Un édifice construit sur le sable finit toujours par s’effondrer. En politique, le mensonge et les contre-vérités sont ce sable : ils offrent une illusion de stabilité momentanée, mais condamnent inévitablement celui qui s’y appuie à la ruine.
On peut gagner une élection avec un slogan fallacieux, enflammer une foule avec une promesse irréaliste ou masquer une incompétence derrière un écran de fumée. Mais une campagne n'est pas une carrière. Si le mensonge permet d'accéder au pouvoir, il est incapable d'y maintenir qui que ce soit sur le long terme. La réalité finit toujours par rattraper la fiction politicienne.
Bâtir un parcours politique sur la manipulation repose sur un pari catastrophique : croire que les citoyens sont éternellement dupes. Or, le mensonge use prématurément le capital le plus précieux d'un leader : LA CONFIANCE. Sans elle, le pouvoir devient une coquille vide. Un homme ou une femme politique démasqué ne dirige plus ; il se défend. Il ne rassemble plus ; il esquive. Chaque contre-vérité proférée hier devient le piège dans lequel il s'enferme aujourd'hui, le réduisant à une gestion de crise permanente.
L'histoire ne retient pas les manipulateurs pour leurs accomplissements, mais pour leur chute. Les figures politiques qui traversent le temps ne sont pas celles qui ont dit aux gens ce qu'ils voulaient entendre, mais celles qui ont eu le courage d'affronter le réel.
Le mensonge en politique est un crédit à taux usuraire : l'échéance peut être retardée, mais l'addition finale est toujours dévastatrice pour la réputation, la légitimité et l'héritage de celui qui s'y risque.
Le mensonge est prohibé en islam.
En Wolof: Joulite dou féne
Le Sénégal mérite mieux.
Amath Diallo
Membre KIIRAAY Canada- Les Patriotes Républicains
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