La réduction du coût de la vie est une priorité qui est l’objet d’une convergence de vue de tous les leaders de la coalition Benno Bok Yakaar. Les propositions de la coalition Macky 2012 cadrent bien avec celles de la coalition GADIO président, dont j’ai eu l’honneur de coordonner l’élaboration du programme, notamment sur la nécessité de renforcer la transparence des marchés au sens large. Cette préoccupation est centrale dans les programmes de Cheikh Bamba Diéye, de la coalition Idy4president, de la coalition Taxaw Temm de Ibrahima FALL, de Benoo Siggil Sénégal et de Benno ak Tanor. En regardant les différents débats télévisés portant sur les programmes, j’ai pu mesurer le grand désarroi des cadres des FAL 2012, devant l’impossible pari de défendre le sombre bilan du régime libéral en matière de maitrise de l’inflation durant les 12 dernières années. Pendant douze années, Abdoulaye WADE s’est attelé à gonfler les dépenses publiques dont la croissance ne lui a laissé aucune marge de manœuvre pour baisser les taxes et renforcer la fourchette des subventions, comme l’ont opéré certains Etats africains économiquement plus vulnérables que le Sénégal, devant les chocs exogènes et asymétriques (crise du pétrole et des denrées alimentaires). Au contraire, confronté à de faramineuses dépenses d’infrastructures sans respect du critère de priorité, le régime de WADE n’a consenti aucun effort contre la flambée des prix, puisque chaque augmentation de prix rime avec des TVA en plus et donc des recettes fiscales supplémentaires. Ce cercle vicieux a occasionné une multiplication par plus de deux des prix de certaines denrées essentielles dont le riz, le sucre ou l’huile. Tel est le calvaire dont a été victime le peuple sénégalais pendant 12 ans, et que la coalition Benno Bok Yakaar entend urgemment alléger au lendemain du 25 mars 2012.
La volonté de veiller globalement à la transparence des marchés, Macky SALL l’a bien exprimé sur la 2Stv le 31 décembre 2012. Au Sénégal, aucun secteur, ni même celui des marchés publics, ne présente la transparence permettant de bien jauger le niveau de tarification observé. D’une part, il est urgent que l’Agence de régulation des marchés publics bénéficie de l’indépendance et des prérogatives institutionnelles et matérielles lui permettant de mieux jouer son rôle de contrôle et de coercition, en vue d’une meilleure prévention des scandales financiers concernant l’argent public. D’autre part, les commerçants et autres grands acteurs informels échappent totalement au contrôle de l’Etat et fixent des prix leur permettant de dégager des profits hors norme sur le dos des populations. La régulation économique est ce champ de rétablissement de la transparence des marchés sur lequel il faut mettre un accent particulier comme l’a d’ailleurs proclamé le président Obama le 2 avril 2009 à Londres en réaction à la crise du capitalisme. Au Sénégal, il s’agit principalement d’opérer un contrôle tarifaire strict, basé sur un contrôle strict des coûts, avec à la clé et s’il le faut, la subvention des facteurs de production pour tirer les prix au plus bas niveau possible. Comme cela a été proposé dans la charte de gouvernance démocratique issue des assises nationales, Macky SALL entend réduire drastiquement le train de vie de l’Etat. Ainsi, la suppression des 60 agences et des autres institutions inutiles qui ont terni l’image de notre administration, et la réduction du budget de la présidence de la république, devraient permettre de réaliser au minimum 300 milliards de FCFA d’économies budgétaires dès 2012. Ces fonds vont évidemment venir renforcer la fourchette des subventions et permettre des marges de baisses fiscales au service de la réduction des prix des denrées alimentaires et du démarrage de l’implantation des pôles de production agricole. Mieux encore, la baisse des taxes devrait également contribuer à juguler la fraude et l’évasion fiscales et permettre ainsi une maximisation des recettes fiscales de l’Etat.
D’autres propositions subsidiaires et d’autres mesures urgentes jalonnent le programme de Macky, parmi lesquelles, l’abrogation du décret d’interdiction de l’importation des voitures de plus de cinq ans. Macky Sall a proposé une formule à 8 ans, qui est à l’étude et qui semble porter une alternative crédible à la nébuleuse des marchés d’occasion entretenue par le régime de Me WADE. A ce niveau, je pense que c’est un engagement d’une pertinence économique insoupçonnée, qui tranche d’avec la volonté utopique du chef de Me WADE de faire du Sénégal un exportateur de voitures. Il faut simplement revisiter les théories élémentaires du commerce international pour se rendre compte que le Sénégal n’a, en ce moement, aucun avantage comparatif à produire des voitures. Le Sénégal doit rester un importateur de voitures, dès lors où d’autres pays les fabriquent dans de meilleures conditions de coûts et selon rapport qualité/prix bien préférable. Et même si la logique est de les protéger, les deux usines de fabrication de voitures implantées dans notre pays sont dans une situation de quasi faillite, due à des invendus et à des impayés relatifs aux multiples et maladroits programmes taxis-jaunes initiés par le gouvernement. La vérité économique est que le Sénégal peut importer des voitures moins chères et de meilleure qualité que celles proposées par Senbus et SenIran. L’idéal est de consacrer nos efforts à la spécialisation sur les produits agricoles pour lesquels le Sénégal dispose de tous les atouts en termes de mains d’œuvre et de surfaces cultivables.
Dr Elhadji Mounirou NDIAYE
Economiste
La volonté de veiller globalement à la transparence des marchés, Macky SALL l’a bien exprimé sur la 2Stv le 31 décembre 2012. Au Sénégal, aucun secteur, ni même celui des marchés publics, ne présente la transparence permettant de bien jauger le niveau de tarification observé. D’une part, il est urgent que l’Agence de régulation des marchés publics bénéficie de l’indépendance et des prérogatives institutionnelles et matérielles lui permettant de mieux jouer son rôle de contrôle et de coercition, en vue d’une meilleure prévention des scandales financiers concernant l’argent public. D’autre part, les commerçants et autres grands acteurs informels échappent totalement au contrôle de l’Etat et fixent des prix leur permettant de dégager des profits hors norme sur le dos des populations. La régulation économique est ce champ de rétablissement de la transparence des marchés sur lequel il faut mettre un accent particulier comme l’a d’ailleurs proclamé le président Obama le 2 avril 2009 à Londres en réaction à la crise du capitalisme. Au Sénégal, il s’agit principalement d’opérer un contrôle tarifaire strict, basé sur un contrôle strict des coûts, avec à la clé et s’il le faut, la subvention des facteurs de production pour tirer les prix au plus bas niveau possible. Comme cela a été proposé dans la charte de gouvernance démocratique issue des assises nationales, Macky SALL entend réduire drastiquement le train de vie de l’Etat. Ainsi, la suppression des 60 agences et des autres institutions inutiles qui ont terni l’image de notre administration, et la réduction du budget de la présidence de la république, devraient permettre de réaliser au minimum 300 milliards de FCFA d’économies budgétaires dès 2012. Ces fonds vont évidemment venir renforcer la fourchette des subventions et permettre des marges de baisses fiscales au service de la réduction des prix des denrées alimentaires et du démarrage de l’implantation des pôles de production agricole. Mieux encore, la baisse des taxes devrait également contribuer à juguler la fraude et l’évasion fiscales et permettre ainsi une maximisation des recettes fiscales de l’Etat.
D’autres propositions subsidiaires et d’autres mesures urgentes jalonnent le programme de Macky, parmi lesquelles, l’abrogation du décret d’interdiction de l’importation des voitures de plus de cinq ans. Macky Sall a proposé une formule à 8 ans, qui est à l’étude et qui semble porter une alternative crédible à la nébuleuse des marchés d’occasion entretenue par le régime de Me WADE. A ce niveau, je pense que c’est un engagement d’une pertinence économique insoupçonnée, qui tranche d’avec la volonté utopique du chef de Me WADE de faire du Sénégal un exportateur de voitures. Il faut simplement revisiter les théories élémentaires du commerce international pour se rendre compte que le Sénégal n’a, en ce moement, aucun avantage comparatif à produire des voitures. Le Sénégal doit rester un importateur de voitures, dès lors où d’autres pays les fabriquent dans de meilleures conditions de coûts et selon rapport qualité/prix bien préférable. Et même si la logique est de les protéger, les deux usines de fabrication de voitures implantées dans notre pays sont dans une situation de quasi faillite, due à des invendus et à des impayés relatifs aux multiples et maladroits programmes taxis-jaunes initiés par le gouvernement. La vérité économique est que le Sénégal peut importer des voitures moins chères et de meilleure qualité que celles proposées par Senbus et SenIran. L’idéal est de consacrer nos efforts à la spécialisation sur les produits agricoles pour lesquels le Sénégal dispose de tous les atouts en termes de mains d’œuvre et de surfaces cultivables.
Dr Elhadji Mounirou NDIAYE
Economiste
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