Signature d’un important contrat : Trêve de guerre nucléaire entre la France et la Chine


C’est connu ! Le principal concurrent de Areva pour l’exploitation de l’uranium nigérien est China National Nuclear Corporation, mère de la Sonima, troisième après les Français. Preuve qu’en affaires, il n’y a ni amis, ni ennemis, au deuxième jour de la visite d’Etat de Emmanuel Macron en Chine, il a été conclu un important mémorandum pour un accord commercial ». Ledit accord porte sur la construction par Areva d’une usine de traitement des combustibles nucléaires usagés. Le marché serait très juteux et devrait permettre à l’entreprise française, qui traverse une crise depuis quelques années, de souffler un peu. Pour mémoire, à 6%, la Chine, premier consommateur énergétique mondial, compte sur le nucléaire dans le cadre d’une politique de mix-énergétique.

« La Chine est en train de poursuivre sa stratégie de développement économique et, compte tenu de la taille de ce marché, cela a un impact sur toute la mondialisation. Le devoir de la France est de bien comprendre ces mouvements (...). Cela suppose une France forte : si la France ne sait pas s’adapter, elle sera effacée » », dira le chef de l’Etat français, un brin réaliste.

Areva, deuxième producteur mondial d’uranium, tire 40 % de ses ressources du Niger, où elle jouit d’une situation de quasi-monopole depuis les indépendances. Elle y est présente à travers la Somaïr et la Cominak dont elle détient respectivement 63,6 et 34 % de leurs actions.
Mardi 9 Janvier 2018
Dakaractu




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