Dans une tribune publiée ce mardi, l’ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, réagit à la conclusion de la mission du Fonds monétaire international (FMI) au Sénégal, sanctionnée par un accord au niveau des services du FMI avec les autorités sénégalaises, représentées par le ministre de l’Économie et des Finances.
En attendant la publication des détails de cet accord, réclamés par le pouvoir législatif à travers le Président de l’Assemblée nationale, Abdourahmane Sarr relève que le FMI réitère, dans sa déclaration, sa position sur le caractère non viable de la dette sénégalaise. Selon lui, l’institution fonde cette appréciation sur l’annonce faite par les autorités sénégalaises de leur intention de solliciter un traitement de la dette afin d’en rétablir la viabilité.
L’ancien ministre souligne par ailleurs que le financement catalytique du FMI est conditionné à l’origine du gap de financement à combler : celui-ci ne doit pas résulter de dépenses jugées improductives par l’institution, notamment les subventions énergétiques non ciblées, auxquelles le FMI préfère des transferts monétaires directs vers les couches vulnérables. Il rappelle que le cadrage macroéconomique du Sénégal n’a pas présenté de gap de financement au cours des deux dernières années, tout en estimant qu’un financement du FMI à des conditions favorables constituerait une bonne nouvelle, à condition qu’il ne détourne pas le pays de ses objectifs de transformation systémique inscrits dans la Vision 2050 et le plan quinquennal. Pour lui, aucune stratégie de développement ne peut se déployer sans un cadre macroéconomique solide.
Sur la question de la dette cachée, dont les responsabilités devront être établies et dont l’élucidation conditionnera, selon lui, la dérogation du FMI pour manquement à l’obligation de déclaration (misreporting), Abdourahmane Sarr affirme qu’aucune construction durable ne peut reposer sur le mensonge et la dissimulation. Il estime que le changement suppose du renouveau, jugeant que l’État sénégalais, dans son organisation actuelle, a montré ses limites. À ses yeux, rétablir les équilibres budgétaires, réduire les charges d’intérêts et redistribuer les ressources publiques ne suffiront pas à transformer la réalité du pays : la transformation structurelle passera d’abord, selon lui, par la libération des énergies des Sénégalais eux-mêmes.
En attendant la publication des détails de cet accord, réclamés par le pouvoir législatif à travers le Président de l’Assemblée nationale, Abdourahmane Sarr relève que le FMI réitère, dans sa déclaration, sa position sur le caractère non viable de la dette sénégalaise. Selon lui, l’institution fonde cette appréciation sur l’annonce faite par les autorités sénégalaises de leur intention de solliciter un traitement de la dette afin d’en rétablir la viabilité.
L’ancien ministre souligne par ailleurs que le financement catalytique du FMI est conditionné à l’origine du gap de financement à combler : celui-ci ne doit pas résulter de dépenses jugées improductives par l’institution, notamment les subventions énergétiques non ciblées, auxquelles le FMI préfère des transferts monétaires directs vers les couches vulnérables. Il rappelle que le cadrage macroéconomique du Sénégal n’a pas présenté de gap de financement au cours des deux dernières années, tout en estimant qu’un financement du FMI à des conditions favorables constituerait une bonne nouvelle, à condition qu’il ne détourne pas le pays de ses objectifs de transformation systémique inscrits dans la Vision 2050 et le plan quinquennal. Pour lui, aucune stratégie de développement ne peut se déployer sans un cadre macroéconomique solide.
Sur la question de la dette cachée, dont les responsabilités devront être établies et dont l’élucidation conditionnera, selon lui, la dérogation du FMI pour manquement à l’obligation de déclaration (misreporting), Abdourahmane Sarr affirme qu’aucune construction durable ne peut reposer sur le mensonge et la dissimulation. Il estime que le changement suppose du renouveau, jugeant que l’État sénégalais, dans son organisation actuelle, a montré ses limites. À ses yeux, rétablir les équilibres budgétaires, réduire les charges d’intérêts et redistribuer les ressources publiques ne suffiront pas à transformer la réalité du pays : la transformation structurelle passera d’abord, selon lui, par la libération des énergies des Sénégalais eux-mêmes.
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