Le suspect de l’attentat de Trappes reconnaît avoir ciblé des personnes musulmanes ou d’origine africaine


Le suspect de l’attentat raciste des Yvelines, qui a fait un mort et sept blessés, a admis avoir ciblé des personnes de type “musulman ou africain, nord-africain”. Il a aussi déclaré avoir choisi le lieu de son action: “Trappes est un repaire d’islamistes”. Il n’éprouve aucun regret pour son acte, qui a fait un mort et sept blessés, dont une enfant de 11 ans. Trois victimes sont encore entre la vie et la mort.

Le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a détaillé, lors d’une conférence de presse au tribunal judiciaire de Paris, où en était l’enquête sur l’attentat raciste de Trappes.
 

Vendredi matin, à bord de sa voiture, Kévin T. a abattu un Français noir de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, et a blessé sept autres personnes, dont plusieurs d’origine africaine ou maghrébine, à Trappes et à La Verrière, en banlieue parisienne. Parmi les blessés figure une enfant de onze ans, dont le pronostic vital n’est plus engagé. C’est le cas toutefois pour trois des autres victimes.

Selon le procureur, le suspect a admis avoir ciblé des personnes de type “musulman ou africain, nord-africain” durant sa garde à vue. “Trappes est un repaire d’islamistes”, a ajouté le suspect pour justifier le lieu de son attaque.

Le tireur a contesté "en revanche toute intention terroriste, considérant son action comme légitime", a développé le procureur national antiterroriste. Si Kévin T. "réfutait avoir voulu tuer des enfants, indiquant avoir pu se méprendre au regard de la taille de la victime de 11 ans, il déclarait toutefois n'éprouver aucun regret".

Olivier Christen avait annoncé plus tôt dans la matinée que Kévin T. reconnaissait les faits, mais démentait “le caractère raciste de ses crimes”.

“Vive le RN”
 

À l'issue de sa garde à vue, levée dans la nuit de mercredi à jeudi, le Pnat a donc ouvert une information judiciaire, qui permet à un juge de se saisir du dossier, notamment pour "des chefs d'assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, avec cette circonstance qu'ils ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée des victimes à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée".

La perquisition au domicile a permis de découvrir, outre un dispositif de piégeage déjà évoqué, des "armes ou éléments d'armes, soit notamment un chargeur, deux poings américains, une baïonnette en acier et un silencieux", selon M. Christen.

Ont aussi été trouvés plusieurs “livres dont un Coran, une Bible ainsi que Mein Kampf”, ainsi que des “autocollants rangés dans un tiroir”, certains avec “la mention Vive la France, RN, fiers d’être français”, d’autres avec “la mention +100% français/vive la France” ou encore “Soutien aux forces de l’ordre”.

Jeudi 29 Octobre 2026
7sur7.be



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