DAKARACTU.COM Le troisième jour du programme de mobilisation des candidats membres du Mouvement des forces vives du 23 juin (M23) pour le retrait de la candidature d’Abdoulaye Wade fait monter la température du climat politique d’un cran. Ce 7 février, de 11 heures à 16 heures, le M23 organise une marche qui doit mener ses membres et leurs militants de l’université à la Place Washington, siège du ministère de l’Intérieur, où ils se proposent de remettre une note au ministre lui-même, dans laquelle ils demandent une dernière fois au chef de l’Etat de retirer sa candidature controversée. Le M23 a déjà fait sa déclaration au préfet de Dakar, lequel a répondu qu’il pouvait marcher s’il le désirait, mais qu’il devra s’arrêter au niveau de la poste de Médina, ceci en raison d’un arrêté ministériel datant de juin 2010, qui prohibe toute manifestation et marche dans le périmètre du Plateau et de ses environs. Les candidats ont décidé de braver cet interdit et de tenir leur manifestation comme prévu, c’est-à-dire d’arriver au ministère de l’intérieur. Il est à noter que depuis le début de la crise, l’Etat a toujours reculé, et toujours fini par autoriser les marches et manifestations qu’il avait auparavant interdites. Mais, cette fois, les deux blocs, risquent d’en découdre. Les autorités étatiques ne veulent pas prendre le risque de laisser une foule hostile arriver à quelques encablures de la présidence, d’autant qu’elles sont convaincues que le M23 a pour prochain objectif de venir manifester devant les grilles du palais, s’il arrive à faire tomber le tabou de l’inviolabilité du Plateau. Ce mardi 7 février est un jour de lourd de dangers.
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