J'ai suivi ce matin la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers Publics (CAMP) présidée par le Chef de l'Etat. J'ai deux commentaires à faire:
1. Vous manquez de marge budgétaire ? Cela fait dix ans que vous promettez d'élargir le champ budgétaire en vous attaquant aux exonérations fiscales. Je n'ai jamais été d'accord avec cette idée, mais puisque vous persistez à la proposer dans votre loi de finances, c’est simple à mettre en place : accélérez la réforme des codes des impôts et des douanes, sans oublier celui des investissements.
La dette est un problème ? Jusqu’à présent, vous n'avez fait qu'aggraver la situation. Votre remède, "Plus de dettes pour faire face à la dette", ne peut pas être la solution. Si la dette vous pose vraiment problème, restructurez-la. Utilisez vos "compétences", votre "intégrité", votre "crédibilité" et la confiance du peuple pour convaincre les créanciers du Sénégal à trouver les moyens d'alléger la charge annuelle de la dette. Cela ne devrait pas être insurmontable.
2. Le secteur parapublic est trop hypertrophié et redondant par rapport à l'administration centrale ? Vous nous l'avez répété pendant dix ans. Vous en êtes vraiment convaincu? Je n'en suis pas sûr sinon pourquoi vous n'etes pas gêné de nous annoncer la création de l'agence de centralisation des marchés public pour regler un probleme dont la Direction du materiel et du transit administratif (DMTA) peut etre la solution? Mais bon! Passez à l’action. Plus de 75 % des agences et directions du secteur parapublic ont été créées par décret ; un décret suffit pour supprimer, fusionner ou dissoudre celles qui sont trop coûteuses. Pour cela, arrêtez vos nominations et donnez au Bureau des Organisations et Méthodes (BOM) un délai d'un mois, en collaboration avec la direction du secteur parapublic, pour vous proposer un plan de rationalisation que vous appliquerez rigoureusement. N'oubliez pas : plus vous nommez, plus il devient difficile de supprimer. En effet, la mise en œuvre de cette réforme est complexe et elle nécessite avant tout une volonté politique et la capacité de surmonter les résistances internes au sein de votre propre parti, où certaines figures établies sont déjà confortablement installées dans des directions que vous jugez désormais inutiles.
1. Vous manquez de marge budgétaire ? Cela fait dix ans que vous promettez d'élargir le champ budgétaire en vous attaquant aux exonérations fiscales. Je n'ai jamais été d'accord avec cette idée, mais puisque vous persistez à la proposer dans votre loi de finances, c’est simple à mettre en place : accélérez la réforme des codes des impôts et des douanes, sans oublier celui des investissements.
La dette est un problème ? Jusqu’à présent, vous n'avez fait qu'aggraver la situation. Votre remède, "Plus de dettes pour faire face à la dette", ne peut pas être la solution. Si la dette vous pose vraiment problème, restructurez-la. Utilisez vos "compétences", votre "intégrité", votre "crédibilité" et la confiance du peuple pour convaincre les créanciers du Sénégal à trouver les moyens d'alléger la charge annuelle de la dette. Cela ne devrait pas être insurmontable.
2. Le secteur parapublic est trop hypertrophié et redondant par rapport à l'administration centrale ? Vous nous l'avez répété pendant dix ans. Vous en êtes vraiment convaincu? Je n'en suis pas sûr sinon pourquoi vous n'etes pas gêné de nous annoncer la création de l'agence de centralisation des marchés public pour regler un probleme dont la Direction du materiel et du transit administratif (DMTA) peut etre la solution? Mais bon! Passez à l’action. Plus de 75 % des agences et directions du secteur parapublic ont été créées par décret ; un décret suffit pour supprimer, fusionner ou dissoudre celles qui sont trop coûteuses. Pour cela, arrêtez vos nominations et donnez au Bureau des Organisations et Méthodes (BOM) un délai d'un mois, en collaboration avec la direction du secteur parapublic, pour vous proposer un plan de rationalisation que vous appliquerez rigoureusement. N'oubliez pas : plus vous nommez, plus il devient difficile de supprimer. En effet, la mise en œuvre de cette réforme est complexe et elle nécessite avant tout une volonté politique et la capacité de surmonter les résistances internes au sein de votre propre parti, où certaines figures établies sont déjà confortablement installées dans des directions que vous jugez désormais inutiles.
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