Tafsir Thioye au PM : « Le premier pilier de l’État de droit, c’est le respect de la loi »


Il n’y a pas de sérénité possible sans un cadre légal irréprochable. C’est en réalité le message qu’a martelé, ce lundi à l’Assemblée nationale, le député non-inscrit Tafsir Thioye, une fois encore en posture de vigile procédural.
 
Alors que l’hémicycle examinait la proposition de loi n°33/2026 sur la déclaration de patrimoine du président de la République, Tafsir Thioye a demandé l’arrêt des débats. Son argumentaire, juridique et pointilleux, a immédiatement placé le débat sur le terrain des principes : « Le premier pilier de l’État de droit, c’est le respect de la loi. C’est fondamental pour un pays. Aujourd’hui, il faut beaucoup de sérénité pour viser le cap. »
 
Pour le parlementaire, cette sérénité est pour l’heure inaccessible. Il estime que l’Assemblée délibère dans « l’illégalité », le Règlement intérieur n’ayant pas été régulièrement modifié. Il pointe notamment l’article 118, dont la modification votée n’aurait jamais été soumise au Conseil constitutionnel ni promulguée. « Donc l’article 118, jusqu’à présent, nul ne sait où il se trouve ; il n’existe pas, ce qui fait que le règlement intérieur est incomplet », a-t-il lancé, jugeant impossible toute délibération normale.
 
Le député a également interpellé le président de l’Assemblée, Ousmane Sonko, dont il a rappelé les propres déclarations sur l’attachement aux institutions. « Ne violons pas la loi », a-t-il conclu, appelant ses collègues à privilégier le débat juridique avant d’exiger la suspension de la séance.
Mardi 8 Septembre 2026
Dakaractu



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