Le Secrétariat Permanent de AJ/Pads réuni ce mercredi 9 janvier 2013 sous la Présidence de Mamadou Diop Decroix a commencé par évoquer la disparition du Président du Conseil Economique et Social Monsieur Ousmane Masseck Ndiaye homme d’ouverture et de consensus. Il adresse ses vives condoléances à sa famille, au peuple sénégalais tout entier notamment au Khalife Général des mourides pour qui il était un fils et un talibé dévoué ainsi qu'à ses frères de parti. Il a également prié pour que Le Tout Puissant l'accueille en son paradis.
Le SP présente également ces condoléances à la famille de Cheikh Mbaye, un jeune tailleur habitant aux Parcelles Assainies, qui s’est immolé lundi dernier devant les grilles du Palais de la République.
Cette mort tragique devrait conduire les uns et les autres à une réflexion plus poussée sur le phénomène, loin des spéculations politiciennes. En effet, sous Wade, ceux qui s'immolaient étaient présentés comme des martyrs. Aujourd'hui, celui qui s'immole est présenté comme un déficient mental ce que sa famille réfute catégoriquement.
Le Président Macky devrait plutôt se mettre à labourer le champ des urgences ...
Le Sp de And-Jëf/Pads a ensuite apprécié la situation du pays qui reste marquée par une atmosphère délétère de règlements de comptes politiques initié par le pouvoir en place sous couvert de traques de biens mal acquis. L'on ne saurait expliquer autrement les entorses tout à fait inutiles à la constitution de notre pays consistant à faire jouer, à tout prix, au procureur de la cour de répression de l'enrichissement illicite un rôle qui n'est pas le sien. N'est-il pas en effet plus juste et plus simple de passer par la haute cour de justice pour lever, dans les règles de l'art, l'immunité des députés que l'on désire poursuivre ? Le plus gênant dans le contexte actuel, c'est le fait, pour les tenants du régime, de rappeler partout et sans cesse qu'en matière de violation de la loi, ils ne font que suivre la voie tracée par ceux-là qui sont aujourd'hui dans l'opposition. Il y a là, clairement, une volonté d'instrumenter les textes et les institutions dans une dynamique de revanche. Et c'est tout le drame du pays aujourd'hui car, à notre sens, le Président Macky Sall n'a pas été élu pour ça. Il n'a pas été élu pour aller s'empêtrer dans des logiques revanchardes mais pour résoudre les problèmes du pays qui sont nombreux et pressants : l'Ecole est en panne; l'emploi est en panne ; l'énergie est en panne et le coût de la vie grimpe chaque jour que Dieu fait. La pauvreté n'a pas régressé au cours de ces 9 derniers mois mais a plutôt progressé. C'est ce champ des urgences que le Président Sall devrait labourer sans tarder.
.... en recentrant les démarches et les méthodes pour préserver l'image du Sénégal...
Si, en effet, le gouvernement avait enclenché depuis bientôt une année, une offensive résolue et convaincante sur ces différents fronts, alors une politique de traque des biens mal acquis, traque non sélective dans le temps et dans l'espace, serait acceptée, cautionnée et soutenue par l'opinion nationale. Mais il n'en est rien, bien au contraire. Donc, aujourd'hui, comme cela semble déjà s'annoncer, nous sommes en droit de craindre un énorme déballage de part et d'autre, entre de très hauts responsables ayant eu à gérer l'Etat sous le régime de Wade. Si l'on y ajoute, comme le signale un politologue de chez nous, les bombes à fragmentations que le prochain procès de Hissen Habré pourrait faire éclater dans les milieux liés au régime du parti socialiste des années 90 sous Abdou Diouf, alors, autant dire que ce sont des pans entiers de notre échiquier politique qui pourraient être sérieusement touchés et déstabilisés affectant notablement la concentration nécessaire à la gestion des affaires de l'Etat. Perspective hideuse à tous égards. Avons-nous besoin de cela ? Aurons-nous les capacités politiques intrinsèques et l'étoffe nécessaire pour faire face victorieusement, le cas échéant, en maintenant le pays sur la voie de la stabilité et de la paix civile ? Rien n'est moins sûr au vu des tendances lourdes actuelles.
... Et la paix civile.
C'est pour toutes ces raisons qu'à And-Jëf/Pads, nous pensons que le moment de se ressaisir est arrivé. Seul la vérité et la justice peuvent conférer à la force sa légitimité. Une force qui ne repose pas sur la vérité et la justice appelle d'elle-même son contrepoids.
Nous sommes pour que les biens mal acquis soient retrouvés et ramenés dans les caisses de l'Etat si leur existence est avérée. Nous sommes pour un procès de Hissen Habré juste et équitable préservant les intérêts fondamentaux du peuple Tchadien. Mais nous pensons aussi que c'est dans le calme, la sérénité et l'esprit de responsabilité que ces dossiers difficiles pourront être traités sans dommage pour notre pays et son image. Hélas, si les orientations et les pratiques en cours persistent, il ne sera laissé d'autres choix à ceux qui se soucient réellement du sort de notre pays que la lutte.
Dakar ce mercredi 9 janvier 2013. Le secrétariat permanent
Le SP présente également ces condoléances à la famille de Cheikh Mbaye, un jeune tailleur habitant aux Parcelles Assainies, qui s’est immolé lundi dernier devant les grilles du Palais de la République.
Cette mort tragique devrait conduire les uns et les autres à une réflexion plus poussée sur le phénomène, loin des spéculations politiciennes. En effet, sous Wade, ceux qui s'immolaient étaient présentés comme des martyrs. Aujourd'hui, celui qui s'immole est présenté comme un déficient mental ce que sa famille réfute catégoriquement.
Le Président Macky devrait plutôt se mettre à labourer le champ des urgences ...
Le Sp de And-Jëf/Pads a ensuite apprécié la situation du pays qui reste marquée par une atmosphère délétère de règlements de comptes politiques initié par le pouvoir en place sous couvert de traques de biens mal acquis. L'on ne saurait expliquer autrement les entorses tout à fait inutiles à la constitution de notre pays consistant à faire jouer, à tout prix, au procureur de la cour de répression de l'enrichissement illicite un rôle qui n'est pas le sien. N'est-il pas en effet plus juste et plus simple de passer par la haute cour de justice pour lever, dans les règles de l'art, l'immunité des députés que l'on désire poursuivre ? Le plus gênant dans le contexte actuel, c'est le fait, pour les tenants du régime, de rappeler partout et sans cesse qu'en matière de violation de la loi, ils ne font que suivre la voie tracée par ceux-là qui sont aujourd'hui dans l'opposition. Il y a là, clairement, une volonté d'instrumenter les textes et les institutions dans une dynamique de revanche. Et c'est tout le drame du pays aujourd'hui car, à notre sens, le Président Macky Sall n'a pas été élu pour ça. Il n'a pas été élu pour aller s'empêtrer dans des logiques revanchardes mais pour résoudre les problèmes du pays qui sont nombreux et pressants : l'Ecole est en panne; l'emploi est en panne ; l'énergie est en panne et le coût de la vie grimpe chaque jour que Dieu fait. La pauvreté n'a pas régressé au cours de ces 9 derniers mois mais a plutôt progressé. C'est ce champ des urgences que le Président Sall devrait labourer sans tarder.
.... en recentrant les démarches et les méthodes pour préserver l'image du Sénégal...
Si, en effet, le gouvernement avait enclenché depuis bientôt une année, une offensive résolue et convaincante sur ces différents fronts, alors une politique de traque des biens mal acquis, traque non sélective dans le temps et dans l'espace, serait acceptée, cautionnée et soutenue par l'opinion nationale. Mais il n'en est rien, bien au contraire. Donc, aujourd'hui, comme cela semble déjà s'annoncer, nous sommes en droit de craindre un énorme déballage de part et d'autre, entre de très hauts responsables ayant eu à gérer l'Etat sous le régime de Wade. Si l'on y ajoute, comme le signale un politologue de chez nous, les bombes à fragmentations que le prochain procès de Hissen Habré pourrait faire éclater dans les milieux liés au régime du parti socialiste des années 90 sous Abdou Diouf, alors, autant dire que ce sont des pans entiers de notre échiquier politique qui pourraient être sérieusement touchés et déstabilisés affectant notablement la concentration nécessaire à la gestion des affaires de l'Etat. Perspective hideuse à tous égards. Avons-nous besoin de cela ? Aurons-nous les capacités politiques intrinsèques et l'étoffe nécessaire pour faire face victorieusement, le cas échéant, en maintenant le pays sur la voie de la stabilité et de la paix civile ? Rien n'est moins sûr au vu des tendances lourdes actuelles.
... Et la paix civile.
C'est pour toutes ces raisons qu'à And-Jëf/Pads, nous pensons que le moment de se ressaisir est arrivé. Seul la vérité et la justice peuvent conférer à la force sa légitimité. Une force qui ne repose pas sur la vérité et la justice appelle d'elle-même son contrepoids.
Nous sommes pour que les biens mal acquis soient retrouvés et ramenés dans les caisses de l'Etat si leur existence est avérée. Nous sommes pour un procès de Hissen Habré juste et équitable préservant les intérêts fondamentaux du peuple Tchadien. Mais nous pensons aussi que c'est dans le calme, la sérénité et l'esprit de responsabilité que ces dossiers difficiles pourront être traités sans dommage pour notre pays et son image. Hélas, si les orientations et les pratiques en cours persistent, il ne sera laissé d'autres choix à ceux qui se soucient réellement du sort de notre pays que la lutte.
Dakar ce mercredi 9 janvier 2013. Le secrétariat permanent
Autres articles
-
Agnam protège « ses terres » et ferme ses portes à Amafrique SA : Une journée de prière sacrée, zéro voiture, pas même pour le maire, Farba Ngom
-
ALERTE ROUGE AUX AUTORITÉS ET AUX PARENTS ( Par Souleymane Ly )
-
Séparation des pouvoirs, Cour constitutionnelle : Ce que prévoit la réforme constitutionnelle introduite par le Pastef
-
KOLDA : Coupures intempestives d'eau...
-
Position de l’assemblée sur la révision constitutionnelle : Aldiouma Sow dénonce « un vol de paternité et une manœuvre clanique pour défier le président Diomaye




