Dakaractu est en mesure de vous révéler ce qui s’est vraiment passé au sujet de la vente controversée de véhicules Maybach, vente qui empoisonne la République et pointe ses manigances financières, autour de sommes qui peuvent paraître choquantes et indécentes, lorsqu’elles sont évoquées sous nos latitudes réputées en voie de développement.
Tout débute à la fin du sommet de l’Oci, lorsque le chef d’état sénégalais se voit mettre à sa disposition et pour le plus grand confort de ses hôtes saoudiens toute une gamme de véhicules de luxe, aux fins d’agrémenter leurs séjours à Dakar. Au final, ils ne viennent pas et la présidence de la République se retrouve notamment avec un véhicule de marque Mercedes Maybach, voiture de haut standing, fabriquée sur commande et d’un coût avoisinant le demi-milliard.
Abdoulaye Wade charge Samuel Sarr de rentabiliser cette aubaine, et il mandate ce dernier pour les proposer à Mbaye Guèye de EMG, afin qu’en en faisant l’acquisition, il les dédouane aussi et puisse les revendre, puisque c’est son métier.
La Maybach est évaluée à 180 millions, et les 6 autres véhicules qui ne sont quand même pas des poussettes, sont elles évaluées à 170 millions.
Mbaye Guèye verse au titre de droits et taxes 60 millions, et à cet instant les véhicules sont libres et clairs de toute hypothèque mobilière, et de toute autre charge pouvant les grever. Nous sommes le 9 juillet 2012...
Un protocole d’accord suit ce contrat de vente, dans lequel apparaissent des malentendus sur l’âge et les procédures douanières et à ce moment, Samuel Sarr, représentant le vendeur, c’est à dire Abdoulaye Wade, et Mbaye Guèye patron de EMG, d’un commun accord résilient le contrat. Samuel accepte de rembourser dans les dix jours les sommes déjà avancées à EMG, à savoir 210 millions de francs, et cet accord est signé le 17 juillet à Dakar, accord auquel on ajoute un avenant le 6 aout, dans lequel il est conclu que, « Monsieur Samuel Sarr s’engage à remettre une traite du montant de 160 millions tirée sur Amar Holding à la date du 1° Août 2012, et à échéance le 1° septembre, à domicilier dans le compte de EMG, ouvert à la Cbao.» Samuel Sarr accepte de prendre en charge les frais d’escompte, et Mbaye Guèye accepte de remettre à Samuel Sarr la somme de 67 millions, solde net du montant de la traite, déduction faite des sommes dues et des frais d’escompte.
Pourquoi Amar a-t-il été remboursé par M'baye Guèye, et pourquoi, puisqu’il ne lui doit théoriquement rien? Pour se défaire des liens de la prévention? On peut le penser.
Le vendeur de véhicules n’ayant au final pas pris les véhicules de Wade, on ne voit pas pourquoi il paierait les pots cassés. Maintenant c’est à Samuel Sarr et à Cheikh Amar que Mbaye Guèye adresse une plainte, pour rentrer dans ses fonds déboursés jeudi après midi, dans les locaux de la gendarmerie. Affaire à suivre et qui n’a pas encore livré son dénouement. Cela va se jouer sur le fil du rasoir...
Tout débute à la fin du sommet de l’Oci, lorsque le chef d’état sénégalais se voit mettre à sa disposition et pour le plus grand confort de ses hôtes saoudiens toute une gamme de véhicules de luxe, aux fins d’agrémenter leurs séjours à Dakar. Au final, ils ne viennent pas et la présidence de la République se retrouve notamment avec un véhicule de marque Mercedes Maybach, voiture de haut standing, fabriquée sur commande et d’un coût avoisinant le demi-milliard.
Abdoulaye Wade charge Samuel Sarr de rentabiliser cette aubaine, et il mandate ce dernier pour les proposer à Mbaye Guèye de EMG, afin qu’en en faisant l’acquisition, il les dédouane aussi et puisse les revendre, puisque c’est son métier.
La Maybach est évaluée à 180 millions, et les 6 autres véhicules qui ne sont quand même pas des poussettes, sont elles évaluées à 170 millions.
Mbaye Guèye verse au titre de droits et taxes 60 millions, et à cet instant les véhicules sont libres et clairs de toute hypothèque mobilière, et de toute autre charge pouvant les grever. Nous sommes le 9 juillet 2012...
Un protocole d’accord suit ce contrat de vente, dans lequel apparaissent des malentendus sur l’âge et les procédures douanières et à ce moment, Samuel Sarr, représentant le vendeur, c’est à dire Abdoulaye Wade, et Mbaye Guèye patron de EMG, d’un commun accord résilient le contrat. Samuel accepte de rembourser dans les dix jours les sommes déjà avancées à EMG, à savoir 210 millions de francs, et cet accord est signé le 17 juillet à Dakar, accord auquel on ajoute un avenant le 6 aout, dans lequel il est conclu que, « Monsieur Samuel Sarr s’engage à remettre une traite du montant de 160 millions tirée sur Amar Holding à la date du 1° Août 2012, et à échéance le 1° septembre, à domicilier dans le compte de EMG, ouvert à la Cbao.» Samuel Sarr accepte de prendre en charge les frais d’escompte, et Mbaye Guèye accepte de remettre à Samuel Sarr la somme de 67 millions, solde net du montant de la traite, déduction faite des sommes dues et des frais d’escompte.
Pourquoi Amar a-t-il été remboursé par M'baye Guèye, et pourquoi, puisqu’il ne lui doit théoriquement rien? Pour se défaire des liens de la prévention? On peut le penser.
Le vendeur de véhicules n’ayant au final pas pris les véhicules de Wade, on ne voit pas pourquoi il paierait les pots cassés. Maintenant c’est à Samuel Sarr et à Cheikh Amar que Mbaye Guèye adresse une plainte, pour rentrer dans ses fonds déboursés jeudi après midi, dans les locaux de la gendarmerie. Affaire à suivre et qui n’a pas encore livré son dénouement. Cela va se jouer sur le fil du rasoir...
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