Transmission volontaire présumée du VIH, Harcèlement sexuel présumé : quatre arrestations et des téléphones saisis dans une enquête qui s’élargit

Partie d’une dénonciation pour harcèlement sexuel, l’enquête du commissariat de Yeumbeul-Comico aurait mis au jour des échanges impliquant plusieurs personnes. Selon Libération, quatre hommes ont été arrêtés dans une procédure portant notamment sur une association de malfaiteurs présumée, des faits qualifiés d’« acte contre nature », une transmission volontaire présumée du VIH et une mise en danger de la vie d’autrui.


Une enquête initialement ouverte à la suite d’une dénonciation pour harcèlement sexuel pourrait prendre une dimension beaucoup plus large. Selon Libération, quatre personnes — Mamadou Mbaye, Madiaw Diop, Amath Fall et Samba Sow — ont été arrêtées par les éléments du commissariat de Yeumbeul-Comico.
 
La procédure porte sur plusieurs qualifications rapportées par le quotidien, notamment association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, « acte contre nature », transmission volontaire présumée du VIH et mise en danger de la vie d’autrui.
 
Le premier volet de l’affaire remonte au 29 août 2026, peu après minuit. Les policiers interpellent Mamadou Mbaye, un étudiant âgé de 18 ans domicilié à Mbed Fass.
 
Cette arrestation fait suite à une dénonciation effectuée par un homme de 39 ans résidant à Yeumbeul Diouma Peul Fouta.
 
Selon les déclarations recueillies et relatées par Libération, Mamadou Mbaye aurait obtenu le numéro de téléphone du plaignant en se présentant comme un potentiel client. Des échanges se seraient ensuite engagés sur WhatsApp avant qu’une proposition de relation sexuelle ne soit formulée.
 
Un rendez-vous organisé à proximité du commissariat permet alors aux policiers d’interpeller le jeune homme.
 
Entendu sur les faits, le suspect aurait reconnu les accusations qui lui étaient présentées. Son audition aurait ensuite conduit les enquêteurs sur la piste de plusieurs autres personnes présentées comme étant en relation avec lui.
 
Trois hommes supplémentaires sont alors interpellés : Madiaw Diop, logisticien âgé de 40 ans et domicilié à l’Unité 15 de Keur Massar ; Amath Fall, électricien de 48 ans résidant à l’Unité 6 de Keur Massar ; et Samba Sow, étudiant âgé de 21 ans domicilié à Diass.
 
Selon Libération, des réquisitions sérologiques adressées au Centre de santé de Keur Massar auraient révélé que deux des personnes mises en cause étaient porteuses du VIH. Ce volet explique la présence, parmi les qualifications évoquées dans la procédure, de la transmission volontaire présumée du VIH et de la mise en danger de la vie d’autrui. Il appartient toutefois à l’enquête et à la justice d’établir précisément les responsabilités individuelles et l’existence éventuelle d’une transmission volontaire.
 
Entendus séparément, les mis en cause ont livré des versions différentes. Certains auraient reconnu l’existence de relations entre eux tandis qu’un autre conteste toute relation sexuelle malgré des échanges téléphoniques que les enquêteurs considèrent comme significatifs.
 
L’exploitation des téléphones portables saisis constitue désormais un élément central de l’enquête. Des conversations sur WhatsApp et Messenger auraient permis aux policiers d’identifier un réseau d’échanges plus vaste que celui initialement envisagé.
Mercredi 2 Septembre 2026
Dakaractu



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