Dans un communiqué daté du 28 octobre 2026, le Bureau exécutif national du SYTJUST informe avoir déposé un préavis de grève auprès du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public. Le syndicat entend ainsi obtenir une application concrète des engagements pris par le Gouvernement envers les travailleurs de la Justice.
L’organisation syndicale rappelle que le protocole d’accord du 7 août 2025 a été signé entre le Gouvernement et les syndicats du secteur, notamment le SYTJUST et l’Union nationale des travailleurs de la Justice (UNTJ). Depuis cette signature, elle affirme avoir privilégié le dialogue. Toutefois, selon elle, les différentes rencontres avec les services administratifs concernés n’ont pas permis d’aboutir à des solutions satisfaisantes.
Le principal point de désaccord porte sur le mode de reclassement des travailleurs ayant suivi une formation au Centre de formation judiciaire (CFJ). Le SYTJUST conteste l’approche fondée sur « l’indice égal ou immédiatement supérieur », estimant qu’elle risque de porter atteinte à l’ancienneté professionnelle des agents concernés et de compromettre la continuité de leurs carrières.
Pour le syndicat, ce dossier dépasse les seules considérations techniques et administratives. Il nécessite des arbitrages gouvernementaux ainsi que l’ouverture de négociations permettant de préserver les droits et les intérêts des travailleurs.
Le SYTJUST interpelle également les autorités sur la situation des agents non fonctionnaires appelés à intégrer le corps des assistants des greffes et parquets. Il demande la préservation de leur ancienneté acquise, la rétroactivité des reclassements et le paiement des rappels de différentiels de salaire qu’il estime dus au titre du retard enregistré depuis juillet 2018.
À ces revendications s’ajoutent le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans et la valorisation des indemnités des administrateurs des greffes, des greffiers et des assistants des greffes et parquets.
Malgré ce préavis, le SYTJUST assure rester ouvert au dialogue. Il présente sa démarche comme un moyen d’amener le Gouvernement à donner une suite concrète aux engagements souscrits, tout en rappelant que la préservation de la paix sociale dans la Justice repose sur la confiance et le respect de la parole donnée.
Le syndicat se réserve néanmoins le droit de déclencher des mouvements de grève à l’expiration du délai de préavis de trente jours, si aucune avancée significative n’est enregistrée. Il se dit disponible pour toute initiative gouvernementale sérieuse susceptible de déboucher sur un accord satisfaisant.
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