Macky Sall écarte toute logique de partage de postes


Macky Sall écarte toute logique de partage de postes
Le candidat Macky Sall a soutenu, samedi à Dakar, qu’il est loin du corset de la logique de partage des postes avec ses soutiens au second tour, soulignant que la ‘’question fondamentale est de gagner d’abord’’.

Au fil de ses sorties, le candidat qui fera face à Wade le 25 mars, soutient qu’il n’a jamais été question de se partager des postes dans le cadre des alliances qu’il a tissées, martelant qu’il ‘’faut d’abord gagner’’ la seconde phase du scrutin présidentiel.

Samedi, à la question de savoir s’il avait une idée de celui qui, dans son propre camp ou dans les autres partis ou coalitions, sera son Premier ministre en cas de victoire, il a répondu : ‘’la question fondamentale c’est d’abord de gagner (…) Il faut mobiliser les moyens et les énergies pour (atteindre) ce premier objectif’’.

Après quoi, Macky Sall estime qu’il ‘’ne manque pas de compétences au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, de la société civile, de la diaspora’’ pour trouver un Premier ministre.

Le candidat Macky Sall et les leaders de l’opposition sénégalaise, anciens candidats à la présidentielle ont mis en place un nouveau cadre, le Rassemblement des forces du changement, Bennoo Bokk Yaakaar, en vue du second tour de l’élection présidentielle, face au chef de l’Etat sortant Me Abdoulaye Wade.

La mise en place de cette structure a été annoncée samedi lors d’une conférence de presse par Macky Sall. Des candidats au premier tour et d’autres leaders de l’opposition, membres de la nouvelle structure, ont participé à la rencontre avec les journalistes.

Arrivé en premier dans la salle de conférence, le candidat Macky Sall a accueilli tour à tour : Amath Dansokho, président de séance, Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng, Cheikh Bamba Dièye, Cheikh Tidiane Gadio, Amsatou Sow Sidibé, Diouma Diakhaté, Oumar Hassimou Dia, Mor Dieng, Me Doudou Ndoye, Serigne Mansour Sy Djamil, Bara Tall, Youssou Ndour.

Etaient également présents l’avocat El Hadj Diouf, le professeur Abdoulaye Bathily, Mame Adama Guèye, Massokhna Kane, Eva Marie Col Seck, Malick Noël Seck, Saïdou Sy Sall, les représentants des candidats Ibrahima Fall et Djibril Ngom.

Idrissa Seck qui a apporté son ’’soutien sans condition’’ à Macky Sall était absent à cette rencontre.

Interpellé là-dessus, Macky Sall a expliqué, en substance, qu’il ne faut pas remarquer simplement l’absence du leader de Rewmi, évoquant aussi l’absence des candidats Ibrahima Fall et Djibril Ngom.

A propos de cette nouvelle structure, Macky Sall a dit : ‘’Nous irons ensemble à la conquête des suffrages, nous allons gagner ensemble (…) ensemble nous allons saluer le Sénégal dans la dignité, le respect des valeurs, le respect du bien public’’.

Macky Sall a annoncé la mise en place d’un ‘’cadre de concertation et de mise en œuvre des conclusions des Assises nationales’’ qui sera opérationnel après sa prise de fonction.

Les candidats signataires de la "Charte de gouvernance démocratique" des Assises nationales entendent mener "une campagne électorale commune" du second tour du scrutin de l’élection présidentielle aux côtés de Macky Sall.

Les candidats ayant adhéré à la Charte de gouvernance démocratique des Assises nationales se sont tous engagés non seulement à soutenir la candidature de Macky Sall, mais aussi à mener une campagne électorale commune avec lui en mutualisant toutes leurs ressources en vue de la victoire.

Les Assises nationales ont été lancées en juin 2008 par des partis de l’opposition. Divers acteurs de la vie économique et sociale y ont par la suite adhéré, dans le but de faire l’état des lieux des problèmes du pays et, au bout d’une année, proposer ‘’des solutions de sortie de crise’’.

Macky Sall qui était à l’époque dans le camp du pouvoir a, suite à sa disgrâce, rejoint "le peuple des Assises". Les parties prenantes aux Assises nationales avaient rendu publique une "Charte de gouvernance démocratique" qui doit ‘’guider la reconstruction nationale et le renforcement de la République’’.

Le premier tour de l’élection présidentielle s’est déroulé le 26 février. Un second tour va opposer le 25 mars prochain Macky Sall (26,57%), le candidat de la coalition "Macky 2012", au candidat de la coalition des Forces alliées pour la victoire (FAL 2012), Me Abdoulaye Wade, qui est arrivé en tête avec 34,82% des suffrages.
Samedi 10 Mars 2012




1.Posté par Saltigué le 10/03/2012 22:37
Qui vivra verra!

2.Posté par BATHIE le 10/03/2012 23:19
Si tres sincerement les soutiens sont sans condition c'est vraiment l'ideale mais il m'est tres difficile de le croire.Nous allons vers des elections legislatives le 17 Juin 2012. L'enjeu fondamental au dela de ces Presidentielles c'est les legislatives.Allons nous vers une cohabitation au senegal? C'est pourquoi il serait bon que les Wade et Macky se retrouvent face a face .Il nous faut un debat entre les 2 candidats car beaucoup de questions restent sans reponses.entre autre la question du financement et de la limitation des partis politiques.

3.Posté par BATHIE le 10/03/2012 23:23
Je pense tres sincerement que les journalistes doivent user de tous les moyens legaux dont ils disposent afin d'exiger un debat entre les deux candidats.

4.Posté par Senegal Patrie le 10/03/2012 23:24
Excellence, Monsieur le 4ème Président de la République

Au delà des slogans et des discours accrocheurs que vous avez utilisés durant la campagne, l'heure est venue de soulager les cœurs des sénégalais meurtris par tant de préjudices, de provocations, d'injustice et de frustrations.
Un vieux sage m'a dit un jour, "deux choses peuvent permettre à un régime de conserver durablement le pouvoir : laisser au peuple ce qui lui appartient et être sensible à ses préoccupations".
Justement c'est sur ce point que le régime qui vous a précédé a failli. L'alternance a agi naïvement avec une approche guerrière sur des leviers qui permettent certes de tenir le pouvoir, mais heureusement pour le peuple Sénégalais, juste pour un temps bien déterminé.

"Chaque Sénégalais a un prix", c'est le concept autour duquel toute sa stratégie de conservation du pouvoir a tourné.
Pour "maître", il suffit de maîtriser la presse, les syndicats, les associations des consommateurs, l'armée, la justice, les chefs religieux, et l'opposition pour régner en maître absolu pendant 50 ans.
Alors, le premier objectif du régime a consisté à annihiler tout risque de soulèvement populaire organisé et de grande ampleur. A ce titre, les centrales syndicales et les associations des consommateurs ont été les parfaites cibles. Cibles qui par la suite, ont été facilement et habilement apprivoisées grâce à la division et le muselage de leurs ténors (scission de la CNTS, les nominations au conseil économique et social, au Senat, aux postes de PCA...)
Les risques de mouvements organisés et planifiés contenus, l'alternance s'est attaquée à la prévention des mouvements spontanés en renforçant la motivation des forces de l'ordre, en généralisant les aides estudiantines et s'efforçant de payer les bourses quelles que soient les difficultés du trésor dès les premiers signes de protestations des étudiants.
La deuxième bataille concerne le terrain politique. A ce niveau nous avons assisté à un affaiblissement graduel et profond d'une opposition qui pourtant représente presque la moitie des suffrages, officiellement.
Pour cela diverses méthodes ont été utilisées, les menaces, la corruption, les 30 millions par mois pour "And Jeel", les dotations mensuelles de riz, de carburant, mais aussi les audits ou cette épée de Damoclès qui planait en permanence au dessus des têtes des anciens gros bonnets de l'opposition.
Les lobbies religieux constituent le troisième front. Une stratégie spéciale d'anesthésie leur a été réservée : chantage, division, nomination à des postes de ministres, de directeurs, d'ambassadeurs, etc. des membres des différentes familles religieuses, les enveloppes de soutien pour cérémonies "religieuses", les passeports diplomatiques, etc.
Le quatrième front, la presse où nous avons non seulement l'aide à la presse comme arme, mais aussi la corruption et le discrédit des grosses pointures. Rappelez de l'histoire des 200 millions entre un ministre de la république et le président d'un grand groupe de presse.
Enfin, nous avons les cibles isolées à savoir les hauts gradés, les magistrats, les grands entrepreneurs, etc.
Chapeau bas à Maitre au passage !


Mais le printemps du magrheb a fini de nous convaincre que le vrai détenteur du pouvoir reste le peuple. De nos jours, la démocratie s'impose comme mode de gouvernance incontournable même pour les plus grandes monarchies. Du moins, c’est l’une des conclusions fortes que l’on tire à la simple lecture de la géopolitique mondiale actuelle. Il ne suffit plus de gagner toutes les batailles politiques, d'éliminer tous les adversaires pour s'assurer un règne eternel.

La croisade très onéreuse du régime de l'alternance contre toute opposition éventuelle a empêché son gouvernement d'assurer à la Senelec un approvisionnement correct en combustible, de liquider la dette des hôpitaux, financer la campagne agricole, de lutter contre les inondations, l'insécurité, le chômage, la pauvreté, etc. au grand dame du vrai détenteur du pouvoir.
Excellence, Monsieur le 4eme président, voila ce qui a perdu le régime de l'alternance, malgré toutes les dispositions qu'il a prises.
Un gouvernement qui ne va pas dans le sens de la volonté du peuple court à sa perte. La loi Ezzan, la création du Sénat, le projet de modification de la loi sur l'enrichissement illicite correspondent-ils à des aspirations du peuple Sénégalais ? Le peuple lui même a répondu.

Pour tourner définitivement la page alternance et ouvrir la votre, il faudra prêter une oreille attentive au cri de cœur du peuple. De mon point de vu, il se résume en deux choses : remettre en place un Etat avec des institutions qui marchent, et restaurer les valeurs de Diom, de Kersa, de Ngor et de travail.

Cependant, la page "alternance" ne saurait être tournée sans que chaque délégataire de pouvoir public soit mis face à ses responsabilités, sans que ceux qui ont commis des crimes politiques, économiques ou "judiciaires" soient sanctionnés à la hauteur des préjudices causés au peuple et ainsi servir d'exemple aux générations futures.
La mort de Balla Gaye, celle de Abdoulaye Wade Yengou, de Malick Ba, etc. ne peuvent pas rester impunies.
Les différents scandales financiers, fonciers, le partage des terres de la foire, du stade, de l'aéroport, doivent aussi être punis et un dédommagement adéquat apporté au peuple. Point de Masla sur ces questions.
Excellence, Monsieur le 4ème Président de la République, avec votre accession au pouvoir, les soucis d'argent de l'Etat du Sénégal seront terminés si un recouvrement correct de ses ressources auprès de quelques personnes est dument et rigoureusement fait.
Le peuple attend la réhabilitation des institutions en déliquescence du fait des agissements des hommes qui les ont incarnés ces derniers temps. Le peuple aspire à une justice juste et forte.
Les autorités, vous au premier chef n'ont plus le droit de naviguer au gré des medias, les familles maraboutiques, etc. et les maigres ressources du pays ne doivent plus servir à subventionner des cérémonies religieuses.

La tortuosité, la trahison et l'inconstance ne doivent plus être récompensées face à la vertu. Le mensonge ne doit plus triompher face à la vérité.

Telles sont les préoccupations du peuple souverain !

Votre Excellence Monsieur le 4ème Président de la République, ne cherchez donc pas à vous mettre à l’abri des mécontentements populaires, cherchez plutôt à mettre le peuple à l’abri de mécontentements populaires.
De cette manière, même si vous ne pourrez rester au pouvoir éternellement, vous pourrez rentrer dans l'histoire positivement et éternellement. En effet, on ne peut aller plus loin que le bout du chemin.

Votre Excellence, Monsieur le 4ème Président de la République, toutes mes félicitations pour votre brillante victoire, toutes mes félicitations au peuple Sénégalais.


papemalickfaye@gmail.com

5.Posté par araki le 11/03/2012 04:57
Ce monsieur nous prend pour des ...

Veut-il nous faire croire que des postes n'ont pas été promis à chacun de ses souteneurs " sans (100) condition " ?
Je doute vraiment de la sincérité de ce monsieur. Je vote Wade , pour les législatives j'aurai plus dee choix pour imposer à Wade une cohabitation pour éviter qu'il refile le pouvoir à Karim

6.Posté par citoyen le 11/03/2012 16:07
je vote macky pour deux raisons :
le peupple sénégalais porte son espoir sur lui du fait que wade a trahi et violé notre constitution
tous les candidats malheureux le soutiennent

7.Posté par vive Macky le 11/03/2012 16:09
Macky sall le candidat du peuple et du changement .Notre futur président inchallah



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