Impossible depuis le soir du 25 mars de voir la silhouette d’un responsable libéral à Mbour. Depuis l’annonce de la victoire de Macky Sall sur leur candidat, les libéraux se font plus discrets. Les trois députés Omar Sy, Khadim Tabet et Tafsir Thioye, le directeur de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), Dr Papa Birama Ndiaye, la sénatrice Anne Marie Dione, l’ambassadeur itinérant El Hadj Ndiouga Dieng, le directeur du Bureau d’exploitation de Saly de la Sapco, Babacar Sy, pour ne citer que ceux-là, sont aux abonnés invisibles depuis ce fameux dimanche.
Le réveil a été si brutal, le choc si violent que les uns et les autres en ont perdu de leur superbe, eux qui étaient si « sûrs » de leur victoire. C’est le désert dans le camp libéral depuis la chute du régime. Quelques seconds couteaux essaient difficilement de sauver la face. C’est à l’image de Louis Sène, coordonnateur de « Vision Citoyenne », et Mamadou Ndiaye de « Convergence des Wadistes ». La tâche est si ardue pour eux qu’ils y perdent leur latin. Le discours est si décousu qu’il fait marrer plus d’un. C’est bon quand même pour un moral si bas. On essaie par tous les moyens de cacher cette amertume et cette profonde déception. Entre blagues et aveux, on « félicite » le Président élu et on tire à boulets rouges sur son propre camp.
Pour Mamadou Ndiaye, la défaite de Wade est due au fait que le Pape du Sopi a été « abusé par des responsables libéraux, dont Aïda Mbodj et Bara Gaye avec leur deux millions d’électeurs imaginaires ». Il dénonce ainsi vigoureusement « ceux qui se servent du parti et qui ne servent pas le parti ».
Hormis ces deux « téméraires », c’est le profil bas dans les rangs du Pds et des Fal 2012. Cette atmosphère est à l’image de celle vécue au lendemain des élections locales de 2009 qui avaient vu la liste « Bennoo Siggil Senegaal » remporter le scrutin dans la commune de Mbour et plusieurs autres collectivités locales du département. A cette époque, l’on se rappelle la manière avec la quelle le député Omar Sy, alors coordonnateur départemental et communal et tête de liste majoritaire de la liste Sopi 2009 dans la commune de Mbour, avait éconduit des militants venus le lendemain comme d’habitude faire le pied de grue à son domicile. Toutefois, quelques semaines après, les libéraux et leurs alliés s’étaient remis de leur défaite et avaient repris depuis 2011 à mobiliser.
Cette fois-ci, le décor risque d’être très différent, car les enjeux n’étant pas les mêmes. Cette défaite à la Présidentielle risque de saper pour longtemps les bases d’un parti qui ne s’est jamais bien porté dans un département naguère bastion socialiste. Incapables de porter les idéaux du Sopi sur la Petite Cote, responsables libéraux et alliés commencent déjà à faire les frais d’une défaite si lourde de conséquences. Face à cette situation pour le moins pas si surprenante, il n’y a pas d’autre solution que de raser les murs. Triste fin pour des politiciens si désabusés !
Le réveil a été si brutal, le choc si violent que les uns et les autres en ont perdu de leur superbe, eux qui étaient si « sûrs » de leur victoire. C’est le désert dans le camp libéral depuis la chute du régime. Quelques seconds couteaux essaient difficilement de sauver la face. C’est à l’image de Louis Sène, coordonnateur de « Vision Citoyenne », et Mamadou Ndiaye de « Convergence des Wadistes ». La tâche est si ardue pour eux qu’ils y perdent leur latin. Le discours est si décousu qu’il fait marrer plus d’un. C’est bon quand même pour un moral si bas. On essaie par tous les moyens de cacher cette amertume et cette profonde déception. Entre blagues et aveux, on « félicite » le Président élu et on tire à boulets rouges sur son propre camp.
Pour Mamadou Ndiaye, la défaite de Wade est due au fait que le Pape du Sopi a été « abusé par des responsables libéraux, dont Aïda Mbodj et Bara Gaye avec leur deux millions d’électeurs imaginaires ». Il dénonce ainsi vigoureusement « ceux qui se servent du parti et qui ne servent pas le parti ».
Hormis ces deux « téméraires », c’est le profil bas dans les rangs du Pds et des Fal 2012. Cette atmosphère est à l’image de celle vécue au lendemain des élections locales de 2009 qui avaient vu la liste « Bennoo Siggil Senegaal » remporter le scrutin dans la commune de Mbour et plusieurs autres collectivités locales du département. A cette époque, l’on se rappelle la manière avec la quelle le député Omar Sy, alors coordonnateur départemental et communal et tête de liste majoritaire de la liste Sopi 2009 dans la commune de Mbour, avait éconduit des militants venus le lendemain comme d’habitude faire le pied de grue à son domicile. Toutefois, quelques semaines après, les libéraux et leurs alliés s’étaient remis de leur défaite et avaient repris depuis 2011 à mobiliser.
Cette fois-ci, le décor risque d’être très différent, car les enjeux n’étant pas les mêmes. Cette défaite à la Présidentielle risque de saper pour longtemps les bases d’un parti qui ne s’est jamais bien porté dans un département naguère bastion socialiste. Incapables de porter les idéaux du Sopi sur la Petite Cote, responsables libéraux et alliés commencent déjà à faire les frais d’une défaite si lourde de conséquences. Face à cette situation pour le moins pas si surprenante, il n’y a pas d’autre solution que de raser les murs. Triste fin pour des politiciens si désabusés !
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