C'est un jour d'élections, ce dimanche 14 janvier 2024, aux Îles Comores. En effet 338. 000 électeurs sont appelés aux urnes pour élire leur prochain président et leurs gouverneurs.
Le président sortant, Azali Assoumani, compte briguer un nouveau mandat. L'opposition quant à elle, alerte sur une "fraude électorale" et à une tentative de "coup d'État électoral".
Dans une note envoyée à la presse, l'opposition fait des révélations que "l’existence des bureaux de vote fantômes notamment dans la région de Mboude, dans les villes de Iconi, Mkazi et Vouvouni dans la région de Mbabao, à Mbeni et Moidja dans la région de Hamahamet, dans les villes de Foumbouni, Nkourani Sima, Dembeni dans la région de Mbadjini", fait-elle savoir.
Elle affirme que "des urnes déjà remplies dans certaines localités à l'instar de la ville de Ouzioini, à Mbadjini où une opération de remplissage d’urnes est en cours cette nuit au domicile de Abdourazak, partisan du colonel Azali Assoumani.
Par ailleurs, poursuivent les candidats de l'opposition, "des milliers de procurations vierges signées par les autorités judiciaires et préfectorales, la présence des seuls assesseurs du Président candidat et non ceux de l'opposition dans les bureaux de vote et l’absence d’accréditation aux observateurs nationaux", ont été signalées.
"Ces faits graves imputables au colonel Azali Assoumani justifient les craintes exprimées par les candidats de l’opposition comorienne et une partie de l’opposition de voir le colonel Azali Assoumani récidiver un énième coup d’État électoral", ont-ils indiqué dans le document lu par Dakaractu.
À ces faits, il convient de d'ajouter l’utilisation de l’Armée et des moyens de l’État par le Président Candidat qui, contrairement à ce que prévoit la constitution et la loi électorale, a refusé de prendre congé de ses fonctions.
Plus grave encore, alors que la liste des candidats était publiée et à quelques jours de l’ouverture de la campagne, il a mis fin aux fonctions de la présidente de la Chambre Constitutionnelle et Électorale de la Cour Suprême et procédé à son remplacement par un autre magistrat pour juger l’élection présidentielle auquelle, il est lui-même candidat.
"La question est de savoir quelle va être la réaction des candidats qui ont déclaré être déterminés à ne plus accepter de subir un autre coup d’Etat électoral commis par Azali Assoumani", s'interrogent certains candidats qui soulignent que ," le climat politique et préfectoral aux Comores est très préoccupant".
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