Lors d'un face-à-face avec la presse, les membres du Collectif pour la défense des intérêts de la commune de Keur Moussa, sont montés au créneau pour se prononcer sur un conflit foncier qui oppose les propriétaires terriens des villages de Landou, Soune Sérère, Kessoukhat et Touly, à un promoteur privé autour d'une assiette foncière de 22 hectares.
À les croire, ce conflit a atteint un niveau qui les impose aujourd'hui d'alerter l'opinion publique et les autorités compétentes de ce pays d'autant plus qu'une délibération a été approuvée par l'arrêté n°6 en date du 20 janvier 2008 pour procéder au morcellement et au lotissement des terres des villages concernés. Et à la suite de cette opération, la communauté rurale à l'époque avait délivré aux propriétaires terriens, des actes administratifs en bonne et due forme, dont une bonne partie a été approuvée par l'autorité préfectorale. Ainsi, ces actes concernés notamment les propriétaires terriens des villages de Landou, Soune Sérère, Kessoukhat,Touly et tous les autres villages dont certains champs se trouvent aujourd'hui sur le site des 22 hectares, objet du litige revendiqué par un promoteur privé.
Ainsi, les membres dudit collectif s'interrogent sur la légalité des libérations qui ont été prises au profit de ce promoteur privé, suivies de l'obtention d'une autorisation de lotir portant sur une superficie de 22 hectares. Du coup, le collectif considère cette autorisation de lotir caduque et illégale et parle de violation manifeste des dispositions du code général des collectivités territoriales et des dispositions du décret n°72-1288 du 27 octobre 1972 relatif aux conditions d'affectation et de désaffectation des terres du domaine national.
Sur ce, il invite les autorités compétences à procéder aux vérifications nécessaires afin de déterminer les conditions exactes dans lesquelles les différentes délibérations ont été établies et approuvées, ainsi que les conditions ayant conduit à la délivrance de l'autorisation de lotir signée en 2019. Le collectif demande que toute la lumière soit faite sur le statut juridique de cette assiette foncière et que le droit des propriétaires terriens soit préservé et qu'aucuns travaux ne soit entrepris avant la clarification de cette situation par les autorités compétentes...
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