L’on s’était déjà habitué à l’expression Locales du «16 mars». Et nous y serons demain. Mais ce dimanche ne sera pas un jour de scrutin. Le calendrier des «républicains» est passé par là au nom de l’Acte 3 de la décentralisation, officiellement bien sûr. Et au détriment du respect du calendrier républicain. Ainsi les Locales ont été délocalisées et risquent d’être (re) délocalisées, en dépit de l’argument de l’adoption de l’Acte 3 de la décentralisation, qui doit d’ailleurs retourner à l’Assemblée nationale pour modification. Préalable à la tenue des élections à date (re) échue. Car il faudra remplacer la disposition qui écarte des candidats ne sachant ni écrire ni lire en langue officielle et leur accorder leur «écrire et lire» seulement. Au-delà de l’Acte 3, il y a le Code électoral aussi qui souffre de consensus, qui est coincé par les délais et bloqué par le mode de scrutin devant être tranché par le président de la République. C’est dire qu’on n’est pas loin d’un autre report.
Si c’était demain les Locales…
Les enjeux de ces élections sont énormes et expliquent toutes ces polémiques autour du mode de scrutin. Le parti au pouvoir joue son avenir pour la Présidentielle. Si d’aucuns considèrent que les Locales ne sont pas la Présidentielle, il reste que l’on vote naturellement, au-delà des listes locales, le parti politique ou son leader. Ce n’est pas pour rien que Macky Sall, réagissant aux violences interapéristes, lors du dernier Directoire politique de l’Apr, disait : «Nous n’avons pas le droit de perdre ces élections locales pour des considérations subjectives». Non pas parce qu’il perdrait le pouvoir, mais il serait contraint à la «cohabitation» comme en 2009 lorsque l’opposition a contrôlé les grandes collectivités locales. Mais aussi c’est parce que ces élections peuvent faire valoir de «sondages» de l’opinion pour un Président qui sera à moins de trois ans seulement de la fin de son mandat. Si c’était demain les Locales… Si encore on repoussait les Locales faute de consensus autour du Code électoral…
Le Quotidien
Si c’était demain les Locales…
Les enjeux de ces élections sont énormes et expliquent toutes ces polémiques autour du mode de scrutin. Le parti au pouvoir joue son avenir pour la Présidentielle. Si d’aucuns considèrent que les Locales ne sont pas la Présidentielle, il reste que l’on vote naturellement, au-delà des listes locales, le parti politique ou son leader. Ce n’est pas pour rien que Macky Sall, réagissant aux violences interapéristes, lors du dernier Directoire politique de l’Apr, disait : «Nous n’avons pas le droit de perdre ces élections locales pour des considérations subjectives». Non pas parce qu’il perdrait le pouvoir, mais il serait contraint à la «cohabitation» comme en 2009 lorsque l’opposition a contrôlé les grandes collectivités locales. Mais aussi c’est parce que ces élections peuvent faire valoir de «sondages» de l’opinion pour un Président qui sera à moins de trois ans seulement de la fin de son mandat. Si c’était demain les Locales… Si encore on repoussait les Locales faute de consensus autour du Code électoral…
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