Une plainte a été déposée à Niamey pour "enlèvement, séquestration et détention arbitraire", après l'interpellation le 30 septembre de Samira Sabou, une journaliste nigérienne qui n'a plus donné signe de vie depuis, a indiqué son avocat vendredi à l'AFP.
"J'ai déposé une plainte mercredi devant le procureur de la République pour enlèvement, séquestration et détention arbitraire", a expliqué Ould Salem Saïd.
"Elle a été enlevée samedi dernier. Depuis, elle n'a plus contacté personne", a-t-il ajouté.
Reporters sans Frontières (RSF), qui réclame sa libération, a dénoncé de son côté une "détention secrète", après cette interpellation par des "hommes en tenue civile".
"L’un des ravisseurs m’a montré sa carte professionnelle de police, mais il a refusé de donner son nom", précise Abdoulkader Nouhou Algachimi, le mari de Samira Sabou présent lors de l’interpellation, cité par RSF.
"Nous avons fait le tour des commissariats et des unités d'enquête et tous ont indiqué ne pas être les auteurs de cette interpellation", a affirmé à l'AFP Me Saïd.
Vendredi, l'organisation de la société civile Tournons la page (TLP) a déploré un "silence troublant" des autorités et demandé au régime militaire qui a pris le pouvoir à Niamey fin juillet de "clarifier la situation troublante" de la journaliste.
"Si quelque chose lui est reproché par les autorités militaires, l'idéal serait de le notifier à ses proches et à son conseil", poursuit TLP dans un communiqué.
La journaliste avait été écrouée en juin 2020, jugée pour diffamation suite à des publications concernant une affaire de surfacturations d'achats d'équipements militaires, avant d'être relaxée.
Elle avait à l'époque été interpellée après une plainte déposée par Sani Mahamadou Issoufou, le fils et ancien directeur de cabinet adjoint de l'ex-président Mahamadou Issoufou (2011-2021).
"J'ai déposé une plainte mercredi devant le procureur de la République pour enlèvement, séquestration et détention arbitraire", a expliqué Ould Salem Saïd.
"Elle a été enlevée samedi dernier. Depuis, elle n'a plus contacté personne", a-t-il ajouté.
Reporters sans Frontières (RSF), qui réclame sa libération, a dénoncé de son côté une "détention secrète", après cette interpellation par des "hommes en tenue civile".
"L’un des ravisseurs m’a montré sa carte professionnelle de police, mais il a refusé de donner son nom", précise Abdoulkader Nouhou Algachimi, le mari de Samira Sabou présent lors de l’interpellation, cité par RSF.
"Nous avons fait le tour des commissariats et des unités d'enquête et tous ont indiqué ne pas être les auteurs de cette interpellation", a affirmé à l'AFP Me Saïd.
Vendredi, l'organisation de la société civile Tournons la page (TLP) a déploré un "silence troublant" des autorités et demandé au régime militaire qui a pris le pouvoir à Niamey fin juillet de "clarifier la situation troublante" de la journaliste.
"Si quelque chose lui est reproché par les autorités militaires, l'idéal serait de le notifier à ses proches et à son conseil", poursuit TLP dans un communiqué.
La journaliste avait été écrouée en juin 2020, jugée pour diffamation suite à des publications concernant une affaire de surfacturations d'achats d'équipements militaires, avant d'être relaxée.
Elle avait à l'époque été interpellée après une plainte déposée par Sani Mahamadou Issoufou, le fils et ancien directeur de cabinet adjoint de l'ex-président Mahamadou Issoufou (2011-2021).
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