À la barre, les prévenus ont nié catégoriquement les faits. Interrogé en premier, Sangoné Nd revient sur les faits. "La police m'a interpellé le 6 janvier au moment où je me rendais au concert de Wally en compagnie de mon épouse. Une fois qu'ils m'ont conduit au poste, ils m'ont fait savoir qu'ils ont saisi chez moi 106 cornets de chanvre dans l'enclos des moutons le 31 décembre. Ce jour-là, je n’étais pas à la maison. J'ai trois moutons dans cet enclos, le reste des moutons appartient à ma grand-mère et à mon grand frère", se dédouane-t-il
Le juge lui rappelle que lors de la perquisition des limiers, les enquêteurs ont découvert plusieurs téléphones portables ainsi que des pièces d'identité dans sa chambre. Il répond : "Je gère une salle de jeu et ces téléphones portables et cartes d'identité sont des gages de mes clients."
À son tour, l'étudiant Alassane D. poursuivi pour rébellion contre les agents du commissariat central de Rufisque, explique que les policiers se sont présentés dans sa demeure familiale à 7 h 30 min. "Ils étaient en tenue civile, de surcroît, ils n'ont pas décliné leurs cartes professionnelles. Ils étaient plus de 8. Quand ils m'ont dit qu'ils voulaient faire une perquisition, je leur ai demandé leur mandat", a-t-il déclaré.
Lors de son réquisitoire, le maître des poursuites a souligné la constance des faits même si Sangoné Nd. a nié les faits. "Il a reconnu à l'enquête que les policiers ont saisi 31 cornets dans son domicile. Aujourd'hui, il sert une autre version."
Concernant son co-prévenu, indique le parquet, la complicité peut être retenue vu son comportement avec les policiers. "Il les a empêché d'entrer dans la chambre", a mentionné le ministère public qui requiert deux ans de prison ferme pour Sangoné Nd. et six mois d'emprisonnement ferme contre Alassne D.
Du côté de la défense, Me Soumaré précise que la façon dont la police a mené l'enquête ne permet pas au tribunal d'apprécier l'implication des uns et des autres. "Les policiers ont dit qu'ils se sont rendus chez Sangoné en son absence le 31 décembre. Ils ont procédé à la fouille de l'enclos des moutons où ils ont saisi 106 cornets. Quand ils ont attrapé Sangoné le 6 janvier, ils sont partis chez lui où ils ont saisi une vingtaine de cellulaires et de télévisions. Il a dit qu'il gère une salle de jeu. Il détient les téléphones portables jusqu'à ce qu'on lui rembourse, son argent", a plaidé la robe noire. Quant à Me Barro, conseil d'Alassane, il laisse entendre qu'il n'a rien à voir avec les faits, contrairement à ce que disent les policiers. "Sangoné a été violenté. Ses parties intimes ont été affectées. Ils ont obtenu ses aveux à la suite de torture", a dénoncé Me Barro qui sollicite que son client soit renvoyé des fins de la poursuite.
L'affaire a été mise en délibéré. Le verdict sera rendu le 18 janvier prochain...
Le juge lui rappelle que lors de la perquisition des limiers, les enquêteurs ont découvert plusieurs téléphones portables ainsi que des pièces d'identité dans sa chambre. Il répond : "Je gère une salle de jeu et ces téléphones portables et cartes d'identité sont des gages de mes clients."
À son tour, l'étudiant Alassane D. poursuivi pour rébellion contre les agents du commissariat central de Rufisque, explique que les policiers se sont présentés dans sa demeure familiale à 7 h 30 min. "Ils étaient en tenue civile, de surcroît, ils n'ont pas décliné leurs cartes professionnelles. Ils étaient plus de 8. Quand ils m'ont dit qu'ils voulaient faire une perquisition, je leur ai demandé leur mandat", a-t-il déclaré.
Lors de son réquisitoire, le maître des poursuites a souligné la constance des faits même si Sangoné Nd. a nié les faits. "Il a reconnu à l'enquête que les policiers ont saisi 31 cornets dans son domicile. Aujourd'hui, il sert une autre version."
Concernant son co-prévenu, indique le parquet, la complicité peut être retenue vu son comportement avec les policiers. "Il les a empêché d'entrer dans la chambre", a mentionné le ministère public qui requiert deux ans de prison ferme pour Sangoné Nd. et six mois d'emprisonnement ferme contre Alassne D.
Du côté de la défense, Me Soumaré précise que la façon dont la police a mené l'enquête ne permet pas au tribunal d'apprécier l'implication des uns et des autres. "Les policiers ont dit qu'ils se sont rendus chez Sangoné en son absence le 31 décembre. Ils ont procédé à la fouille de l'enclos des moutons où ils ont saisi 106 cornets. Quand ils ont attrapé Sangoné le 6 janvier, ils sont partis chez lui où ils ont saisi une vingtaine de cellulaires et de télévisions. Il a dit qu'il gère une salle de jeu. Il détient les téléphones portables jusqu'à ce qu'on lui rembourse, son argent", a plaidé la robe noire. Quant à Me Barro, conseil d'Alassane, il laisse entendre qu'il n'a rien à voir avec les faits, contrairement à ce que disent les policiers. "Sangoné a été violenté. Ses parties intimes ont été affectées. Ils ont obtenu ses aveux à la suite de torture", a dénoncé Me Barro qui sollicite que son client soit renvoyé des fins de la poursuite.
L'affaire a été mise en délibéré. Le verdict sera rendu le 18 janvier prochain...
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