VIIIe Symposium de Gorée Institute : Des universitaires « cherchent » des solutions face à la recrudescence des coups d’Etat en Afrique

Les crises politiques qui secouent l’Afrique, particulièrement l’Afrique de l’Ouest ont été une source de motivation pour les organisations de la Société Civile, des Universitaires, chercheurs, de discuter sur les causes de cette crise profonde, mais également, d'essayer d’apporter des solutions concrètes.


VIIIe Symposium de Gorée Institute : Des universitaires « cherchent » des solutions  face à la recrudescence des coups d’Etat en Afrique
Les crises politiques qui secouent l’Afrique, particulièrement l’Afrique de l’Ouest ont été une source de motivation pour les organisations de la Société Civile, des Universitaires, chercheurs, de discuter sur les causes de cette crise profonde, mais également, d'essayer d’apporter des solutions concrètes. C’est ainsi, que des praticiens se sont réunis autour d’un Symposium annuel de deux jours, ce mercredi et jeudi 9 Novembre, à l’Institut Panafricain, Gorée Institute, autour du thème : « Les crises politiques et institutionnelles en Afrique de l’Ouest : quelles réponses pour la paix et la stabilité ?».

D’éminents professeurs et autres autorités étatiques et organisations qui luttent pour la paix et la stabilité sociale, ont pris part à cette VIIIe édition du Symposium de Gorée Institute, dont le maire de Gorée, Me Augustin Senghor. Pour ce dernier, les participants doivent mieux organiser les solutions.
« Aujourd’hui, nous sommes tous là, pour débattre d’un thème assez particulier, qui touche aux crises, politiques et institutionnelles en Afrique de l’Ouest et il s’agira pour les participants de réfléchir sur les réponses à ses crises, qui se sont généralisées, un peu dans les tous pays de l’espace , ouest-africain, mais aussi essayer de voir quelles en sont les causes, les raisons, afin de mieux organiser les solutions et il est important au moment où dans beaucoup de pays de l’Afrique de l’Ouest, nos sociétés sont en proies à des crises profondes généralement politiques liées aux élections ou des changement de régime avec le changement de régime militaire sous le verrou de crise politique mais aussi aux situations liés au manque de démocratie, l’intégrisme religieux qui se développe »,  a soutenu le maire de Gorée, Me Augustin Senghor.

D’après lui, c’est « autant de facteurs qui font qu’il est nécessaire que des professeurs d’université, certains organismes connus pour la lutte pour la paix, les droits de l’homme se retrouvent pour réfléchir à ce sujet. Il est important que nos dirigeants puissent s’inspirer de ces réflexions pour que la paix et la stabilité puissent revenir », souligne Me Augustin Senghor.

Participant à ce symposium, Maurice Soudieck Dione, professeur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis de déclarer : « Nous avons trois (3) chantiers à savoir la pacification et la rationalisation des règles relatives à la conquête à l’exercice, et la transmission du pouvoir politique. L’autre aspect, c’est le renforcement de l’Etat de droit avec la prise en charge des préoccupations des populations à travers une gouvernance transparente inclusive qui met les préoccupations des populations au cœur de l’action publique et politique. Mais quand on est dans une logique de manipulation de l’action publique de prédation des ressources de l’Etat cela dans un contexte de crise, de malaise de l’Etat et de pauvreté aussi, cela peut être une source dangereuse de tension », alerte l’universitaire.

« Nous remarquons, qu’il y a une recrudescence de coups d’Etat, malheureusement, tous les coups d’Etat sont des ruptures constitutionnelles, qui ne font pas partie des règles démocratiques.  Le militaire est là pour la sécurisation, pour le maintien de l’ordre mais il n’est pas là, pour le pouvoir politique. Soit, il s’y associe, mais il n’est pas là pour la chose. Mais, ces derniers temps, on constate que les coups d’Etat sont ovationnés, acclamés par les tueries de par le monde. Nous disons, qu’il faut que nous cherchions, ce qui se passe : est-ce que les coups d’Etats riment désormais avec la démocratie que nous avons promis avec les discours… depuis 1990 », a fait savoir M. Régis Aniglo Kossivi, de Gorée Institute.
Vendredi 10 Novembre 2023
Dakaractu




Dans la même rubrique :