Abdou Mbow n’a pas ménagé la majorité parlementaire. Au cours de son intervention dans l’émission « RFM MATIN » face à Babacar Fall, le député a livré une critique particulièrement sévère de la manière dont les textes législatifs sont élaborés et portés à l’Assemblée nationale.
Pour l’élu, la situation observée actuellement serait sans précédent dans l’histoire politique récente du Sénégal. Il affirme notamment que la majorité parlementaire a déposé à plusieurs reprises des propositions de loi qui, selon son appréciation, n’auraient pas résisté au contrôle du Conseil constitutionnel.
« C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal », a-t-il lancé, avant d’évoquer « trois » propositions de loi et de mettre directement en cause la qualité du travail législatif effectué en amont.
Selon Abdou Mbow, légiférer nécessite davantage que la seule possession d’une majorité à l’Assemblée nationale. Le député estime que les parlementaires doivent prendre le temps d’étudier les dossiers, de rechercher l’expertise nécessaire et de maîtriser les implications des textes qu’ils souhaitent faire adopter.
« Dañu wara jàngi, dañu wara wuti xam-xam, dañu wara xool naka lañuy légiférer », a-t-il déclaré en wolof, insistant sur la nécessité, pour les députés, d’apprendre, de rechercher le savoir et d’examiner sérieusement la manière de légiférer.
Abdou Mbow a également ironisé sur les compétences revendiquées par la majorité. Selon lui, il existe un paradoxe entre l’importance du nombre de cadres dont se réclame le camp au pouvoir et les difficultés qu’il dit constater dans la préparation de certains textes.
« Parce que mënu loo yow, nga nekk majorité parlementaire, nga ne nga am 4 000 cadres, nga ñëw Assemblée nationale, mënu loo defar benn loi bu baax », a-t-il asséné.
En substance, le député estime qu’une majorité qui affirme disposer de milliers de cadres devrait être capable, selon lui, de produire des propositions de loi suffisamment solides sur le plan juridique.
Mais Abdou Mbow va plus loin. Il dit désormais ne plus croire à la possibilité de conseiller ses adversaires politiques. À l’entendre, ces derniers refuseraient d’écouter les mises en garde et souffriraient d’un déficit d’expertise.
« Dootuma leen conseiller, parce que dañio deugueur bopp, ñakk nañu xam-xam, duñu déglu » a-t-il déclaré.
Le responsable parlementaire élargit ensuite sa critique à la gestion générale du pays. Pour lui, les difficultés qu’il dénonce dans le domaine institutionnel ne peuvent être séparées de la situation économique. Abdou Mbow accuse ainsi le pouvoir de fragiliser simultanément l’économie et les institutions.
« Parce que boo déstructurer l’économie du pays, tey bëggé déstructurer li nga xam ne mooy des ci ay institutions… », a-t-il poursuivi.
Dans ce contexte, Abdou Mbow appelle les Sénégalais à rester vigilants. Il considère que la situation dépasse désormais les simples confrontations entre majorité et opposition et devrait, selon lui, interpeller l’ensemble des citoyens.
Le député conclut son intervention sur des accusations particulièrement dures contre ses adversaires politiques.
« Je pense que Sénégalais yépp tey war nañu taxaw, xam ne ñii, non seulement ce sont des populistes, mais ay manipulateurs lañu », a-t-il lancé.
À travers cette sortie, Abdou Mbow place ainsi la question de la compétence législative et de la solidité institutionnelle au cœur de son offensive contre la majorité parlementaire. Une critique qui mêle fonctionnement de l’Assemblée nationale, qualité des textes de loi, expertise des élus et inquiétudes sur la préservation des institutions.
Pour l’élu, la situation observée actuellement serait sans précédent dans l’histoire politique récente du Sénégal. Il affirme notamment que la majorité parlementaire a déposé à plusieurs reprises des propositions de loi qui, selon son appréciation, n’auraient pas résisté au contrôle du Conseil constitutionnel.
« C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal », a-t-il lancé, avant d’évoquer « trois » propositions de loi et de mettre directement en cause la qualité du travail législatif effectué en amont.
Selon Abdou Mbow, légiférer nécessite davantage que la seule possession d’une majorité à l’Assemblée nationale. Le député estime que les parlementaires doivent prendre le temps d’étudier les dossiers, de rechercher l’expertise nécessaire et de maîtriser les implications des textes qu’ils souhaitent faire adopter.
« Dañu wara jàngi, dañu wara wuti xam-xam, dañu wara xool naka lañuy légiférer », a-t-il déclaré en wolof, insistant sur la nécessité, pour les députés, d’apprendre, de rechercher le savoir et d’examiner sérieusement la manière de légiférer.
Abdou Mbow a également ironisé sur les compétences revendiquées par la majorité. Selon lui, il existe un paradoxe entre l’importance du nombre de cadres dont se réclame le camp au pouvoir et les difficultés qu’il dit constater dans la préparation de certains textes.
« Parce que mënu loo yow, nga nekk majorité parlementaire, nga ne nga am 4 000 cadres, nga ñëw Assemblée nationale, mënu loo defar benn loi bu baax », a-t-il asséné.
En substance, le député estime qu’une majorité qui affirme disposer de milliers de cadres devrait être capable, selon lui, de produire des propositions de loi suffisamment solides sur le plan juridique.
Mais Abdou Mbow va plus loin. Il dit désormais ne plus croire à la possibilité de conseiller ses adversaires politiques. À l’entendre, ces derniers refuseraient d’écouter les mises en garde et souffriraient d’un déficit d’expertise.
« Dootuma leen conseiller, parce que dañio deugueur bopp, ñakk nañu xam-xam, duñu déglu » a-t-il déclaré.
Le responsable parlementaire élargit ensuite sa critique à la gestion générale du pays. Pour lui, les difficultés qu’il dénonce dans le domaine institutionnel ne peuvent être séparées de la situation économique. Abdou Mbow accuse ainsi le pouvoir de fragiliser simultanément l’économie et les institutions.
« Parce que boo déstructurer l’économie du pays, tey bëggé déstructurer li nga xam ne mooy des ci ay institutions… », a-t-il poursuivi.
Dans ce contexte, Abdou Mbow appelle les Sénégalais à rester vigilants. Il considère que la situation dépasse désormais les simples confrontations entre majorité et opposition et devrait, selon lui, interpeller l’ensemble des citoyens.
Le député conclut son intervention sur des accusations particulièrement dures contre ses adversaires politiques.
« Je pense que Sénégalais yépp tey war nañu taxaw, xam ne ñii, non seulement ce sont des populistes, mais ay manipulateurs lañu », a-t-il lancé.
À travers cette sortie, Abdou Mbow place ainsi la question de la compétence législative et de la solidité institutionnelle au cœur de son offensive contre la majorité parlementaire. Une critique qui mêle fonctionnement de l’Assemblée nationale, qualité des textes de loi, expertise des élus et inquiétudes sur la préservation des institutions.
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