Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal s'est abstenu, vendredi 23 octobre 2026, lors de l'examen du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 par la Commission des finances et du contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale. La majorité Pastef a, de son côté, rejeté le texte. Dans un communiqué publié à l'issue des travaux, le groupe dit vouloir « exposer au peuple sénégalais » les raisons d'un choix qu'il qualifie de « mûrement réfléchi » et qu'il compte maintenir en plénière, quelle que soit l'attitude finale de la majorité.
Premier acte qui est dénoncé, la dégradation des finances publiques. Takku Wallu relève que les recettes de l'État sont réduites de 340 milliards de francs CFA. Selon le groupe, le projet de loi reconnaît ainsi officiellement que le budget voté il y a quelques mois reposait sur des prévisions de ressources « non sincères », en méconnaissance de l'article 30 de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Les recettes attendues du Plan de redressement économique et social (PRES) reculent à elles seules de 451 milliards. Le groupe ajoute que plusieurs mesures présentées à la Nation par Ousmane Sonko, alors Premier ministre et chef de file de Pastef, comme des sources de revenus n'ont rien rapporté, « de l'aveu même du Gouvernement actuel ».
Les députés pointent aussi une baisse de 555 milliards de l'investissement public et un déficit qui atteint 7,6 % du PIB, soit plus du double de la norme communautaire. Ils dénoncent enfin l'annonce, dans la LFR, d'un durcissement de la politique de répression fiscale à l'encontre d'entreprises qu'ils jugent déjà « exsangues ».
Deuxième motif : la nature du débat à l'Assemblée. Le groupe déplore qu'il ne porte pas sur l'intérêt national et estime qu'il oppose « deux alliés qui ont conduit ensemble le pays dans l'impasse ». Il rappelle que le budget aujourd'hui rejeté par Pastef a été élaboré et défendu par Ousmane Sonko lorsqu'il était Premier ministre, puis promulgué par le Président Bassirou Diomaye Faye, qui en aurait ensuite aggravé les déséquilibres. Le rejeter reviendrait, selon Takku Wallu, à prendre part à « une querelle interne ».
Troisième argument : la continuité de l'État. Le groupe estime que le paiement des agents publics, le fonctionnement des services essentiels et les engagements de la Nation ne doivent pas être « pris en otage par une rivalité de pouvoir ». En s'abstenant, il dit refuser de donner quitus à cette gestion sans bloquer les institutions. Il souligne qu'avec cent trente députés, la majorité portera seule la responsabilité d'une éventuelle paralysie.
Takku Wallu Sénégal annonce une conférence de presse dans les jours à venir pour informer l'opinion sur ce qu'il appelle les « dérives de la gestion du duo au pouvoir ».
Premier acte qui est dénoncé, la dégradation des finances publiques. Takku Wallu relève que les recettes de l'État sont réduites de 340 milliards de francs CFA. Selon le groupe, le projet de loi reconnaît ainsi officiellement que le budget voté il y a quelques mois reposait sur des prévisions de ressources « non sincères », en méconnaissance de l'article 30 de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Les recettes attendues du Plan de redressement économique et social (PRES) reculent à elles seules de 451 milliards. Le groupe ajoute que plusieurs mesures présentées à la Nation par Ousmane Sonko, alors Premier ministre et chef de file de Pastef, comme des sources de revenus n'ont rien rapporté, « de l'aveu même du Gouvernement actuel ».
Les députés pointent aussi une baisse de 555 milliards de l'investissement public et un déficit qui atteint 7,6 % du PIB, soit plus du double de la norme communautaire. Ils dénoncent enfin l'annonce, dans la LFR, d'un durcissement de la politique de répression fiscale à l'encontre d'entreprises qu'ils jugent déjà « exsangues ».
Deuxième motif : la nature du débat à l'Assemblée. Le groupe déplore qu'il ne porte pas sur l'intérêt national et estime qu'il oppose « deux alliés qui ont conduit ensemble le pays dans l'impasse ». Il rappelle que le budget aujourd'hui rejeté par Pastef a été élaboré et défendu par Ousmane Sonko lorsqu'il était Premier ministre, puis promulgué par le Président Bassirou Diomaye Faye, qui en aurait ensuite aggravé les déséquilibres. Le rejeter reviendrait, selon Takku Wallu, à prendre part à « une querelle interne ».
Troisième argument : la continuité de l'État. Le groupe estime que le paiement des agents publics, le fonctionnement des services essentiels et les engagements de la Nation ne doivent pas être « pris en otage par une rivalité de pouvoir ». En s'abstenant, il dit refuser de donner quitus à cette gestion sans bloquer les institutions. Il souligne qu'avec cent trente députés, la majorité portera seule la responsabilité d'une éventuelle paralysie.
Takku Wallu Sénégal annonce une conférence de presse dans les jours à venir pour informer l'opinion sur ce qu'il appelle les « dérives de la gestion du duo au pouvoir ».
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