Le Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Séni Diène, a effectué, ce vendredi 4 septembre 2026, une visite de chantier du Projet d’adduction d’eau épurée aux maraîchers des Zones de Grandes Niayes. Une initiative qui ambitionne de faire de l’assainissement un véritable levier de développement agricole et de résilience face aux effets du changement climatique.
Mis en œuvre avec le concours de la Fondation Gates, dans le cadre du Projet d’appui au changement climatique, ex-Fonds nordique de développement (FND), en partenariat avec l’État du Sénégal, le projet s’inscrit dans les orientations du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement en matière d’économie circulaire.
À travers cette initiative, l’ONAS entend franchir un nouveau cap dans la valorisation des sous-produits de l’assainissement, notamment les eaux épurées et les boues stabilisées. L’objectif est de contribuer à réduire la dépendance des producteurs aux fluctuations pluviométriques, tout en favorisant une agriculture plus résiliente et moins dépendante des intrants chimiques.
« Le Projet Fonds Nordique (FND) que je tiens à relancer est en parfaite cohérence avec la nouvelle Lettre de Politique sectorielle et de Développement (LPSD) du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement », a déclaré Séni Diène.
Selon le Directeur général de l’ONAS, cette démarche traduit également la volonté de concrétiser l’approche « Nexus », qui établit des liens entre l’eau, l’énergie, l’alimentation, la nature et la santé. La réutilisation des eaux traitées doit ainsi permettre de rapprocher davantage les secteurs de l’assainissement et de l’agriculture.
300 maraîchers ciblés
Le projet prévoit le raccordement d’environ 300 maraîchers dans les Zones des Grandes Niayes et de la Patte d’Oie. Pour atteindre cet objectif, plusieurs infrastructures sont prévues, dont la pose de six surpresseurs dans le bassin de stockage des eaux épurées de Cambérène, la construction d’un local technique et la réalisation de neuf kilomètres de réseau principal en DN315. Un réseau secondaire doit également permettre d’alimenter les zones du Technopole et de Pikine. Chaque parcelle sera dotée d’une borne d’irrigation équipée notamment d’une vanne et d’un compteur.
L’ONAS prévoit également un dispositif d’organisation des acteurs, accompagné de sessions de formation et de sensibilisation sur les bonnes pratiques liées à l’utilisation des eaux épurées. Un système innovant de relevé, de facturation et de recouvrement sera par ailleurs mis en place pour les différents utilisateurs.
Au-delà de l’accès à l’eau d’irrigation, le projet constitue, selon l’ONAS, une expérimentation destinée à renforcer le maillon de la valorisation économique de l’assainissement. La mise en place de compteurs intelligents et d’un système de facturation souple doit notamment permettre de tester un modèle susceptible d’être reproduit à plus grande échelle.
« Il s’agit pour nous de franchir un nouveau palier en montrant aux Sénégalais et aux autres partenaires que l’assainissement peut bel et bien être un support pour booster les rendements agricoles », a souligné le DG, Séni Diène.
Il estime que l’utilisation des eaux épurées et des boues stabilisées peut également contribuer à préserver la fertilité des sols, en réduisant le recours aux engrais chimiques susceptibles d’accentuer leur dégradation.
Le Directeur général de l’ONAS cite, à cet égard, les travaux du professeur Seydou Niang et du Dr Malick Gaye dans leur ouvrage « Épuration des eaux usées et l’Agriculture urbaine », qui mettent en évidence les effets de la réutilisation des eaux épurées sur les rendements agricoles et la fréquence des récoltes.
« Il s’agit pour nous de franchir un nouveau palier en montrant aux Sénégalais et aux autres partenaires que l’assainissement peut bel et bien être un support pour booster les rendements agricoles », a souligné le DG, Séni Diène.
Il estime que l’utilisation des eaux épurées et des boues stabilisées peut également contribuer à préserver la fertilité des sols, en réduisant le recours aux engrais chimiques susceptibles d’accentuer leur dégradation.
Le Directeur général de l’ONAS cite, à cet égard, les travaux du professeur Seydou Niang et du Dr Malick Gaye dans leur ouvrage « Épuration des eaux usées et l’Agriculture urbaine », qui mettent en évidence les effets de la réutilisation des eaux épurées sur les rendements agricoles et la fréquence des récoltes.
Un chantier jugé satisfaisant
Relancé depuis moins d’un mois, le chantier affiche déjà un niveau d’exécution jugé satisfaisant par le Directeur général de l’ONAS. « Nous avons l’ambition de raccorder au moins 300 maraîchers dans le cadre de ce projet. L’entreprise a démarré la pose des abris-compteurs au niveau des exploitations maraîchères et des conduites », a indiqué Séni Diène.
À travers le Projet FND, l’ONAS veut ainsi démontrer que l’assainissement ne se limite pas à la collecte et au traitement des eaux usées. Il peut également devenir une source de ressources pour l’agriculture, contribuer à la préservation des sols et renforcer la résilience des producteurs face au changement climatique. Une ambition qui rejoint le concept « One Health – One Water », fondé sur l’interconnexion entre l’eau, l’environnement, l’alimentation, l’énergie et la santé.
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