A propos de l’accident du 25 Janvier 2013
Le vendredi 25 janvier 2013, vers 16 h 30 mn, entre deux cours, un coup de feu a retenti dans la classe de 4ème M1B du Groupe Scolaire Les Pédagogues/ HLM Grand Yoff, entrainant l’évacuation à l’infirmerie de l’école d’un élève aux vêtements tachés de sang. Interrogés, les élèves de la classe révélèrent que leur camarade nommé Babacar KANE, né le 20/12/1997 à Dakar, venait de tirer accidentellement avec un pistolet sur son camarade Ababacar FALL, né le 23/04/1998 à Thiès, avant de prendre la fuite en profitant de la sortie massive des élèves à cette heure où la journée était déjà terminée pour le plus grand nombre de classes. D’après les élèves témoins de l'accident, entre leurs deux camarades de classe, il ne s’est agi ni de querelle, ni de dispute ni de bagarre, et le coup de feu serait parti de façon inopinée, comme aboutissement malencontreux d’une controverse entre élèves sur la réalité du pistolet détenu par Babacar KANE et son fonctionnement réel ou supposé. Sur ces entrefaites, une balle s’est échappée bien involontairement; lorsque brusquement elle retenti et atteignit le jeune Ababacar FALL, l’élève Babacar KANE, à la vue du sang, a immédiatement pris la fuite, pris de panique. L'infirmier de l’école a aussitôt pris un taxi pour évacuer d’urgence le blessé à l'Hôpital de Grand-Yoff. Sur place, le service d'urgence lui a demandé de l’acheminer immédiatement à l'hôpital de Fann, ce qui fut fait. Aussitôt après cette évacuation, le directeur des études a informé par téléphone les pères respectifs des deux élèves. Environ un quart d'heure après, le père de l'élève Babacar KANE s'est présenté à l’école, pour s’informer sur le déroulement des faits. Il a alors décidé de se rendre immédiatement à l’hôpital au chevet du blessé, non sans nous avoir confié auparavant qu’il reconnaissait garder un pistolet chez lui, rangé dans un endroit secret et avec autorisation de détention d’arme, ajoutera -t-il. Quant au père de l'élève blessé, il avait rallié directement l'hôpital de Fann.
Admis d’urgence au pavillon de chirurgie cardiovasculaire du CHU de Fann, l'élève blessé a subi plusieurs analyses et examens avant une intervention chirurgicale, tard dans la nuit, qui a permis d’extraire la balle, logée, semble-t-il, dans la zone de l'omoplate. La Direction et le personnel de l’école ainsi que les autorités académiques ont effectué plusieurs visites à l’hôpital, ce qui a donné l’occasion à l’Inspecteur départemental M. Amadou Tidiane SOW représentant le Ministre, M. Madièye MBODJ, déclarant responsable, MM. NIANE et DEME respectivement directeur de l’élémentaire et directeur des études du collège des Pédagogues HLM Grand Yoff, de rendre visite successivement à l’élève Babacar KANE gardé pendant 03 jours au poste de police de Grand Yoff, et à l’élève Ababacar FALL hospitalisé à Fann. Ce dernier, qui n’a en aucun moment perdu son état de conscience, vient de sortir de la salle de soins intensifs ; il va mieux, bien que visiblement affecté. L’opération s’est bien passée et il pourrait récupérer de ses blessures plus ou moins rapidement, pour retourner en classe- tel est du moins le vœu exprimé par ses parents qui ont su garder leur sérénité tout au long de cette douloureuse épreuve.
Le jour même de l’accident, le Conseil supérieur de discipline a pris, à titre de mesure conservatoire, une décision d’exclusion temporaire de l’élève fautif, ce en attendant la sanction finale. Le Déclarant responsable a eu plusieurs entretiens avec, entre autres, le commissaire de police de Grand Yoff, le chef de la Division de l’enseignement privé /MEN, l’Inspecteur départemental de l’éducation et de la formation accompagné de l’inspectrice chargée de la zone de Grand Yoff, le Président de l’Association des Parents d’Elèves, ce pour contribuer à circonscrire les faits et donner des éclairages sur le point de la situation. Dès le lundi 28, le Déclarant responsable et le Directeur des études, accompagnés de surveillants, sont passés dans toutes les classes pour rassurer les enfants quant à l’état de santé de leur camarade blessé, porter à leur connaissance la décision du Conseil supérieur de discipline et le rappel des dispositions du Règlement intérieur, interdisant notamment et punissant toute détention d’une arme quelconque au sein de l’établissement. Une réunion avec les parents d’élèves est prévue dans les prochains jours, afin d’échanger sur la mise à jour du Règlement intérieur, les mesures de renforcement de la sécurité et de la discipline, déjà prises ou envisagées.
Déféré devant le Procureur depuis le lundi 28 janvier, l’élève Babacar KANE attend l’examen de son cas par le tribunal des mineurs, tandis que la justice vient de prononcer à l’encontre de son père, propriétaire de l’arme à feu, une peine d’emprisonnement d’un mois avec sursis + une amende de 100 000 Francs, pour détention d’arme sans autorisation administrative.
En résumé, il ressort de tous les témoignages recueillis que l’incident du vendredi 25 janvier est bien un accident, l’aboutissement d’un jeu d’enfants qui a involontairement mal tourné. Les établissements scolaires du Groupe Les Pédagogues fonctionnent régulièrement depuis 25 ans, dans le calme, la sécurité, la culture de l’effort et de l’excellence ; c’est la première fois qu’un tel accident survient, au grand regret de nous tous, élèves, parents et administration. Il convient d’ailleurs de préciser que jusqu’à cet accident, aucun antécédent en termes d’indiscipline ou de comportement violent n’a jamais été relevé à l’encontre des 02 élèves en question. Les leçons tirées d’ores et déjà permettront de se prémunir davantage. Mais l’école étant un microcosme qui reflète les travers et dysfonctionnements à l’œuvre dans la société, il faut certainement aller plus loin, creuser plus profond, interroger toute la chaine de responsabilités qui interpelle la famille, les enfants, les autorités et administrations scolaires, les enseignants, les médias, l’Etat, la culture et les valeurs, en un mot la société toute entière. C’est au prix d’une telle introspection sans complaisance, ni individuelle ni collective, qu’il sera possible, comme dirait l’autre, de ‘’guérir la maladie pour sauver l’homme’’.
Le Déclarant Responsable
Madièye MBODJ
Le vendredi 25 janvier 2013, vers 16 h 30 mn, entre deux cours, un coup de feu a retenti dans la classe de 4ème M1B du Groupe Scolaire Les Pédagogues/ HLM Grand Yoff, entrainant l’évacuation à l’infirmerie de l’école d’un élève aux vêtements tachés de sang. Interrogés, les élèves de la classe révélèrent que leur camarade nommé Babacar KANE, né le 20/12/1997 à Dakar, venait de tirer accidentellement avec un pistolet sur son camarade Ababacar FALL, né le 23/04/1998 à Thiès, avant de prendre la fuite en profitant de la sortie massive des élèves à cette heure où la journée était déjà terminée pour le plus grand nombre de classes. D’après les élèves témoins de l'accident, entre leurs deux camarades de classe, il ne s’est agi ni de querelle, ni de dispute ni de bagarre, et le coup de feu serait parti de façon inopinée, comme aboutissement malencontreux d’une controverse entre élèves sur la réalité du pistolet détenu par Babacar KANE et son fonctionnement réel ou supposé. Sur ces entrefaites, une balle s’est échappée bien involontairement; lorsque brusquement elle retenti et atteignit le jeune Ababacar FALL, l’élève Babacar KANE, à la vue du sang, a immédiatement pris la fuite, pris de panique. L'infirmier de l’école a aussitôt pris un taxi pour évacuer d’urgence le blessé à l'Hôpital de Grand-Yoff. Sur place, le service d'urgence lui a demandé de l’acheminer immédiatement à l'hôpital de Fann, ce qui fut fait. Aussitôt après cette évacuation, le directeur des études a informé par téléphone les pères respectifs des deux élèves. Environ un quart d'heure après, le père de l'élève Babacar KANE s'est présenté à l’école, pour s’informer sur le déroulement des faits. Il a alors décidé de se rendre immédiatement à l’hôpital au chevet du blessé, non sans nous avoir confié auparavant qu’il reconnaissait garder un pistolet chez lui, rangé dans un endroit secret et avec autorisation de détention d’arme, ajoutera -t-il. Quant au père de l'élève blessé, il avait rallié directement l'hôpital de Fann.
Admis d’urgence au pavillon de chirurgie cardiovasculaire du CHU de Fann, l'élève blessé a subi plusieurs analyses et examens avant une intervention chirurgicale, tard dans la nuit, qui a permis d’extraire la balle, logée, semble-t-il, dans la zone de l'omoplate. La Direction et le personnel de l’école ainsi que les autorités académiques ont effectué plusieurs visites à l’hôpital, ce qui a donné l’occasion à l’Inspecteur départemental M. Amadou Tidiane SOW représentant le Ministre, M. Madièye MBODJ, déclarant responsable, MM. NIANE et DEME respectivement directeur de l’élémentaire et directeur des études du collège des Pédagogues HLM Grand Yoff, de rendre visite successivement à l’élève Babacar KANE gardé pendant 03 jours au poste de police de Grand Yoff, et à l’élève Ababacar FALL hospitalisé à Fann. Ce dernier, qui n’a en aucun moment perdu son état de conscience, vient de sortir de la salle de soins intensifs ; il va mieux, bien que visiblement affecté. L’opération s’est bien passée et il pourrait récupérer de ses blessures plus ou moins rapidement, pour retourner en classe- tel est du moins le vœu exprimé par ses parents qui ont su garder leur sérénité tout au long de cette douloureuse épreuve.
Le jour même de l’accident, le Conseil supérieur de discipline a pris, à titre de mesure conservatoire, une décision d’exclusion temporaire de l’élève fautif, ce en attendant la sanction finale. Le Déclarant responsable a eu plusieurs entretiens avec, entre autres, le commissaire de police de Grand Yoff, le chef de la Division de l’enseignement privé /MEN, l’Inspecteur départemental de l’éducation et de la formation accompagné de l’inspectrice chargée de la zone de Grand Yoff, le Président de l’Association des Parents d’Elèves, ce pour contribuer à circonscrire les faits et donner des éclairages sur le point de la situation. Dès le lundi 28, le Déclarant responsable et le Directeur des études, accompagnés de surveillants, sont passés dans toutes les classes pour rassurer les enfants quant à l’état de santé de leur camarade blessé, porter à leur connaissance la décision du Conseil supérieur de discipline et le rappel des dispositions du Règlement intérieur, interdisant notamment et punissant toute détention d’une arme quelconque au sein de l’établissement. Une réunion avec les parents d’élèves est prévue dans les prochains jours, afin d’échanger sur la mise à jour du Règlement intérieur, les mesures de renforcement de la sécurité et de la discipline, déjà prises ou envisagées.
Déféré devant le Procureur depuis le lundi 28 janvier, l’élève Babacar KANE attend l’examen de son cas par le tribunal des mineurs, tandis que la justice vient de prononcer à l’encontre de son père, propriétaire de l’arme à feu, une peine d’emprisonnement d’un mois avec sursis + une amende de 100 000 Francs, pour détention d’arme sans autorisation administrative.
En résumé, il ressort de tous les témoignages recueillis que l’incident du vendredi 25 janvier est bien un accident, l’aboutissement d’un jeu d’enfants qui a involontairement mal tourné. Les établissements scolaires du Groupe Les Pédagogues fonctionnent régulièrement depuis 25 ans, dans le calme, la sécurité, la culture de l’effort et de l’excellence ; c’est la première fois qu’un tel accident survient, au grand regret de nous tous, élèves, parents et administration. Il convient d’ailleurs de préciser que jusqu’à cet accident, aucun antécédent en termes d’indiscipline ou de comportement violent n’a jamais été relevé à l’encontre des 02 élèves en question. Les leçons tirées d’ores et déjà permettront de se prémunir davantage. Mais l’école étant un microcosme qui reflète les travers et dysfonctionnements à l’œuvre dans la société, il faut certainement aller plus loin, creuser plus profond, interroger toute la chaine de responsabilités qui interpelle la famille, les enfants, les autorités et administrations scolaires, les enseignants, les médias, l’Etat, la culture et les valeurs, en un mot la société toute entière. C’est au prix d’une telle introspection sans complaisance, ni individuelle ni collective, qu’il sera possible, comme dirait l’autre, de ‘’guérir la maladie pour sauver l’homme’’.
Le Déclarant Responsable
Madièye MBODJ
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