Liberation de ce jour revient sur les faits qui se sont déroulés le 5 mars 2018. Adel Tarraf Koujock, son épouse Ahlam Tarraf Koujocj ; ses enfants Mohamed Ali, Hussein et Cherin Tarraf ainsi que les héritiers de feu Fouad Tarraf Koujock à sa‐voir sa veuve Hiam Tarraf Koujock et Jamil Tarraf Koujock avaient saisi le procureur de la République d’une plainte contre Said Tarraf Koujock et sa fille Alia Tarraf Koujock pour des faits de faux et usage de faux ; abus de biens sociaux, recel de ce chef, abus de confiance, escroquerie, banqueroute frauduleuse, abus de blanc‐seing, tentative d’extorsion de fond, blanchiment de capitaux et escroquerie.
Ils avaient expliqué dans leur plainte que le groupe Tarraf, fondé en 1970 par leur défunt père Jamil, était devenu au fil du temps un des fleurons de l’industrie et de l’immobilier au Sénégal avec plus d’une quinzaine de sociétés commerciales. Ils avaient avancé également que du fait des agissements de Said Tarraf, administrateur général dudit groupe, les activités battaient de l’aile. Sur ce point, les plaignants avaient allégué le mis en cause aurait procédé à des augmentations irrégulières de capital en établissement de faux actes de cessions et en se fondant sur de fausses convocations à des assemblées générales fictivement tenues au même endroit pour des sociétés totalement différentes, rapporte toujours Libération. Ils avaient ensuite fait observer que les procès‐verbaux de ces assemblées générales avaient été m faussement établis en ce sens qu’il y était mentionné, comme lieu de réunion, les sièges des différentes sociétés alors qu’un réalité les assemblées se tenaient au bureau du sieur Said, sis au 45 rue Raffenel.
Ils ont ensuite fait valoir qu’outre ces assemblées générales fictives, le mis en cause se serait fait consentir par la Société générale, un prêt portant sur plusieurs milliards de Fcfa en présentant ses coactionnaires comme des cautions personnelles et solidaires et ce, au moyen d’une imitation de leurs signatures. Les plaignants avaient souligné à cet effet que Said Tarraf, suite à un contentieux, avait signé avec ladite banque un protocole d’accord sur des modalités de paiement homologués le 19 octobre 2019 par le tribunal de grande ins‐
tance de Dakar.
Ce que les plaignants avaient dit dans leur plainte
S’agissant des sociétés immobilières, les plaignants avaient fait état de détournements portant sur les produits des loyer en sus du montant de l’indemnisation qu’il a perçu à la suite d’une expropriation forcée intervenue en 2012 concernant le titre foncier 4884/Dk appartenant à feu Fouad Tarraf. Ils avaient souligné en outre qu’en 2015, pour se mettre à l’abri des poursuites de leur créancière, les mis en cause avaient vidé les comptes bancaires de Cosepal, une des sociétés du groupe, avant de les reverser dans d’autres comptes bancaires ouverts dans les livres du Crédit international.
Enfin, ils avaient fait état que Said se serait prévalu de fausses reconnaissances de dettes d’un montant de 11,4 milliards de Fcfa sur la base desquelles le tribunal de grande instance de Dakar avait ordonné une saisie conservatoire de leurs créances, actions et parts sociales dans les diverses structures. Ils avaient ajouté que lesdites reconnaissances de dette avaient été établies sur la base de signatures en blancs qu'ils avaient, sur instruction de Said, laissé entre les mains de sa secrétaire Myriam Ibrahim. À l'appui de leur plainte, les plaignants avaient versé au dossier des rapports d’expertise, des axes de cession d’actions, des sommations etablis par acte d'huissiers et des courriers administratifs.
Entendu par la Section de recherches (Sr), en charge de l'enquête, Mouhamed Ali Tarraf avait confirmé les termes de la plainte en taisant observer que les imitations de signatures avaient été révélées par le rapport d'expertise établi par Marie Pascales charbit-Lescat, établi à Toulouse. Il avait ajouté que le sieur Said avait fini de vendre l'usine Jumbo, exploitée par la Cosepral, une des sociétés du groupe, avant d'utiliser le produit de la vente à d'autres fins. Audition-nés, Adel et Rina Tarraf, également plaignants, avaient confirmé les propos de Mohamed Ali Tarraf.
La parole aux témoins
Entendu à titre de témoin, Djibril Kandji, comptable dudit groupe, avait déclaré que toutes les assemblées générales des différentes sociétés se tenaient au même endroit, au 45 rue Raffanel . Il avait indiqué aussi qu'au moment de la rédaction des procès-verbaux, le rapport désigné, apposent sur ceux-ci l'entête de la société concernée et son adresse. Il avait expliqué que les dates et heures de tenue des différents conseils d'administration étaient similaires.
Interrogée également, Maryam Ibrahim, secrétaire de Said, avait nié avoir reçu des signatures en blanc des plaignants. Elle avait ajouté que les assemblées générales se seraient toujours tenues à la direction générale pendant les trente ans qu'elle a passés dans l'entreprise.
Said Tarraf et sa fille bottent en touche
Entendu par les enquêteurs, Said Tarrat avait soutenu que c'est lui-même qui aurait créé les différentes sociétés du groupe après le décès de son père et qu'il était l'administrateur général. Il avait ajouté que depuis la création dudit groupe, les associés auraient convenu que toutes les assemblées générales se tiendraient à la direction générale table au 45 Rue Raffenel, et que toutes les décisions relatives aux différentes sociétés devaient été prises au même lieu pour plus de commodité. S'agissant de la vente de l'usine Jumbo, exploitée par Cosepral, le mis en cause avaient dit que la vente ne porterait que sur le tonds de commerce et que le prix de vente qui serait de 601 millions de Fcfa aurait été intégralement versé à la Société générale pour apurer une partie de la dette du groupe qui trouvait sa source dans un décou-vert. Il s'est prévalu à ce titre de procurations générales, spéciales et des subdélégations de pouvoir qu'il aurait reçus des plaignants et de son défunt Entendue à son tour par les enquêteurs, Alia Tarraf Koujock avait déclaré qu'étant le second de son père, celui-ci lui avait fait une procuration générale. Sur les faits de détournement de 150 millions de Fcfa, elle a nié avoir viré sur son compte personnel tout en expliquant que tous les virements concernant les différentes sociétés se faisaient pour un nivellement intragroupe soumis à l'autorisation de la banque. Elle avait enseigné que le virement en question serait un transfert vers le compte de Cosepral.
Non-lieu partiel, non-lieu total et classement sans suite de l'Ofnac
N'empêche, Said et Alia Tarraf avaient été inculpés, sous le régime du contrôle judiciaire, pour association de malfaiteurs, escroquerie, augmentation irrégulière de capital social, faux et usage de faux en écritures privées et de commerce, blanchiment de capitaux, abus de biens sociaux et complicités de ce chef. Dans une ordonnance en date du 12 avril 2022, le doyen des juges d'alors Oumar Maham Diallo les avait finalement renvoyés en police correctionnelle pour faux et usage de faux en écritures privées après un non-lieu partiel et une requalification des faits. Les mis en cause ayant fait appel à l'ordonnance, la Chambre d'accusation leur a décerné un non-lieu total, une décision confirmée par la Cour suprême.
En classant sans suite le dossier, Ofnac informe, dans son rapport public, que «la justice est déjà saisie des mêmes faits et s'est prononcée par un arrêt de la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Dakar, décision faisant actuellement l'objet d'un pourvoi en cassation selon une des parties », se référant acteurs du donc à la déclaration d'une des «parties », sans doute celles poursuivies. Pourtant, à l'analyse, les faits visés par la déclaration à l'origine de l'enquête de l'Ofnac, classée sans suite après juste des auditions, dépassent de loin ceux à l'origine d'une procédure pénale. La dénonciation est d'autant plus grave qu'elle met en cause
même le principe du contrôle judiciaire et l'administration
comme le rapporte textuellement l'Office dans son rapport d'activités : «L'Ofnac a reçu une dénonciation anonyme faisant état de faits présumés d'abus de confiance, d'abus de biens sociaux, de faux et usage de faux, d'escroquerie, de blanchiment de capitaux et d'association de malfaiteurs impliquant un particulier et sa fille. Selon la source, un associé et les héritiers d'un autre associé ont saisi la justice, conduisant à l'ouverture d'une information judiciaire. Les mis en cause ont été placés sous contrôle judiciaire par le doyen des juges, mais malgré cette mesure, ils restent libres de leurs mouvements, y compris à l'étranger. II est également allégué que le principal mis en cause, actionnaire dans une banque locale, ne serait qu'un prête-nom au service de politiciens du régime libéral et d'une cimenterie dont l'un des associés a été emprisonné. D'après la dénonciation, cette affaire impliquerait le détournement de plus de cin-quante (50) milliards de Fcfa, transférés à l'étranger, notamment au Liban et en Suisse, via des virements bancaires transitant d'abord par Banjul. Par ailleurs, une banque sénégalaise aurait blanchi plus de dix (10) milliards de Fcfa pour le compté du mis en cause et de sa fille. La source affirme également qu'aux Impôts et Domaines, le mis en cause aurait utilisé ses re. lations sous l'ancien gouvernement pour enregistrer de faux documents, dans le but d'escroquer ses propres frères ». Des accusations très graves qui mériteraient une enquête exhaustive à charge et à décharge.
Ils avaient expliqué dans leur plainte que le groupe Tarraf, fondé en 1970 par leur défunt père Jamil, était devenu au fil du temps un des fleurons de l’industrie et de l’immobilier au Sénégal avec plus d’une quinzaine de sociétés commerciales. Ils avaient avancé également que du fait des agissements de Said Tarraf, administrateur général dudit groupe, les activités battaient de l’aile. Sur ce point, les plaignants avaient allégué le mis en cause aurait procédé à des augmentations irrégulières de capital en établissement de faux actes de cessions et en se fondant sur de fausses convocations à des assemblées générales fictivement tenues au même endroit pour des sociétés totalement différentes, rapporte toujours Libération. Ils avaient ensuite fait observer que les procès‐verbaux de ces assemblées générales avaient été m faussement établis en ce sens qu’il y était mentionné, comme lieu de réunion, les sièges des différentes sociétés alors qu’un réalité les assemblées se tenaient au bureau du sieur Said, sis au 45 rue Raffenel.
Ils ont ensuite fait valoir qu’outre ces assemblées générales fictives, le mis en cause se serait fait consentir par la Société générale, un prêt portant sur plusieurs milliards de Fcfa en présentant ses coactionnaires comme des cautions personnelles et solidaires et ce, au moyen d’une imitation de leurs signatures. Les plaignants avaient souligné à cet effet que Said Tarraf, suite à un contentieux, avait signé avec ladite banque un protocole d’accord sur des modalités de paiement homologués le 19 octobre 2019 par le tribunal de grande ins‐
tance de Dakar.
Ce que les plaignants avaient dit dans leur plainte
S’agissant des sociétés immobilières, les plaignants avaient fait état de détournements portant sur les produits des loyer en sus du montant de l’indemnisation qu’il a perçu à la suite d’une expropriation forcée intervenue en 2012 concernant le titre foncier 4884/Dk appartenant à feu Fouad Tarraf. Ils avaient souligné en outre qu’en 2015, pour se mettre à l’abri des poursuites de leur créancière, les mis en cause avaient vidé les comptes bancaires de Cosepal, une des sociétés du groupe, avant de les reverser dans d’autres comptes bancaires ouverts dans les livres du Crédit international.
Enfin, ils avaient fait état que Said se serait prévalu de fausses reconnaissances de dettes d’un montant de 11,4 milliards de Fcfa sur la base desquelles le tribunal de grande instance de Dakar avait ordonné une saisie conservatoire de leurs créances, actions et parts sociales dans les diverses structures. Ils avaient ajouté que lesdites reconnaissances de dette avaient été établies sur la base de signatures en blancs qu'ils avaient, sur instruction de Said, laissé entre les mains de sa secrétaire Myriam Ibrahim. À l'appui de leur plainte, les plaignants avaient versé au dossier des rapports d’expertise, des axes de cession d’actions, des sommations etablis par acte d'huissiers et des courriers administratifs.
Entendu par la Section de recherches (Sr), en charge de l'enquête, Mouhamed Ali Tarraf avait confirmé les termes de la plainte en taisant observer que les imitations de signatures avaient été révélées par le rapport d'expertise établi par Marie Pascales charbit-Lescat, établi à Toulouse. Il avait ajouté que le sieur Said avait fini de vendre l'usine Jumbo, exploitée par la Cosepral, une des sociétés du groupe, avant d'utiliser le produit de la vente à d'autres fins. Audition-nés, Adel et Rina Tarraf, également plaignants, avaient confirmé les propos de Mohamed Ali Tarraf.
La parole aux témoins
Entendu à titre de témoin, Djibril Kandji, comptable dudit groupe, avait déclaré que toutes les assemblées générales des différentes sociétés se tenaient au même endroit, au 45 rue Raffanel . Il avait indiqué aussi qu'au moment de la rédaction des procès-verbaux, le rapport désigné, apposent sur ceux-ci l'entête de la société concernée et son adresse. Il avait expliqué que les dates et heures de tenue des différents conseils d'administration étaient similaires.
Interrogée également, Maryam Ibrahim, secrétaire de Said, avait nié avoir reçu des signatures en blanc des plaignants. Elle avait ajouté que les assemblées générales se seraient toujours tenues à la direction générale pendant les trente ans qu'elle a passés dans l'entreprise.
Said Tarraf et sa fille bottent en touche
Entendu par les enquêteurs, Said Tarrat avait soutenu que c'est lui-même qui aurait créé les différentes sociétés du groupe après le décès de son père et qu'il était l'administrateur général. Il avait ajouté que depuis la création dudit groupe, les associés auraient convenu que toutes les assemblées générales se tiendraient à la direction générale table au 45 Rue Raffenel, et que toutes les décisions relatives aux différentes sociétés devaient été prises au même lieu pour plus de commodité. S'agissant de la vente de l'usine Jumbo, exploitée par Cosepral, le mis en cause avaient dit que la vente ne porterait que sur le tonds de commerce et que le prix de vente qui serait de 601 millions de Fcfa aurait été intégralement versé à la Société générale pour apurer une partie de la dette du groupe qui trouvait sa source dans un décou-vert. Il s'est prévalu à ce titre de procurations générales, spéciales et des subdélégations de pouvoir qu'il aurait reçus des plaignants et de son défunt Entendue à son tour par les enquêteurs, Alia Tarraf Koujock avait déclaré qu'étant le second de son père, celui-ci lui avait fait une procuration générale. Sur les faits de détournement de 150 millions de Fcfa, elle a nié avoir viré sur son compte personnel tout en expliquant que tous les virements concernant les différentes sociétés se faisaient pour un nivellement intragroupe soumis à l'autorisation de la banque. Elle avait enseigné que le virement en question serait un transfert vers le compte de Cosepral.
Non-lieu partiel, non-lieu total et classement sans suite de l'Ofnac
N'empêche, Said et Alia Tarraf avaient été inculpés, sous le régime du contrôle judiciaire, pour association de malfaiteurs, escroquerie, augmentation irrégulière de capital social, faux et usage de faux en écritures privées et de commerce, blanchiment de capitaux, abus de biens sociaux et complicités de ce chef. Dans une ordonnance en date du 12 avril 2022, le doyen des juges d'alors Oumar Maham Diallo les avait finalement renvoyés en police correctionnelle pour faux et usage de faux en écritures privées après un non-lieu partiel et une requalification des faits. Les mis en cause ayant fait appel à l'ordonnance, la Chambre d'accusation leur a décerné un non-lieu total, une décision confirmée par la Cour suprême.
En classant sans suite le dossier, Ofnac informe, dans son rapport public, que «la justice est déjà saisie des mêmes faits et s'est prononcée par un arrêt de la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Dakar, décision faisant actuellement l'objet d'un pourvoi en cassation selon une des parties », se référant acteurs du donc à la déclaration d'une des «parties », sans doute celles poursuivies. Pourtant, à l'analyse, les faits visés par la déclaration à l'origine de l'enquête de l'Ofnac, classée sans suite après juste des auditions, dépassent de loin ceux à l'origine d'une procédure pénale. La dénonciation est d'autant plus grave qu'elle met en cause
même le principe du contrôle judiciaire et l'administration
comme le rapporte textuellement l'Office dans son rapport d'activités : «L'Ofnac a reçu une dénonciation anonyme faisant état de faits présumés d'abus de confiance, d'abus de biens sociaux, de faux et usage de faux, d'escroquerie, de blanchiment de capitaux et d'association de malfaiteurs impliquant un particulier et sa fille. Selon la source, un associé et les héritiers d'un autre associé ont saisi la justice, conduisant à l'ouverture d'une information judiciaire. Les mis en cause ont été placés sous contrôle judiciaire par le doyen des juges, mais malgré cette mesure, ils restent libres de leurs mouvements, y compris à l'étranger. II est également allégué que le principal mis en cause, actionnaire dans une banque locale, ne serait qu'un prête-nom au service de politiciens du régime libéral et d'une cimenterie dont l'un des associés a été emprisonné. D'après la dénonciation, cette affaire impliquerait le détournement de plus de cin-quante (50) milliards de Fcfa, transférés à l'étranger, notamment au Liban et en Suisse, via des virements bancaires transitant d'abord par Banjul. Par ailleurs, une banque sénégalaise aurait blanchi plus de dix (10) milliards de Fcfa pour le compté du mis en cause et de sa fille. La source affirme également qu'aux Impôts et Domaines, le mis en cause aurait utilisé ses re. lations sous l'ancien gouvernement pour enregistrer de faux documents, dans le but d'escroquer ses propres frères ». Des accusations très graves qui mériteraient une enquête exhaustive à charge et à décharge.
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