Une relation de confiance familiale s’est transformée en affaire judiciaire à Touba. T. Diop, 24 ans, avait été embauché comme vendeur dans la quincaillerie de son oncle paternel, Youssou Diop, à la demande de sa mère. Selon L’Observateur, il aurait ensuite monté une combine avec M. Diagne, un charretier âgé de 56 ans.
Le mécanisme décrit devant le tribunal était relativement simple. T. Diop enregistrait d’importantes commandes de matériaux de construction puis les validait comme étant « payées et livrées ». M. Diagne prenait ensuite en charge la marchandise pour aller la revendre.
Le produit des ventes était ensuite partagé entre les deux hommes, à l’insu du propriétaire de la quincaillerie. La pratique aurait duré plusieurs mois.
Le stratagème aurait été découvert après l’annulation d’une commande portant sur 250 000 francs CFA. T. Diop aurait demandé à M. Diagne de restituer l’argent correspondant. Cette situation aurait intrigué le gérant, qui s’est rendu dans son magasin de stockage.
Sur place, Youssou Diop aurait constaté que la marchandise correspondant à la commande avait bien été enlevée et considérée comme livrée alors même que l’opération avait été annulée. Interrogé à l’écart, son neveu aurait fini par reconnaître les faits.
Le propriétaire a alors fermé temporairement son commerce afin de procéder à un inventaire complet. Le déficit découvert s’est chiffré à plusieurs millions de francs CFA. Furieux, il s’est rendu au Commissariat spécial de Touba pour déposer plainte contre son neveu et le charretier.
Devant le juge des flagrants délits, les deux prévenus ont tenté de se renvoyer la responsabilité.
T. Diop, en larmes, a affirmé que M. Diagne lui aurait un jour demandé combien il gagnait comme salaire. Après avoir répondu qu’il percevait 60 000 francs CFA, le charretier lui aurait dit qu’il ne recevait que « des miettes » et qu’il pourrait gagner jusqu’à dix fois plus en s’associant avec lui.
M. Diagne a vigoureusement contesté cette version. Il a soutenu qu’il n’était qu’un charretier chargé de livrer les marchandises et que le jeune homme avait tout planifié. Il a néanmoins reconnu avoir fini par participer après avoir commencé à tirer d’importants profits du système, tout en exprimant ses regrets devant le tribunal.
Me Cheikh Ngom, avocat de la partie civile, a réclamé 20 millions de francs CFA en dommages et intérêts. Le parquet a requis deux ans d’emprisonnement ferme contre chacun des prévenus, estimant qu’ils avaient agi en connaissance de cause et que l’abus de confiance était caractérisé.
La défense a demandé la clémence en faisant notamment valoir qu’il s’agissait de primo-délinquants.
Le tribunal a finalement retenu l’abus de confiance. M. Diagne a été condamné à deux années d’emprisonnement ferme, tandis que T. Diop a écopé de huit mois ferme.
Les deux hommes devront également verser solidairement 20 millions de francs CFA à Youssou Diop, constitué partie civile. Une affaire qui illustre la manière dont un mécanisme reposant sur de simples manipulations de bons de commande peut provoquer des pertes considérables lorsqu’il se développe dans un environnement fondé sur la confiance.
Le mécanisme décrit devant le tribunal était relativement simple. T. Diop enregistrait d’importantes commandes de matériaux de construction puis les validait comme étant « payées et livrées ». M. Diagne prenait ensuite en charge la marchandise pour aller la revendre.
Le produit des ventes était ensuite partagé entre les deux hommes, à l’insu du propriétaire de la quincaillerie. La pratique aurait duré plusieurs mois.
Le stratagème aurait été découvert après l’annulation d’une commande portant sur 250 000 francs CFA. T. Diop aurait demandé à M. Diagne de restituer l’argent correspondant. Cette situation aurait intrigué le gérant, qui s’est rendu dans son magasin de stockage.
Sur place, Youssou Diop aurait constaté que la marchandise correspondant à la commande avait bien été enlevée et considérée comme livrée alors même que l’opération avait été annulée. Interrogé à l’écart, son neveu aurait fini par reconnaître les faits.
Le propriétaire a alors fermé temporairement son commerce afin de procéder à un inventaire complet. Le déficit découvert s’est chiffré à plusieurs millions de francs CFA. Furieux, il s’est rendu au Commissariat spécial de Touba pour déposer plainte contre son neveu et le charretier.
Devant le juge des flagrants délits, les deux prévenus ont tenté de se renvoyer la responsabilité.
T. Diop, en larmes, a affirmé que M. Diagne lui aurait un jour demandé combien il gagnait comme salaire. Après avoir répondu qu’il percevait 60 000 francs CFA, le charretier lui aurait dit qu’il ne recevait que « des miettes » et qu’il pourrait gagner jusqu’à dix fois plus en s’associant avec lui.
M. Diagne a vigoureusement contesté cette version. Il a soutenu qu’il n’était qu’un charretier chargé de livrer les marchandises et que le jeune homme avait tout planifié. Il a néanmoins reconnu avoir fini par participer après avoir commencé à tirer d’importants profits du système, tout en exprimant ses regrets devant le tribunal.
Me Cheikh Ngom, avocat de la partie civile, a réclamé 20 millions de francs CFA en dommages et intérêts. Le parquet a requis deux ans d’emprisonnement ferme contre chacun des prévenus, estimant qu’ils avaient agi en connaissance de cause et que l’abus de confiance était caractérisé.
La défense a demandé la clémence en faisant notamment valoir qu’il s’agissait de primo-délinquants.
Le tribunal a finalement retenu l’abus de confiance. M. Diagne a été condamné à deux années d’emprisonnement ferme, tandis que T. Diop a écopé de huit mois ferme.
Les deux hommes devront également verser solidairement 20 millions de francs CFA à Youssou Diop, constitué partie civile. Une affaire qui illustre la manière dont un mécanisme reposant sur de simples manipulations de bons de commande peut provoquer des pertes considérables lorsqu’il se développe dans un environnement fondé sur la confiance.
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