Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a accusé Pastef et la majorité parlementaire de faire de l'obstruction sur la loi de finances rectificative (LFR) 2026, au lieu de s'en tenir à l'exercice de leur droit d'amendement. S'exprimant dimanche 25 octobre lors de la conférence de presse du gouvernement, il a dénoncé une attitude qui, selon lui, relève davantage des calculs politiques que de l'intérêt supérieur de la nation.
Le chef du gouvernement a d'abord distingué deux choses : le travail législatif légitime et le blocage. « Il y a une nuance profonde entre l'obstruction du travail gouvernemental et l'amendement par l'Assemblée nationale », a-t-il dit. Il a rappelé que la Constitution reconnaît aux députés le droit d'amender le texte, sous les limites de l'article 82, et les a invités à user de cette prérogative en l'assumant devant leurs mandants. À ses yeux, la commission qui a rejeté le projet sans qu'il y ait eu d'amendements précis n'a pas utilisé ce droit.
Il a tiré de cela une critique politique. « Quand on fait de l'obstruction, on ne fait pas de l'ouverture », a-t-il lancé, estimant que ceux qui bloquent ne placent pas les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des calculs de politique politicienne. Il a aussi décrit la situation comme celle d'une majorité qui, n'ayant plus d'autre levier, se rabat sur le blocage : « Ils prennent la seule prérogative qui leur reste, c'est de bloquer. » Il a ajouté que le gouvernement avait été attendu « au tournant », avec le risque, a-t-il dit, de pénaliser le pays.
Al Aminou Lo a renvoyé ses contradicteurs à leurs propres votes. La LFR, a-t-il rappelé, prolonge la loi de finances initiale 2026, présentée à l'Assemblée par Ousmane Sonko et votée à une écrasante majorité. Il s'est étonné qu'on reproche aujourd'hui au gouvernement des choix budgétaires que le Parlement avait validés, et a interrogé les députés sur la responsabilité des investissements non exécutés, faute de rendement du Programme de redressement économique et social (PRES).
Sur le terrain du dialogue, le Premier ministre dit avoir tendu la main à plusieurs reprises. Il a affirmé avoir proposé des échanges techniques dès le 8 septembre, puis rappelé cet engagement le 15 octobre, sans autre réponse qu'une invitation à un débat public. Il a répété son offre : venir dès le lendemain devant les députés avec les ministres, ou répondre à un appel le soir même. Il a prévenu que le désaccord, s'il persiste, se réglera devant les juridictions compétentes, « le Conseil constitutionnel ou la Cour suprême », et que le gouvernement prendrait ses responsabilités.
Le chef du gouvernement a d'abord distingué deux choses : le travail législatif légitime et le blocage. « Il y a une nuance profonde entre l'obstruction du travail gouvernemental et l'amendement par l'Assemblée nationale », a-t-il dit. Il a rappelé que la Constitution reconnaît aux députés le droit d'amender le texte, sous les limites de l'article 82, et les a invités à user de cette prérogative en l'assumant devant leurs mandants. À ses yeux, la commission qui a rejeté le projet sans qu'il y ait eu d'amendements précis n'a pas utilisé ce droit.
Il a tiré de cela une critique politique. « Quand on fait de l'obstruction, on ne fait pas de l'ouverture », a-t-il lancé, estimant que ceux qui bloquent ne placent pas les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des calculs de politique politicienne. Il a aussi décrit la situation comme celle d'une majorité qui, n'ayant plus d'autre levier, se rabat sur le blocage : « Ils prennent la seule prérogative qui leur reste, c'est de bloquer. » Il a ajouté que le gouvernement avait été attendu « au tournant », avec le risque, a-t-il dit, de pénaliser le pays.
Al Aminou Lo a renvoyé ses contradicteurs à leurs propres votes. La LFR, a-t-il rappelé, prolonge la loi de finances initiale 2026, présentée à l'Assemblée par Ousmane Sonko et votée à une écrasante majorité. Il s'est étonné qu'on reproche aujourd'hui au gouvernement des choix budgétaires que le Parlement avait validés, et a interrogé les députés sur la responsabilité des investissements non exécutés, faute de rendement du Programme de redressement économique et social (PRES).
Sur le terrain du dialogue, le Premier ministre dit avoir tendu la main à plusieurs reprises. Il a affirmé avoir proposé des échanges techniques dès le 8 septembre, puis rappelé cet engagement le 15 octobre, sans autre réponse qu'une invitation à un débat public. Il a répété son offre : venir dès le lendemain devant les députés avec les ministres, ou répondre à un appel le soir même. Il a prévenu que le désaccord, s'il persiste, se réglera devant les juridictions compétentes, « le Conseil constitutionnel ou la Cour suprême », et que le gouvernement prendrait ses responsabilités.
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