Owori est un nom bien connu en Ouganda. Il a joué pour l’équipe nationale et était le capitaine du SC Villa, club de première division et le plus titré du pays avec dix-sept titres nationaux. En 2024, année du dernier titre du club, Owori a été la véritable star du championnat ougandais. En Europe, il a évolué pour Vélez (Espagne) et l’Utsiktens BK (Suède).
Selon la police, le milieu de terrain a été attaqué mardi soir à proximité de son domicile à Makindye, une banlieue de la capitale Kampala, par un groupe de voleurs qui souhaitaient lui dérober son smartphone.
Owori s’est défendu, mais l’a payé de sa vie. Des témoins ont vu le footballeur se faire agresser à coups de pavés. Alors qu’il gisait inconscient, les agresseurs se sont enfuis avec ses affaires. Owori a été transporté d’urgence à l’hôpital, où il est décédé un jour plus tard des suites de graves blessures au cou et à l’abdomen.
“Nous perdons un fils, un leader et une étoile”
“David n’était pas un simple footballeur. Il était un leader et une source d’inspiration pour toute une génération”, a écrit la fédération ougandaise de football. “Courage, humilité et passion étaient ses valeurs en tant que capitaine du SC Villa. Sous le maillot de l’équipe nationale, il portait l’espoir de tout un peuple. Nous perdons un fils, un leader et une étoile.”
Le parlement ougandais a observé une minute de silence. La mort d’Owori provoque une vive émotion et de l’agitation dans le pays. Les habitants s’inquiètent de l’incapacité du gouvernement à faire face à une criminalité de plus en plus fréquente et brutale. La population exige des mesures fermes et une répression plus sévère à l’encontre des criminels.
Owori est le deuxième sportif de renom à mourir de manière atroce en quelques mois. Début juin, le joueur de rugby Sydney Gongodyo, qui évoluait au sein de l’équipe nationale, a perdu la vie après avoir été lynché par une foule en colère.
Jeudi, ses coéquipiers se sont rassemblés pour lui rendre un dernier hommage.
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