Après la forte mobilisation mardi 6 octobre pour demander plus de moyens, les lycéens et étudiants français sont de nouveau appelés à manifester ce jeudi 8 octobre, pour l'« acte IV » du mouvement. De son côté, le gouvernement multiplie les signes d'apaisement pour mettre fin à la crise. Selon le ministère de l'Éducation nationale, 224 établissements restent totalement fermés ce jeudi, et 151 partiellement.
Ce qu'il faut retenir
► Ce jeudi 8 octobre, 224 établissements restent totalement fermés, 151 partiellement, selon des chiffres communiqués par le ministère de l'Éducation nationale, soit une baisse de 30 % par rapport à la veille, mercredi.
► Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a indiqué que 215 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement, majoritairement « par des comportements imprudents ». 88 personnels de l'Éducation nationale ont également été blessés. 18 enquêtes de l'IGPN, la police des polices, sont en cours.
► Dans une allocution depuis Matignon en début de soirée mercredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui reconnu que « la colère des jeunes ne vient pas de nulle part », tout en précisant que les premières décisions du gouvernement concernant les revendications des lycéens seront présentées « à la fin du mois d’octobre ». Plus tôt mercredi, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, auditionné par une commission de l’Assemblée nationale, a réaffirmé son soutien aux forces de l'ordre, estimant qu'il était « excessif de parler de répression policière du mouvement ».
► Le ministre de l'Intérieur a également indiqué que 6 629 interpellations avaient eu lieu depuis le début du mouvement. Selon lui, 761 gendarmes et policiers ont également été blessés.
Trois mineurs poursuivis pour apologie du terrorisme au lycée avec une chanson de rap
Trois mineurs placés en garde à vue mercredi à Orléans après la diffusion d'une vidéo, tournée dans un lycée, mentionnant les attaques de Mohamed Merah et Salah Abdeslam, sont poursuivis pour «apologie publique d'actes de terrorisme», a annoncé jeudi le parquet. Une vidéo avait été partagée sur les réseaux sociaux, montrant de jeunes manifestants devant le lycée François Villon, à Beaugency (Loiret), en train de reprendre une chanson du rappeur BORO 700 faisant référence à Mohamed Merah, qui avait assassiné un enseignant et trois enfants d'une école juive à Toulouse en 2012, et à Salah Abdeslam, un jihadiste condamné pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015. La diffusion de cette vidéo sur les réseaux sociaux a conduit le parquet d'Orléans à ouvrir une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme le 6 octobre, rappelle la procureure Emmanuelle Bochenek-Puren dans un communiqué. Trois mineurs, deux âgés de 16 ans et un troisième de 14 ans, ont été placés en garde à vue le lendemain par la gendarmerie, sur convocation. Les téléphones des adolescents ont été saisis et «les premières exploitations n'ont révélé aucune autre infraction», souligne Mme Bochenek-Puren. Les trois mineurs ont été déférés jeudi au parquet, qui a requis le placement sous contrôle judiciaire, avec un «bannissement numérique» de Snapchat et de Tiktok des deux adolescents âgés de 16 ans, et une mesure éducative judiciaire provisoire incluant une interdiction d'attroupement pour celui âgé de 14 ans. Les trois jeunes étaient en cours de présentation devant le juge des enfants en fin d'après-midi. Une autre enquête a par ailleurs été ouverte en Vendée, après la publication sur les réseaux sociaux d'une vidéo dans laquelle de jeunes adolescents diffusaient, dans une église à Soullans, de la musique «faisant l'apologie du terrorisme», selon le diocèse de Luçon, qui a dénoncé une «atteinte grave à un lieu de culte» dans un communiqué. Sur la vidéo, les adolescents chantent également la chanson du rappeur BORO 700.
Ce qu'il faut retenir
► Ce jeudi 8 octobre, 224 établissements restent totalement fermés, 151 partiellement, selon des chiffres communiqués par le ministère de l'Éducation nationale, soit une baisse de 30 % par rapport à la veille, mercredi.
► Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a indiqué que 215 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement, majoritairement « par des comportements imprudents ». 88 personnels de l'Éducation nationale ont également été blessés. 18 enquêtes de l'IGPN, la police des polices, sont en cours.
► Dans une allocution depuis Matignon en début de soirée mercredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui reconnu que « la colère des jeunes ne vient pas de nulle part », tout en précisant que les premières décisions du gouvernement concernant les revendications des lycéens seront présentées « à la fin du mois d’octobre ». Plus tôt mercredi, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, auditionné par une commission de l’Assemblée nationale, a réaffirmé son soutien aux forces de l'ordre, estimant qu'il était « excessif de parler de répression policière du mouvement ».
► Le ministre de l'Intérieur a également indiqué que 6 629 interpellations avaient eu lieu depuis le début du mouvement. Selon lui, 761 gendarmes et policiers ont également été blessés.
Trois mineurs poursuivis pour apologie du terrorisme au lycée avec une chanson de rap
Trois mineurs placés en garde à vue mercredi à Orléans après la diffusion d'une vidéo, tournée dans un lycée, mentionnant les attaques de Mohamed Merah et Salah Abdeslam, sont poursuivis pour «apologie publique d'actes de terrorisme», a annoncé jeudi le parquet. Une vidéo avait été partagée sur les réseaux sociaux, montrant de jeunes manifestants devant le lycée François Villon, à Beaugency (Loiret), en train de reprendre une chanson du rappeur BORO 700 faisant référence à Mohamed Merah, qui avait assassiné un enseignant et trois enfants d'une école juive à Toulouse en 2012, et à Salah Abdeslam, un jihadiste condamné pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015. La diffusion de cette vidéo sur les réseaux sociaux a conduit le parquet d'Orléans à ouvrir une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme le 6 octobre, rappelle la procureure Emmanuelle Bochenek-Puren dans un communiqué. Trois mineurs, deux âgés de 16 ans et un troisième de 14 ans, ont été placés en garde à vue le lendemain par la gendarmerie, sur convocation. Les téléphones des adolescents ont été saisis et «les premières exploitations n'ont révélé aucune autre infraction», souligne Mme Bochenek-Puren. Les trois mineurs ont été déférés jeudi au parquet, qui a requis le placement sous contrôle judiciaire, avec un «bannissement numérique» de Snapchat et de Tiktok des deux adolescents âgés de 16 ans, et une mesure éducative judiciaire provisoire incluant une interdiction d'attroupement pour celui âgé de 14 ans. Les trois jeunes étaient en cours de présentation devant le juge des enfants en fin d'après-midi. Une autre enquête a par ailleurs été ouverte en Vendée, après la publication sur les réseaux sociaux d'une vidéo dans laquelle de jeunes adolescents diffusaient, dans une église à Soullans, de la musique «faisant l'apologie du terrorisme», selon le diocèse de Luçon, qui a dénoncé une «atteinte grave à un lieu de culte» dans un communiqué. Sur la vidéo, les adolescents chantent également la chanson du rappeur BORO 700.
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