Que penser de l’intervention française au Mali ?


Que penser de l’intervention française au Mali ?
Il suffit de faire le tour de quelques forums de discussion sur internet pour se rendre compte du profond malaise que suscite chez les intellectuels africains l’intervention française au Mali. L’argument qui revient invariablement, et qui peut paraître a priori imparable, consiste à dire que la France n’engagerait jamais ses troupes dans cette aventure dont l’issue est plus qu’incertaine, si elle n’avait pas dans la région des intérêts économiques hautement stratégiques. Puisque ce pays n’a pas d’amis mais des intérêts, comme aimait à le répéter le général De Gaulle, il est clair que ce qui motive son intervention au Nord-Mali c’est avant tout la protection des mines d’Areva au Niger voisin et de ses investissements colossaux en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Gabon ou au Tchad. De plus, Tombouctou n’étant qu’à trois milles kilomètres de Marseille, Aqmi peut facilement à partir de là lancer des attaques suicides sur n’importe quelle ville française ou européenne. Donc il s’agit d’une intervention aux motivations bassement économiques et sécuritaires, la énième que la France mène en terre africaine pour consolider ses positions de puissance impérialiste sur des régimes corrompus qui oppriment leurs peuples respectifs.

Tout cela est sans doute vrai et personne ne songerait à le contester. Nous aurions préféré que ce fût une armée interafricaine, sous la direction du Nigéria ou de l’Afrique du sud qui intervînt au Mali. Mais il faut se rendre à l’évidence de notre triste sort : nous n’avons pas su nous donner les moyens d’assurer notre propre sécurité. Imaginons un instant ce qui se serait passé si l’armée française n’était pas intervenue. L’armée malienne serait déjà défaite en quelques jours, et les supposés « djihadistes » seraient à l’heure actuelle à Bamako en train de flageller les femmes, d’assassiner de pauvres gens dont le seul tort serait de ne pas prier de la même manière qu’eux ou de couper les mains d’improbables voleurs. Déjà parce que la Cedeao et l’Onu ont trop longtemps tergiversé, ils ont eu le temps de détruire à Tombouctou, sous le fallacieux prétexte de préserver la pureté du dogme monothéiste, l’un des patrimoines culturels les plus riches et les plus anciens du continent, manifestant ainsi ce qui fait l’essence même de tout totalitarisme, à savoir leur haine de la culture et des choses de l’esprit. Ne dit-on pas que quand Goebbels entendait le mot « culture » il sortait immédiatement son arme ?

Cet islam n’est pas le nôtre. Il ne correspond ni à nos valeurs africaines de tolérance et d’ouverture, ni même à l’esprit du Saint Coran qui dit sans ambigüité ceci, qui est la condamnation la plus nette du terrorisme : « Et tu ne tueras point la vie que Dieu a rendue sacrée si ce n’est en toute justice ». (Les bestiaux, v.151) Mais est-ce justice que d’envahir un pays étranger – n’oublions pas que ces gens ne sont pas des maliens mais des maghrébins qui ont su trouver des négres assez serviles pour leur obéir – d’y massacrer les habitants et d’y faire régner sa propre loi ? Est-ce justice que de poser des bombes dans des lieux publics et de tuer des gens que l’on ne connaît même pas, et d’avoir par la suite l’étourderie de croire avoir commis un acte de piété ? Est-ce justice que d’imposer aux musulmans sur lesquels on n’a aucun droit sa propre conception de la religion, comme si la foisonnante richesse du texte coranique, dont la validité transcende le temps historique, devrait pouvoir se réduire à une lecture unilatérale élaborée par des théologiens du IX° siècle certes remarquables, mais qui ne pouvaient avoir aucune connaissance des enjeux politiques, sociaux , scientifiques et culturels de notre temps ? C’est Serigne Touba, fondateur du mouridisme et chantre du soufisme qui caractérise cette déviation de la plus claire des manières : « Certains, dit-il, ont été abusés par leur Jihad qui les pousse à s’acharner sur les êtres humains. Persécutant continuellement leurs semblables, ils les assaillent régulièrement, dans l’unique but d’acquérir plus d’honneurs et plus de richesses. Prétendant ainsi élever la Voix de Dieu, ils ne visent en réalité que la notoriété (et d’autres avantages matériels), et rien d’autre. Ainsi reviennent-ils de leurs (soi disant) Jihads couverts de pêchés et de méfaits, avec toute leur armée… ». (Masâlik al Jinân, v.795-798)

Or, le véritable djihad, comme dit un jour le Prophète (PSL), au retour d’une bataille mémorable, est celui que nous devons mener contre nos passions, c'est-à-dire contre nos propres tares et défauts qui obscurcissent nos cœurs et les empêchent de refléter convenablement la lumière divine. Tout le programme du soufisme – que les « djihadistes », aveugles à la dimension spirituelle et philosophique de l’islam rejettent avec la dernière énergie – est là, dans ce combat contre soi-même pour reconduire son âme à la pureté originelle de son principe divin. Quiconque en a compris le sens spirituel véritable se gardera bien de se croire supérieur aux autres, parce qu’il se rendra compte à quel point il est lui-même imparfait ; il ne songera point à regarder ses coreligionnaires de haut, et s’occupera plus de gagner le pardon de son Seigneur que d’être un juge pour ses semblables. C’est cet islam du cœur, du silence et de la méditation, islam spirituel que les africains ont pratiqué depuis toujours que combattent les intégristes qui veulent nous soumettre au diktat des littéralistes wahhabites, saoudiens et qataris qui se disputent le contrôle de l’islam mondial.

Or les seuls alliés que nous ayons pour faire face à ces barbares tout droit sortis du plus obscurantiste des moyens âges, ce sont justement « nos anciens maîtres ». Ce qui choque donc certains intellectuels – et à juste titre - c’est le fait de devoir notre sécurité aux anciennes puissances coloniales dont on sait qu’elles ne s’engagent dans des conflits armés que lorsque leurs intérêts sont en jeu. De plus, à cause de l’instabilité que ce conflit va certainement entraîner dans la région pour de longues années encore, la France aura là un bon prétexte pour y renforcer sa présence militaire, gage de sécurité pour ses intérêts géostratégiques. Tout cela est terriblement vrai. Mais a-t-on pensé un seul instant au calvaire des gens de Tombouctou, de Kidal, de Gao et des autres villes du Nord-Mali qui vivent l’enfer au quotidien, dans leur chair ? A-t-on pensé au danger que représente cette gangrène islamiste pour nos jeunes démocraties, si jamais elle venait à se propager dans la sous-région ? Si on analyse froidement la situation, on verra clairement que peut-être pour la première fois, nos intérêts convergent avec ceux des puissances occidentales, sans être cependant tout à fait identiques. Fallait-il rejeter leur offre ? Je ne le pense pas, et le Président de la république a fort heureusement pris la décision qui s’imposait en envoyant des soldats au Mali. D’ailleurs comment ne pas voir que le Sénégal, sa démocratie, ses intellectuels et ses confréries représente ce que ces islamistes abhorrent le plus au monde, et que peut-être pour cette raison nous sommes le prochain sur leur liste ?

Mais puisqu’aucune chose n’est jamais absolument négative, cette guerre sera peut-être l’onde de choc qui réveillera les élites politiques et intellectuelles africaines, et les obligera à prendre enfin conscience de l’urgence à penser globalement nos problèmes, et de se rendre compte que face aux nouveaux défis sécuritaires et géostratégiques qui interpellent le monde, aucun État ne peut plus s’en tirer tout seul, ce que les puissances occidentales ont compris très tôt, au moins depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, en créant l’Otan. Notre salut ne peut donc venir que d’une Afrique libre et unie, capable de se décider toute seule, en fonction de ses propres intérêts, sans en référer tout le temps à Paris, Londres ou New York. C’est dire que l’urgence est d’arrêter de tergiverser et de construire au plus vite l’unité africaine. Mais depuis le temps que l’on se gargarise de panafricanisme, qu’avons-nous fait en ce sens ? On a au contraire jeté l’opprobre sur Cheikh Anta Diop et ses écrits ; Cabral, Steve Biko, Lumumba et Nkrumah, ces héros qui ont donné leur vie pour une Afrique libre sont aujourd’hui complètement oubliés ; Quant à Mandela, on le célèbre certes très lyriquement, mais juste comme une icône, témoin héroïque d’une époque révolue, mais qui n’a plus grand chose à nous dire. C’est dire que ces figures historiques de l’unité africaine n’ont pas eu de successeurs suffisamment éclairés, capables de traduire en actes politiques concrets le projet panafricain. Je n’exagérerais donc rien en disant que l’intelligentsia africaine a failli à sa mission historique de conceptualiser adéquatement l’unité africaine, ce qui aurait pu nous constituer en entité politique puissante, ou à tout le moins en puissance capable de faire entendre sa voix lorsque son destin est engagé. Est-ce un hasard si nous courons en vain depuis des années derrière un hypothétique poste de membre au Conseil de sécurité de l’Onu ?

Aujourd’hui nous payons le prix fort de cette absence de vision prospective, puisque ce sont nos égoïsmes nationaux et notre soumission servile au diktat des anciennes puissances coloniales qui déterminent les politiques étrangères de nos États. Conséquence : l’Afrique peine à exister comme entité politique forte, et pour cette raison ne peut avoir d’autre destin que celui de zone d’influence que se disputent les puissances étrangères ; notre monnaie court le risque d’être dévaluée à tout moment ; les narcotrafiquants sud-américains – un autre visage des nouveaux périls mondialisés - kidnappent certains de nos pays parmi les plus faibles et en font des bases arrières pour leur trafic criminel ; et pour couronner le tout, voilà qu’Aqmi et le Mujao - dont les connexions mafieuses avec ces mêmes narcotrafiquants sont évidentes - veulent nous envoyer au Moyen-âge !

Parce que nous sommes toujours en retard d’un paradigme, nous n’avons pas encore pris conscience que ce qui se passe aujourd’hui au Mali est la première manifestation des nouvelles calamités qui viendront s’abattre sur le monde, avec l’émergence de conflits d’un type nouveau qui n’ont plus grand-chose à voir avec les guerres classiques, l’ennemi n’étant plus directement d’autres États – l’expansionnisme étant désormais passé de mode - mais des nébuleuses d’organisations criminelles instrumentalisées, qui plus est, sont tout à fait insaisissables. Parce que nous ne nous sommes pas préparés à affronter ces nouveaux défis et à marquer de fait notre présence sur la scène mondiale, quoi de plus normal, dés lors, que ce soient d’autres qui se chargent de nous défendre ?

Bado Ndoye *

* Enseigne l’épistémologie et l’histoire des sciences au Département de Philosophie de Université Cheikh Anta Diop, Dakar
Samedi 2 Février 2013




1.Posté par kocc le 02/02/2013 15:43
Des avions sans pilote et des pilotes sans avion : ce que la guerre au Mali nous révèle sur nous-mêmes !
Posté par: Cheikh Tidiane DIEYE| Vendredi 01 février, 2013 10:49 | Consulté 3984 fois | 46 Réactions |

Il ne serait pas exagéré de dire que nous sommes tous en danger. Ce que la guerre au Mali nous révèle, c’est que nous sommes d’une effroyable vulnérabilité. Nos Etats sont des Etats « faillis » et en profonde déliquescence. Peu d’entre eux sont capables de défendre leur propre territoire contre les menaces intérieures ou extérieures.

Raisonnons par l’absurde pour mieux saisir cette singulière et insoutenable faiblesse des Etats africains. Si par la suite de cataclysmes, catastrophes ou toutes autres formes de dangers, les puissances occidentales se retrouvaient dans l’incapacité de vivre sur leurs territoires, et qu’elles soient obligées de trouver d’autres terres pour survivre, je me demande ce qui nous sauverait d’une recolonisation. Et ce serait le moindre mal. Darwin auraient eu raison : les espèces faibles, incapables de se transformer et de s’adapter pour se défendre, finissent par disparaitre. Nous ne risquons peut-être pas de disparaitre, mais nous vivrons encore longtemps sous tutelle, si nous ne changeons pas.

Il y a quelques jours, un ami à moi a fait un lapsus qui a inspiré ce texte. Voulant nous informer de la décision des américains de soutenir l’action militaire au Mali par l’envoi de matériel de renseignement, il a dit que « les américains ont envoyé des pilotes sans avion ». Ce qui nous a bien fait rire car nous nous sommes dit que cela ne risquait pas d’arriver. Les américains ont bien des avions sans pilotes : les drones. Mais des pilotes sans avions, c’est bien nous qui les avons.

Notre faiblesse ne s’explique pas par notre manque de ressources. Elle est le résultat de notre manque de leadership, de vision et d’ambition pour nous-mêmes et pour les générations à venir. L’Afrique que je vois à travers le Mali en ce moment est celle que je combats tous les jours. Cette Afrique indécise, passive et attentiste, condamnée par ses propres leaders à un si triste sort.

Miné par des querelles internes inutiles, entretenues par une classe politique sans génie et indigne de ce peuple au passé si glorieux, le Mali a sombré au premier assaut des hordes barbares venues de Lybie. Et la France était là pour voler au secours de sa colonie.

Je vois d’ici certains intellectuels « afrocentristes », qui n’avaient pour discours que le rejet de la domination, de l’interventionnisme et de l’impérialisme occidental, chercher à retrouver leurs esprits. Je suis choqué, comme de nombreux africains, que ce soit la France qui soit venue faire cette guerre à notre place, trainant derrière ses chars une armée malienne et africaine juste pour faire le décor. Tout le monde sait que l’intervention française au Mali est une occasion inespérée pour la France d’atteindre trois objectifs simultanés : un objectif diplomatique consistant à s’imposer comme Maitre du jeu dans tout l’espace sahélien à partir de son ancrage du Mali ; d’où elle renforcera son influence dans les pays qu’elle a invités à sa guerre ; un objectif militaire qui lui donne une présence durable et peut-être définitive au Mali ; et enfin un objectif économique directement lié à ses intérêts au Niger, dans des zones accessibles à partir du Nord Mali. Après son intervention opportune en Côte d’Ivoire, la Guerre au Mali permettra de légitimer la présence contestée de l’armée française dans la région.

Mais qui va s’en plaindre ? Même si je suis dévasté par l’idée de devoir ravaler ma fierté pour constater, encore une fois, que le sort de nos pays dépend plus des autres que de nous-mêmes, je suis bien obligé de me réjouir de l’action militaire de la France. Car autrement, les troupes Jihadistes seraient déjà en train de couper des mains à Kayes, avec pour objectif suivant Kidira.

Nos braves Jambars sénégalais nous sauveraient-ils le cas échéant ? Voir ! Je suis sûr qu’ils en ont le courage, la formation, l’intelligence et l’honneur. Mais en ont-ils seulement les moyens ? C’est toute la question.

Les pilotes africains n’ont pas d’avions. Les bataillons blindés n’ont pas de blindés. Sur 7 à 8000 militaires prévus pour constituer la force de la MISMA, seulement 2000 environs sont arrivés au Mali après plus d’une dizaine de jours de combat et la libération quasi complète des villes du Nord. Nombre de pays ne peuvent pas transporter leurs troupes sur le millier de kilomètres qui les séparent du front Malien. Il leur faut attendre des avions et autres matériels mis à leur disposition par d’autres. Quand nos dirigeants se réunissent à Addis Abeba, dans un siège de l’union africaine conçu, financé, construit, équipé et offert par la Chine pour seulement 200 millions de Dollars (ce que n’importe quel pays africain aurait pu offrir), c’est encore pour demander de l’argent et non pour voir comment faire pour que pareille catastrophe ne se reproduise plus sur le continent.

Qu’on ne se plaigne donc pas. Et qu’on ne pleurniche pas sur notre sort comme semblait le faire le Président sortant de l’Union africaine, le Béninois Yayi BONY. Si notre faiblesse est une menace à la paix et la sécurité globale, les autres se donneront toujours le droit, voire l’obligation d’intervenir chez nous pour rétablir les justes équilibres, même si cela se fait à nos dépends. Car tel est le sort des Etats faibles.

Ce qui nous arrive n’est pas de la fatalité. Je ne cesserai jamais de le répéter. C’est de l’irresponsabilité collective. Pendant plus de dix mois, l’Union africaine et la CEDEAO ont tergiversé, incapables de prendre une décision salutaire et honorable. Au lieu de mobiliser et d’armer moralement et matériellement la jeunesse malienne pour aller au front libérer leur pays, les hommes politiques maliens et leur armée se sont battus à Bamako pour contrôler un pouvoir depuis longtemps à terre.

L’Afrique n’a pas encore des dirigeants à la hauteur des enjeux du moment. Ce sont pour la plupart des gestionnaires d’un quotidien qui les dépasse, et sans idées pour l’avenir. Les institutions régionales, au premier rang desquelles se trouve la CEDEAO, sont justes bonnes pour dépenser et toujours dépenser l’argent collecté par les Etats sur le dos des citoyens, dans d‘interminables réunions souvent sans résultats. Je ne sais pas quel est le type ou la qualité du matériel militaire utilisé par la France au Mali, mais si nous ne sommes pas capables de l’avoir, à quinze pays réunis, c’est que nous ne méritons pas d’être appelés Etats indépendants. Nos dirigeants doivent rendre à nos peuples leur dignité. Le gouvernement Malien aurait pu épargner à son peuple le spectacle de ces ribambelles d’enfants courant derrière les véhicules français, le drapeau tricolore à la main et scandant « Vive Faranchi ! Faranchi ! Faranchi ! », pour dire « Vive la France ». Assurément, François Hollande mérite bien d’être sacré 334ème Saint de Tombouctou.

L'auteur

Cheikh Tidiane DIEYE
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2.Posté par TECHNICIEN le 02/02/2013 16:06
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3.Posté par khaliloulaye le 02/02/2013 16:59
BONJOUR
LES CABRAL STEVE BIKO LUMBUMBA NKRUMAH ET MEME SEKOU TOURE ( AVANT DE DEVENIR LE TYRAN QUE L'ON SAIT) VIVAIENT DANS UN CONTEXTE POLITIQUE EST OUEST ÔU IL FALLAIT CHOISIR SON CAMP LEURS IDEAUX N'ONT PAS ETE REPRIS!!!
MANDELA CERTES FIGURE HEROÎQUE A FAIT TROP DE CONCESSIONS AUX AFRICANERS !!
SOWETO N'A PAS D'EAU COURANTE PEU D'ELECTRICITE PAS D'INFRASTRUCTURES DIGNES ALORS QUE C'ETAIT LE BERCEAU DE LA CONTESTATION!
APRES CENT ANS DE COLONISATION CINQUANTE ANS DE PSEUDO INDEPENDANCE NOUS N'AVONS TOUJOURS PAS UNE INSTITUTION CAPABLE D'ANTICIPER LES CRISES EN AFRIQUE VOIR LES REGLER
NOUS SOMMES TOUJOURS SPECTATEURS DE NOTRE VIE.
DECIDEMENT L'HOMME AFRICAIN N'A ENCORE RIEN COMPRIS
N'EN DEPLAISE A CERTAINS LE DISCOURS DE DAKAR DE SARKOZY N'EST PAS SI INFONDE !!
QUANT VOUS CROISEZ SOIT AU MARCHE SOIT AU CAFE DES FRANCHOUILLARDS QUI VOUS EXPLIQUENT
QUE LES AFRICAINS AURONT TOUJOURS BESOIN DE NOUS PARCE QU'ILS SONT DE GRANDS ENFANTS
QU'ILS SONT PAS CAPABLES ...
JE VOUS LAISSE DEVINEZ LES SENTIMENTS QUI VOUS TRAVERSENT .

4.Posté par Tullius Detritus le 02/02/2013 19:44
@ kocc

Joli texte ! Même s'il est empreint de la tristesse de constater l'incapacité de nos dirigeants africains à gérer les problèmes de l'Afrique.

« Darwin auraient eu raison : les espèces faibles, incapables de se transformer et de s’adapter pour se défendre, finissent par disparaitre. Nous ne risquons peut-être pas de disparaitre, mais nous vivrons encore longtemps sous tutelle, si nous ne changeons pas. »

Vous avez tout dit dans cette phrase qui me rappelle une remarque d'un ambassadeur d'un pays européen à quelques amis Sénégalais. C'était il y a trente ans !

5.Posté par sylvain le 03/02/2013 08:40
bravo pour ces deux textes empreints d une tres honnête lucidité
enfin des écrits dignes d un vrai journal.
merci à vous

6.Posté par un-peu-de-memoire le 04/02/2013 01:24
Decroix avait bien raison d'interpeller le 1er ministre au lendemain de l'annonce de l'implication du Sénégal. D'ailleurs celle-ci ne sera effective qu'il y a deux jours donc plus de 3 semaines après l'annonce et après la libération de toutes les villes du Nord mali. Dans sa lettre publiée dans la presse decroix abordait la question de l'incapacité des décideurs de la sous région de régler l'équation de l'occupation du Nord Mali 50 années après nos indépendances. Pourquoi nous avons été incapables de faire face victorieusement à ces minables trafiquants de consciences et de drogue ? Avons-nous les couilles pour répondre à cette question ? en un mot comme en mille, that is the question.



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