OIT : La candidature de Kang Kyung-wha, un atout pour l’organisation ?


S’il y a un fait qui pourrait changer la donne dans la partie de l’Asie et par conséquent redéfinir la carte diplomatique et celle de la péninsule : c’est bien la candidature de l’ex- ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud au poste de président de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Cette institution onusienne chargée de la promotion de la justice sociale et des droits du travail a assuré avoir finalisé les préparatifs de l’élection du prochain Directeur général qui aura lieu en 2022.
À soixante-six ans, Kang Kyung-wha la docteure en communication interculturelle a passé presque toute sa carrière professionnelle aux Nations Unies. D’abord en 2001 membre de la délégation diplomatique sud-coréenne à l'ONU, puis en 2005 comme Vice-Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l'homme, et de 2013 jusqu’en 2017 comme sous-Secrétaire générale au Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) et première conseillère spéciale pour les affaires politiques du secrétaire général de l'ONU.
Si elle est élue, elle sera la première asiatique et la première femme à diriger l'agence des Nations-Unies. « J'espère apporter à ce poste une perspective nouvelle, celle d'une femme leader issue de cette région et de ce pays. Mais je ne m'arrêterai pas là. Mon ambition pour l'OIT au cours du deuxième siècle est d'élargir son horizon et son impact pour gagner en pertinence universelle », avait-elle notamment déclaré dans un entretien.
Une touche pourrait jouer en sa faveur : le processus politique en cours en Corée du Sud qui a conduit à une série de réformes majeures communément appelé le New Deal à la coréenne.  Principalement axé sur les secteurs numérique et vert, l’orientation politique de Séoul vise à construire et sécuriser un meilleur avenir de travail dans un contexte post-Covid. En effet, la Corée du Sud a enregistré la meilleure performance économique des 37 membres de l'OCDE en 2020 malgré la crise économique et sanitaire.
 
Cette dynamique émane de la ratification de trois instruments clés de l’OIT par la Corée du Sud ayant entrainé l’augmentation des échanges entre la Corée du Sud et ses partenaires asiatiques et européens.
Fort de son parcours exceptionnel dans les instances onusiennes, Kang Kyung-Wha, a l’aval du dirigeant sud-coréen qui estime à juste titre que la reprise de l’économie mondiale secouée par la crise devrait être « centrée sur l’humain tout en sécurisant les emplois. »
Mme Kang avait elle-même souligné que, dans un environnement du travail en rapide évolution, où l'on craint que les robots et les humains ne remplacent les travailleurs, l'OIT doit jouer un rôle essentiel.
À noter que le successeur de Guy Ryder sera connu lors de la 344ème session du Conseil d’administration de l’Oit qui se tiendra le 25 mars 2022.

ILO: Kang Kyung-wha's candidature, an asset for the organisation?
 
If there is one fact that could change the situation in the part of Asia and consequently redefine the diplomatic map and that of the peninsula, it is the candidacy of the former Minister of Foreign Affairs of South Korea for the post of President of the International Labour Organisation (ILO).
 
This UN institution in charge of promoting social justice and labour rights has assured that it has finalised preparations for the election of the next Director-General, which will take place in 2022.
 
At sixty-six years old, Kang Kyung-wha, a doctor in intercultural communication, has spent most of her professional career at the United Nations. First in 2001 as a member of the South Korean diplomatic delegation to the UN, then in 2005 as Deputy High Commissioner for Human Rights, and from 2013 until 2017 as Assistant Secretary-General at the UN Office for Humanitarian Affairs (OCHA) and first Special Adviser on Political Affairs to the UN Secretary General.
If elected, she will be the first Asian and the first woman to head the UN agency.
 
 "I hope to bring a fresh perspective to this position, a woman leader from this region and this country. But I will not stop there. My ambition for the ILO in the second century is to broaden its horizon and its impact to gain universal relevance," she said in an interview.
 
One factor that could work in her favour is the political process underway in South Korea, which has led to a series of major reforms commonly referred to as the Korean New Deal.  Primarily focused on the digital and green sectors, Seoul's policy direction aims to build and secure a better working future in a post-Covid context. Indeed, South Korea recorded the best economic performance of the 37 OECD members in 2020 despite the economic and health crisis.
 
This momentum stems from South Korea's ratification of three key ILO instruments that have led to increased trade between South Korea and its Asian and European partners.
Kang Kyung-Wha, with her outstanding track record in the UN, has the backing of the South Korean leader who rightly believes that the recovery of the crisis-ridden global economy should be "people-centred while securing jobs".
Ms Kang herself had stressed that in a rapidly changing labour environment, where there are fears that robots and humans will replace workers, the ILO must play a key role.
It should be noted that Guy Ryder's successor will be known at the 344th Session of the ILO Governing Body, which will be held on 25 March 2022.
 
Mardi 28 Décembre 2021
Dakar actu




Dans la même rubrique :