Demolition men! (Par ABC)


Demolition men! (Par ABC)
Le temps des polémiques est le leur. Ce temps est celui du régime en place, fracassé, aujourd’hui, en deux segments qui se regardent en chients de faïence. Ce temps des polémiques est celui des blocs Sonko d’un côté et Diomaye, de l’autre. 

Qu’est ce que le peuple gagne, maintenant, dans ces palabres et combines politiciennes? Lui, au moins, est conscient des enjeux du moment. Il est pour le travail et non pour l’insupportable bruit, provenant des tonneaux vides, qui font office de gouvernants et de parlementaires. 

Ce peuple de vaillants Sénégalais a vu la différence entre ceux qui étaient à son service et ceux qui polémiquent depuis trois ans. Il regrette Macky Sall et appelle de tous ses vœux, au retour de l’ancien chef de l’Etat. Cela n’est plus un secret. Dans les médias, les chaumières, les endroits publics et partout, la demande est la même: que Macky Sall revienne, maintenant qu’il n’est plus en course pour l’ONU. 

Notre pays n'a pas besoin d'un pouvoir qui passe son temps à s'expliquer. Il a besoin d'un pouvoir qui construit. Il a aussi besoin d’un cadre où une loi de finance rectificative bloquée, ne transforme l’Assemblée nationale en théâtre de véhémentes joutes verbales. Alors qu’au même moment, le gouvernement fait du communicationisme plus qu'il n'agit. C’est cela le quotidien depuis l’avènement des nouvelles autorités. 

Pendant qu'ils polémiquent entre eux, qui s'occupe du Sénégal, de notre avenir, de l’avenir de la nation et de celui de nos enfants? Le constat est, tout de même, triste: ils avaient promis la rupture, on a eu la bagarre. Ils avaient promis de baisser les prix, on a eu la hausse des taxes. Ils avaient promis un mieux être pour le peuple, on manœuvre à régler des comptes. En somme, le Sénégal, notre beau et paisible pays, est en train d'être démoli par des aventuriers. 

En lieu et place de la gouvernance, ils nous proposent la démolition. 
Ils déstructurent et déconstruisent les acquis obtenus depuis l’indépendance. Aucun segment n’est épargné. 
Les entreprises, du fait de redressements fiscaux politiques, sont presque toute à terre.
 La paix sociale se retrouve rudement secouée par ces dirigeants sans visions ni expertises, si ce n’est leur destructrice capacité à monter les Sénégalais les uns contre les autres. 

À bientôt trois années d’exercice du pouvoir, qu’est ce que Diomaye-Sonko a construit? Qu’est ce qu’il a apporté? Absolument rien! Au contraire, il a fait chuter drastiquement le pouvoir d’achat des familles et enlever tout espoir aux jeunes. La crédibilité du pays a l’international, n’en parlons même pas. 
Le pays se retrouve plongé dans un cirque permanent par ces apprentis hommes d’Etat qui sèment partout, la haine et la vengeance. Pensant sans doute, que c’est ainsi qu’on construit un pays et une nation. 

En vérité, ce pouvoir (Kiraay-Pastef) vit dans l'agitation permanente, cherchant à occuper toutes les places par des coups d'éclat. Il en a fait sa marque de fabrique, il enchaîne les déclarations souvent polémiques, pose des actes désordonnés et organise la gouvernance des affaires publiques dans une perspective réduisant tout à leurs humeurs personnelles du moment.  Ousmane Sonko, pour sa part, est un cas atypique. Il pose presque toujours des actes sans trop d’égards pour l’intérêt général. Il multiplie les annonces à l'emporte-pièce, pour indiquer l’adoption de réformes ou le vote de nouvelles lois, toutes taillées sur mesure, pour la satisfaction d’intérêts particularistes. Il fait de son action politique un happening permanent, imposant, à un rythme effréné, une actualité nouvelle pour signifier qu'il est partout, qu'il est hyper-réactif, qu'il entend apporter au plus vite des solutions aux désordres apparus ça et là. Et tant pis si une partie de ce qui est dit se révèle être un pur effet d'annonce. 

Alioune Badara Coulibaly 
Porte parole APR
Lundi 26 Octobre 2026
Dakaractu



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