B’Tselem, l’organisation israélienne de défense des droits humains, mettait en garde, le week-end dernier, contre une « campagne de nettoyage ethnique », inscrite dans une politique plus large de déplacements forcés et de destructions en Cisjordanie occupée. Les habitants craignent que la situation ne s’éternise et que les conséquences humanitaires ne s’aggravent. C'est ce qui a été constaté à Hébron, où RFI a pu se rendre il y a quelques jours.
Sur place, l’armée assure aux habitants que les deux quartiers concernés resteront bouclés tant que les maisons des deux assaillants n’auront pas été détruites, nous a-t-on rapporté. Ces derniers ont été tués, il y a une semaine, après l’attaque, mais l’opération continue et les habitants, sur place, déplorent ce qu’ils appellent « une punition collective ».
Des habitations saccagées
Depuis une semaine, des centaines de familles sont dehors. Les habitants s’inquiètent de ne pas retrouver leur maison, d’autres parlent d’intérieurs saccagés, ou de leur immeuble transformé en avant-poste d’observation.
Ce 29 octobre, deux Palestiniens ont été blessés et sept autres arrêtés par les forces israéliennes. L’ONU s’inquiète d’une fermeture des routes et des checkpoints qui complique les déplacements des civils. L’association israélienne Médecins pour les droits humains-Israël alerte, elle, sur les ambulances qui peinent à circuler et les transferts de patients retardés.
L’Autorité palestinienne estime que les pertes économiques quotidiennes liées à l’opération atteignent entre 2,9 et 3,5 millions d’euros. Environ 262 000 élèves du gouvernorat d’Hébron auraient, eux, été affectés par des perturbations scolaires au cours de la semaine.
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