Ce jeudi 15 octobre, le journal L'Observateur, dans sa Une du jour, est revenu sur le dossier du PSD en titrant : « Enquête sur un financement de 453 milliards FCFA, deux anciens DG du FERA devant le Pool Judiciaire ». Il faut savoir que cette affaire avait été soulevée il y a quelques jours par Dakaractu dans une enquête composée d'une série d'articles documentés. Dans son article du jour, le journal dakarois explique que l'affaire a été gérée dans la plus grande discrétion et que les deux anciens DG du FERA, Mamadou Faye et Pape Ibrahima Faye, sont poursuivis dans le cadre de l'affaire du financement du Programme spécial de désenclavement (PSD) et qu'ils ont fait face au collège des juges d'instruction du PJF. L'un d'eux, en l'occurrence Mamadou Faye, aurait même versé une caution de plus de 200 millions pour éviter la prison face aux juges du PJF. Les enquêtes du PJF portent sur le circuit qu'aurait pris l'argent des paiements d'un montant de 95 milliards reçus du prêt.
Le journal évoque aussi les interrogations du Pool judiciaire sur le fait que l'argent reçu, en l'occurrence un premier décaissement de 95 milliards, n'aurait pas été directement versé au Trésor public et aurait transité par des sociétés intermédiaires. Le circuit de décaissement, les commissions éventuelles, un DAT (dépôt à terme) sur l'argent, les intérêts reçus de ce DAT et la destination finale des fonds constituent des points essentiels à éclaircir. Pour rappel, dans un des articles sur le dossier spécial PSD, Dakaractu avait expliqué comment le banquier Moustapha Sow a encaissé 95 milliards destinés au Trésor public. L'enquête indique clairement que Moustapha Sow a « indûment encaissé » ce montant avec la complicité de son associé britannique, Paul Woodman. En effet, ce dernier, via une société basée à Londres (ASGC UK), a reçu du gouvernement britannique un crédit export d'un montant de 774 millions d'euros (environ 507 milliards de francs CFA) à travers la banque japonaise MUFG UK.
Au lieu d'être versé directement dans les livres du Trésor public sénégalais, l'argent est arrivé dans les comptes d'ASGC Sénégal, une entité créée et détenue par Moustapha Sow au moment des faits. Les fonds ont d'ailleurs emprunté un circuit complexe avant d'arriver dans le compte ouvert par la société dakaroise de Sow à la FBNBank. De plus, le banquier a créé plusieurs sociétés à l'étranger pour se faire payer par ses partenaires de Londres.
Depuis l'ouverture de cette information judiciaire concernant le PSD avec le FERA et SF Capital, le banquier a quitté le pays et refuse jusqu'à maintenant de venir répondre sur les dossiers le concernant ainsi que ses sociétés, préférant envoyer ses avocats pour répondre à sa place.
Le journal évoque aussi les interrogations du Pool judiciaire sur le fait que l'argent reçu, en l'occurrence un premier décaissement de 95 milliards, n'aurait pas été directement versé au Trésor public et aurait transité par des sociétés intermédiaires. Le circuit de décaissement, les commissions éventuelles, un DAT (dépôt à terme) sur l'argent, les intérêts reçus de ce DAT et la destination finale des fonds constituent des points essentiels à éclaircir. Pour rappel, dans un des articles sur le dossier spécial PSD, Dakaractu avait expliqué comment le banquier Moustapha Sow a encaissé 95 milliards destinés au Trésor public. L'enquête indique clairement que Moustapha Sow a « indûment encaissé » ce montant avec la complicité de son associé britannique, Paul Woodman. En effet, ce dernier, via une société basée à Londres (ASGC UK), a reçu du gouvernement britannique un crédit export d'un montant de 774 millions d'euros (environ 507 milliards de francs CFA) à travers la banque japonaise MUFG UK.
Au lieu d'être versé directement dans les livres du Trésor public sénégalais, l'argent est arrivé dans les comptes d'ASGC Sénégal, une entité créée et détenue par Moustapha Sow au moment des faits. Les fonds ont d'ailleurs emprunté un circuit complexe avant d'arriver dans le compte ouvert par la société dakaroise de Sow à la FBNBank. De plus, le banquier a créé plusieurs sociétés à l'étranger pour se faire payer par ses partenaires de Londres.
Depuis l'ouverture de cette information judiciaire concernant le PSD avec le FERA et SF Capital, le banquier a quitté le pays et refuse jusqu'à maintenant de venir répondre sur les dossiers le concernant ainsi que ses sociétés, préférant envoyer ses avocats pour répondre à sa place.
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