Abdou Nguèr est enfin libre. Il était temps !
Cette liberté retrouvée ne saurait cependant effacer le scandale de sa détention.
Condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme, il aura pourtant passé près de sept mois derrière les barreaux.
Autrement dit, la détention préventive aura été plus longue que la peine prononcée. Voilà le symbole d’une justice qui confond désormais la procédure et la punition.
Le 17 avril 2025, un mandat de dépôt fut décerné contre lui pour avoir trop parlé, trop pensé, trop dérangé.
Pendant qu’il retrouve l’air libre, d’autres continuent d’attendre, privés de justice autant que de liberté.
Badara Gadiaga croupit en détention préventive depuis le 14 juillet 2025.
Soya Diagne subit le même sort depuis le 16 octobre 2025.
Tous deux paient le prix de leurs opinions, dans un silence institutionnel inquiétant.
Leur sort ainsi que d’autres détenus illustre une dérive profonde.
Cette dérive mine la crédibilité même de notre justice.
La détention préventive est censée protéger l’enquête et non punir l’expression. Elle doit être encadrée, brève, strictement motivée. En réalité, elle sert souvent de condamnation anticipée, imposée sans jugement, comme pour rappeler que le pouvoir ne tolère pas la contestation.
La libération d’Abdou Nguèr est donc à la fois une victoire morale et un signal d’alarme.
Victoire, parce qu’un homme libre retrouve sa dignité.
Alerte, parce que d’autres continuent de payer le prix du silence imposé.
Lorsque la prison précède le jugement, c’est la justice elle-même qui devient coupable.
Bienvenue à la liberté, Abdou Nguèr.
Que la lumière de sa libération éclaire encore les cellules où attendent ceux qui attendent d’être jugés.
Thierno Bocoum
Président AGIR-les leaders
Cette liberté retrouvée ne saurait cependant effacer le scandale de sa détention.
Condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme, il aura pourtant passé près de sept mois derrière les barreaux.
Autrement dit, la détention préventive aura été plus longue que la peine prononcée. Voilà le symbole d’une justice qui confond désormais la procédure et la punition.
Le 17 avril 2025, un mandat de dépôt fut décerné contre lui pour avoir trop parlé, trop pensé, trop dérangé.
Pendant qu’il retrouve l’air libre, d’autres continuent d’attendre, privés de justice autant que de liberté.
Badara Gadiaga croupit en détention préventive depuis le 14 juillet 2025.
Soya Diagne subit le même sort depuis le 16 octobre 2025.
Tous deux paient le prix de leurs opinions, dans un silence institutionnel inquiétant.
Leur sort ainsi que d’autres détenus illustre une dérive profonde.
Cette dérive mine la crédibilité même de notre justice.
La détention préventive est censée protéger l’enquête et non punir l’expression. Elle doit être encadrée, brève, strictement motivée. En réalité, elle sert souvent de condamnation anticipée, imposée sans jugement, comme pour rappeler que le pouvoir ne tolère pas la contestation.
La libération d’Abdou Nguèr est donc à la fois une victoire morale et un signal d’alarme.
Victoire, parce qu’un homme libre retrouve sa dignité.
Alerte, parce que d’autres continuent de payer le prix du silence imposé.
Lorsque la prison précède le jugement, c’est la justice elle-même qui devient coupable.
Bienvenue à la liberté, Abdou Nguèr.
Que la lumière de sa libération éclaire encore les cellules où attendent ceux qui attendent d’être jugés.
Thierno Bocoum
Président AGIR-les leaders
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