Salikégné (Kolda) : Formation des sentinelles juridiques sur le protocole de Maputo en zone frontalière…


Salikégné (Kolda) : Formation des sentinelles juridiques sur le protocole de Maputo en zone frontalière…
Une série d’ateliers s’est tenue à Salikégné, commune frontalière à la Guinée Bissau sur l’article 14 du protocole de Maputo, organisée par l’association Cœurs Unis financée par le partenaire Afya Na Haki, une Institution basée en Ouganda. Ainsi, il s’agit d’outiller ces derniers sur la médiation communautaire en cas de crise notamment les sentinelles juridiques (badiénou gox, matronnes, filles championnes, responsables GPF) et la redynamisation des comités de protection de l’enfant (CVPE/CQPE).
 
D’abord, une session de deux jours réunissait 30 participants « sentinelles juridiques » composés de badiénou gox, de leaders de GPF, d’accoucheuses traditionnelles (matrones) et de filles championnes à la médiation de crise et à l’identification des signes précoces de grossesses forcées au sein de la communauté dans les zones frontalières, en mettant l’accent sur les « succès juridiques » réels (anonymes) pour démontrer que la loi est efficace.
 
La deuxième session d’une journée visait à revitaliser 15 CVPE des communes de Coumbacara, de Salikégné et de Guiro Yéro Bocar. Chacun des 15 CVPE CQPE a présenté trois responsables que sont le Président (Chef de villageois ou chef de quartier). 45 participants devraient renouer avec leurs fonctions.
Les femmes comme vecteurs de changement sociaux et culturels ont été formées sur la médiation de crise dans leur communauté en zone frontalière. Ainsi, cette capacitation entre dans le cadre d’une meilleure prise en charge des questions liées à la violence basée sur le genre en particulier les cas de viols d’inceste, les mariages d’enfants, les grossesses précoces entre autres.
 
Dans la même optique, les comités villageois de protection de l’enfant (CVPE) et Comités de Quartier pour la protection des enfants (CQPE) des communes de Coumbacara, Salikégné et Guiré Yoro Bocar, longtemps en léthargie, ont été redynamisés. Dans cette optique, le protocole de Maputo a fait l’objet d’explication détaillée auprès des médiateurs et médiatrices de crise au niveau communautaire ainsi que la convention relative aux droits de l’enfant.
 
Soutenue financièrement par l’Instution Afya Na Haki, l’association « cœurs unis » s’inscrit dans cette dynamique avec son expertise pour une lutte efficace contre les VBG en zone rurale et transfrontalière. D’ailleurs, ce renforcement de capacités est le fruit conjugué de partenaires sociaux comme le centre conseil ado, l’AEMO.
 
Ces hommes et femmes outillés devront démultiplier la formation au sein de leur communauté tout en restant des sentinelles d’alerte et de veille. En ce sens, l’article 14 du protocole de Maputo signée le 11 juillet 2003 et la convention relative aux droits des enfants devront leur servir d’outil de référence.
 
Dans la même veine, les comités de protection de l’enfant ont fait l’objet de diagnostic sur les difficultés liées à leur fonctionnement. À l’issue des échanges, les CVPE présents ont fini par élaborer un plan d’action qui leur permettrait de redémarrer les activités.
 
 
 
Mercredi 30 Septembre 2026
Madou Diallo



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