Selon les données communiquées par le ministère des Finances du Cameroun, les personnels concernés sont au nombre de 5 971. Ils ont été identifiés après exploitation des mouvements de personnes aux frontières et des clarifications des administrations qui les emploient. En résumé, le gouvernement les soupçonne, pour la plupart d'entre eux, d'avoir quitté le pays mais de continuer de percevoir leur salaire.
Pour lever le doute, une première mesure a été décidée à leur encontre : la réaffectation de leur rémunération à la trésorerie – « paierie générale » – à titre conservatoire. La mesure concerne les salaires des mois de septembre et octobre.
Présenter des justificatifs ou être sanctionné
Pour obtenir leur paiement, les agents concernés devront se présenter physiquement à l'administration des finances munis de plusieurs documents pour justifier de la régularité de leur situation.
Près de 7 000 agents déjà radiés
Ce mécanisme de comptage physique du personnel de l'État n'est pas nouveau : à date, il a déjà permis, selon les chiffres du ministère de la Fonction publique communiqués aux députés en novembre 2025, de prononcer la radiation de 6 936 agents, pour une économie dans les caisses de l'État d'environ 30 milliards de francs CFA (FCFA), soit 45,7 millions d’euros.
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