Lutte contre l'enrichissement illicite : Le mouvement politique MPEC Xal Yonu Degg de Serigne Aliou Mbacké suggère l'extension de la déclaration de biens aux épouses des autorités


Le débat sur la transparence et la reddition de comptes prend une nouvelle dimension au Sénégal. Face aux limites des dispositifs actuels de contrôle, Serigne Aliou Mbacké, président du Mouvement Pragmatique pour l’Éthique et la Citoyenneté (MPEC/   Xal Yonu Degg), tape du poing sur la table. Pour ce leader politique, la moralisation de la vie publique restera un vœu pieux tant que le patrimoine des conjointes des hauts dirigeants échappera aux radars de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC).
 
 
Alors que les nouvelles autorités ont fait du « Jub, Jubal, Jubanti » le socle de leur gouvernance, la société civile et les mouvements politiques veillent au grain. C’est dans cette dynamique que le président du MPEC, Serigne Aliou Mbacké, a publiquement plaidé pour une réforme en profondeur de la législation sur la déclaration de patrimoine. Sa proposition est sans équivoque : « La déclaration de biens doit être élargie aux épouses des autorités. »
 
 
Pour le leader du MPEC Xal Yonu Degg, le constat actuel est sans appel. La loi obligeant les ministres, directeurs généraux et ordonnateurs de budgets publics à déclarer leurs avoirs à l’entrée et à la sortie de leurs fonctions comporte une brèche béante. À l'heure actuelle, rien ne contraint légalement les conjointes à se prêter au même exercice d'audit, sauf cas particuliers d’une communauté de biens directement liée.
 
 
Une faille juridique qui, selon Serigne Aliou Mbacké, favorise des stratégies de dissimulation financière bien connues des circuits de la corruption. « Il ne sert à rien de contrôler rigoureusement une autorité si ses ressources d'origine douteuse peuvent être transférées, blanchies ou investies au nom de son épouse, sous forme de parcs immobiliers, de commerces ou de comptes bancaires à l’abri des regards », soutient-on au sein du mouvement MPEC.
En formulant cette exigence, Serigne Aliou Mbacké met en lumière un secret de polichinelle : l'usage fréquent de l'environnement familial restreint comme bouclier patrimonial. Élargir l’obligation légale aux épouses permettrait ainsi à l’OFNAC et à l’administration fiscale de procéder à des croisements de données exhaustifs et de neutraliser le recours systématique aux prête-noms.
La démarche de Serigne Aliou Mbacké revêt une double légitimité, à la fois citoyenne et morale. En tant que chef religieux et président d'un mouvement dédié à l’éthique, il rappelle que la gestion des deniers publics est un sacerdoce qui ne s’arrête pas aux portes des bureaux ministériels, mais qui doit affecter le comportement du dirigeant et de son foyer.
 
 
 
Pour le MPEC, la transparence ne doit pas être une simple formalité administrative ou une opération de communication politique, mais une posture de vie. Quiconque accepte de briguer ou d’occuper une haute fonction d’État doit consentir à ce que son environnement familial direct soit soumis aux mêmes exigences de redevabilité face au peuple sénégalais.
 
Mardi 18 Août 2026
Madou Diallo



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