Lors de la conférence de presse de Kiiraay, le Superviseur général adjoint chargé des maires dudit Parti, Mamadou Thiaw, par ailleurs maire de Tassette, a saisi cette occasion pour lancer un appel à la responsabilité des députés, à la suite du rejet de la Loi de finances rectificative (LFR).
"Au-delà des divergences politiques, ce vote soulève une question fondamentale : celle de la protection des acquis sociaux et de la continuité des investissements indispensables au bien-être des Sénégalais. Face à cette situation, tous les maires de Kiiraay ont pris leurs responsabilités en interpellant, dans leurs départements respectifs, les députés de l’Assemblée nationale. À travers des communiqués de presse, ils les ont appelés à mesurer les conséquences de leur vote et à agir dans l’intérêt supérieur des populations. Cette démarche traduit notre engagement collectif à défendre les préoccupations des citoyens et à veiller à la préservation des politiques publiques essentielles", a-t-il lancé.
Le directeur général de l'ANAM d'ajouter : " Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le nombre de ménages bénéficiaires des bourses de sécurité familiale est passé de 355 013 en 2024 à 469 497 en 2026, pour une enveloppe annoncée de 70 milliards de FCFA. À cela s’ajoutent les crédits prévus pour les infrastructures sanitaires, le Grand Transfert d’Eau, l’éducation et le désenclavement de nos territoires.
Derrière ces allocations budgétaires, il y a des familles vulnérables, des malades, des élèves et des collectivités qui attendent des réponses concrètes. Nous interpellons donc directement les députés : rejeter un texte budgétaire ne saurait suffire. Il leur appartient désormais d’expliquer clairement aux Sénégalais les conséquences de ce choix et de présenter des solutions crédibles pour garantir le financement des priorités nationales. Leur mandat leur impose de défendre l’intérêt général, au-delà des considérations partisanes. Nous leur demandons instamment de prendre toutes les initiatives parlementaires nécessaires pour éviter que les populations ne subissent les conséquences d’un blocage institutionnel. Les transferts sociaux, l’accès aux soins, l’éducation, l’approvisionnement en eau potable et les investissements territoriaux doivent faire l’objet d’une attention particulière et ne sauraient être négligés dans le débat budgétaire", a-t-il fait remarquer.
Et de marteler qu'en tant qu’élus de proximité ils refusent que "les ménages les plus vulnérables deviennent les premières victimes des désaccords politiques. Le débat démocratique est légitime, mais il doit s’accompagner de responsabilité, de transparence et de propositions concrètes. Nous exigeons des députés qu’ils assument publiquement leur choix, privilégient le dialogue institutionnel et œuvrent sans délai à la préservation des programmes sociaux et des investissements prioritaires.
Le Sénégal a besoin d’un fonctionnement responsable de ses institutions, dans lequel les divergences politiques ne compromettent pas la continuité des politiques publiques."
Le Superviseur général adjoint chargé des maires de Kiiraay a ainsi appelé "les députés à placer les préoccupations des populations au cœur de leurs décisions et à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver les acquis sociaux et les investissements essentiels. À travers la mobilisation de tous les maires de Kiiraay dans leurs départements respectifs, notre message est clair : nous resterons vigilants et mobilisés pour défendre les intérêts des populations. Nous continuerons à interpeller les représentants nationaux afin qu’ils prennent pleinement leurs responsabilités face aux enjeux sociaux, économiques et territoriaux de notre pays. C’est devant les Sénégalais et devant l’histoire que chaque représentant national devra répondre de ses actes", a-t-il conclu.
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