Réduction des prix des denrées: « Pas conséquente par rapport à Novembre 2022 » ( Thierno Bocoum )


Le président du mouvement AGIR a réagit à l’annonce faite par le gouvernement du Sénégal sur les nouveaux prix de denrées de premières consommations. Même si Thierno Bocoum considère qu’une baisse des prix minime soit-elle n’est jamais négligeable, il note que des réductions de prix (baisse d’autorité) non compensées par des mesures étatiques ont souvent conduit à des phénomènes de spéculation et à une hausse des prix.

 

« Par exemple, en novembre 2022, suite aux 11 décisions de baisse des prix des produits et services de consommation courante prises par le président Macky Sall lors du Conseil national spécial de la Consommation, le Ministère du Commerce, de la Consommation et des Petites et Moyennes Entreprises avait fixé le prix homologué du riz brisé ordinaire à 325 FCFA le kilogramme » a indiqué Thierno Bocoum estimant que malgré la réduction de 40 FCFA prévue par les autorités actuelles sous l’égide du président de la République Bassirou Diomaye Faye, « le prix reste supérieur à celui homologué il y a un peu plus d'un an, s'élevant à 410 FCFA ».  Il s’y ajoute que le maintien du prix sera tributaire de facteurs exogènes liés à l’évolution du marché des pays exportateurs.

 

A noter également et en attendant l’arrêté portant homologation, que le plus souvent certains prix fixés sont majorés d'un différentiel de transport dans les régions à l’intérieur du pays. Ce qui va encore réduire la petite marge chez certains compatriotes et les prix seront plus chers à l’intérieur du pays qu’à Dakar. 

Selon le politique , « les autorités sénégalaises doivent agir rapidement, comme promis, en mettant en œuvre des réformes structurelles pour augmenter l'offre de manière massive et endogène. Elles doivent donc se concentrer sur la mobilisation des ressources pour soutenir des stratégies de réformes structurelles visant l'autosuffisance alimentaire ». 

 

Pour être en conformité avec leurs promesses, Thierno Bocoum rappelle que les autorités sénégalaises doivent commencer par supprimer les nombreuses caisses noires ainsi que certaines agences et directions inutiles qui forment des doublons avec d’autres et dont le maintien a été malheureusement acté par l’actuel président de la République son excellence Bassirou Diomaye Faye dans le Décret n° 2024-940 portant répartition des services de l'Etat et du contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les ministères. 

 

« Ces mesures auraient permis de réduire le train de vie l’Etat, de créer des ressources additionnelles pour mettre en branle une politique structurelle devant conduire à une baisse conséquente et définitive de certains produits de première nécessité » a t-il martelé saluant par ailleurs, la suppression de la parafiscalité sur le ciment.

Vendredi 14 Juin 2024
Dakaractu



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