C’est l’étalon des jugements portés sur les fortunes de nos hommes publics. Leur «position». Entendez par là, leur proximité ou non qu’ils entretiennent avec des pouvoirs à eux confiés.
Cette définition en creux de la fortune des politiciens laisse pantois. Il faut comprendre que la «position» d’un homme par rapport au coeur du pouvoir peut expliquer sa fortune personnelle. On se souvient que le quotidien «L’Observateur» avait à l‘époque émis des interrogations qui avaient germé sur la fortune supposée colossale de notre nouveau président de la République, et avait simplement fait un parcours chiffré, salaire à l’appui, de ses diverses fonctions professionnelles, et administratives comme politiques, et avait en somme évalué sa fortune selon ces critères et les salaires qui les accompagnent à quelques centaines de millions de francs Cfa. Pas plus. Macky Sall, répondant à ces questions «fermées» des journalistes américains a donc dû évoquer sa «position». Comprenez que c’est la proximité avec l’épicentre du pouvoir et les réseaux qui permettent d’y recevoir privilèges, cadeaux et facilités, qui lui aurait permis de pouvoir voir venir, en ce qui concerne son aisance matérielle. Cette notion du pouvoir est naturelle en Afrique, où la toute puissance des présidents les assimile à des rois, capables de faire et de défaire des fortunes, de faire accéder qui ils veulent à des «positions» enrichissantes. N’est-ce pas cela qui ferait courir nos hommes politiques. Lamine Faye, peut-il convoquer son salaire d’officier de police qu’il est devenu pour justifier sa fortune? Non! Il parlera si on le lui demande de sa «position» de garde du corps de son tonton de président qui comme n’importe lequel tonton peut lui avoir fait des cadeaux. Sans oublier les cadeaux que peuvent lui avoir fait les rois et princes arabes visités en compagnie de son tonton. Il se trouvait en «position» d’en recevoir. CQFD.
Manuel Valls, c’est un exemple parmi tant d’autres, a été un moment le conseiller en communication de Lionel Jospin à Matignon. Il était son ami, son confident et il n’apparaît nulle part que sa «position» l’ait enrichi. C’est une autre idée de la responsabilité politique qui s’exerce sous ces contrées démocratiques où des systèmes et des moyens de contrôle ne permettent même pas de penser qu’on peut tirer avantage de sa «position». Question de posture... Républicaine.
Sa réponse a été d’une délicatesse et d’une prudence sémantique habile, expliquant qu’il était simple de savoir ce que détenait une personnalité comme fortune au regard de sa position dans les arcanes de n’importe quel pouvoir. Il n’a pas parlé de carrière, qu’elle soit administrative, industrielle ou professionnelle. Il a évoqué les positions que des hommes peuvent occuper, et qui peuvent ou non être en rapport avec leurs fortunes. La «position». Quel bon mot!!!C’est l’étalon des jugements portés sur les fortunes de nos hommes publics. Leur «position». Entendez par là, leur proximité ou non qu’ils entretiennent avec des pouvoirs à eux confiés.
Cette définition en creux de la fortune des politiciens laisse pantois. Il faut comprendre que la «position» d’un homme par rapport au coeur du pouvoir peut expliquer sa fortune personnelle. On se souvient que le quotidien «L’Observateur» avait à l‘époque émis des interrogations qui avaient germé sur la fortune supposée colossale de notre nouveau président de la République, et avait simplement fait un parcours chiffré, salaire à l’appui, de ses diverses fonctions professionnelles, et administratives comme politiques, et avait en somme évalué sa fortune selon ces critères et les salaires qui les accompagnent à quelques centaines de millions de francs Cfa. Pas plus. Macky Sall, répondant à ces questions «fermées» des journalistes américains a donc dû évoquer sa «position». Comprenez que c’est la proximité avec l’épicentre du pouvoir et les réseaux qui permettent d’y recevoir privilèges, cadeaux et facilités, qui lui aurait permis de pouvoir voir venir, en ce qui concerne son aisance matérielle. Cette notion du pouvoir est naturelle en Afrique, où la toute puissance des présidents les assimile à des rois, capables de faire et de défaire des fortunes, de faire accéder qui ils veulent à des «positions» enrichissantes. N’est-ce pas cela qui ferait courir nos hommes politiques. Lamine Faye, peut-il convoquer son salaire d’officier de police qu’il est devenu pour justifier sa fortune? Non! Il parlera si on le lui demande de sa «position» de garde du corps de son tonton de président qui comme n’importe lequel tonton peut lui avoir fait des cadeaux. Sans oublier les cadeaux que peuvent lui avoir fait les rois et princes arabes visités en compagnie de son tonton. Il se trouvait en «position» d’en recevoir. CQFD.
Manuel Valls, c’est un exemple parmi tant d’autres, a été un moment le conseiller en communication de Lionel Jospin à Matignon. Il était son ami, son confident et il n’apparaît nulle part que sa «position» l’ait enrichi. C’est une autre idée de la responsabilité politique qui s’exerce sous ces contrées démocratiques où des systèmes et des moyens de contrôle ne permettent même pas de penser qu’on peut tirer avantage de sa «position». Question de posture... Républicaine.
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