Des pays africains réclament une place à la table où se réunissent les grandes puissances et la Chine se voit bien être celle qui leur tire la chaise. Le ministre des Affaires étrangères voudrait davantage de pouvoir pour les pays en développement et, pour cela, Wang Yi met en avant une réforme du Conseil de sécurité, avec une priorité en tête : c’est de répondre aux aspirations africaines.
Un terrain porteur pour la Chine : pour le moment, aucun pays africain n’a de siège permanent alors que le continent en demande au moins deux, avec droit de veto possible.
Or, Pékin se présente comme le porte-parole et défenseur de pays du Sud global qui estiment ne pas avoir voix au chapitre lorsqu’il s’agit de décisions mondiales.
Rallier à sa vision de l’ordre international
Une façon aussi pour Pékin de rallier à sa propre vision de l’ordre international.
Jusqu’où cela peut aller ? Wang Yi ne propose aucun candidat africain et ne précise pas quels pouvoirs pourraient être accordés aux nouveaux arrivants.
Toute réforme doit, dans tous les cas, obtenir l’accord des cinq membres permanents, dont la Chine fait partie.
Si Pékin promet de faire entendre les pays du Sud global, la répartition du pouvoir reste toutefois encore à négocier.
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