Le projet de loi de finances rectificative réaffirme l’obligation de disposer d’une couverture financière suffisante avant tout acte engageant les finances de l’État.
Pour les marchés pluriannuels, le texte précise que la couverture doit reposer sur une autorisation d’engagement et sur les crédits de paiement correspondants à inscrire dans les lois de finances.
Il proscrit les lettres d’engagement d’inscription budgétaire dans les budgets futurs. Une exception est prévue pour les lettres de domiciliation bancaire validées par l’ordonnateur habilité.
Le projet comporte également une disposition concernant les entreprises et autres prestataires. Une personne qui conclut et exécute un contrat sans s’assurer de l’existence d’une couverture budgétaire suffisante, attestée à cet effet, ou qui réalise des prestations en violation manifeste des règles de dépense publique, s’exposerait à une procédure contentieuse et ne pourrait obtenir le paiement intégral de sa créance.
L’encadrement concerne aussi les emprunts. Les demandes de tirage devraient rester dans le plafond autorisé et être subordonnées à une attestation de non-dépassement délivrée par le Trésor public.
Enfin, le PLFR réaffirme le versement des subventions aux établissements publics, agences et entités assimilées dans des comptes de dépôt au Trésor. Il interdit les prélèvements destinés à alimenter leurs comptes bancaires, dans le périmètre défini par le texte.
-
Entreprises, quittances et foncier : les réaménagements fiscaux prévus par le PLFR...un droit de 1 % prévu au-delà de 100 000 FCFA
-
Fonds intergénérationnel et de stabilisation : les prévisions cumulées passent à 101 milliards
-
Justice américaine /Affaire Amadou Kane Diallo : la question de sa capacité à être jugé s’invite dans la procédure
-
Bène Baraque/ blessure par arme à feu : une enquête après la mort d’un homme de 57 ans à son domicile
-
“Je veux vivre, pas survivre”: l’Afrique du Sud sous le choc après une série de meurtres de femmes



