Moustapha Niasse, secrétaire général de l'Alliance des forces du progrès (Afp), sans véritablement citer leurs noms, a remis à leur place Moustapha Cissé Lo et Me El Hadji Diouf, qui s'étaient illustrés ces temps-ci par des sorties fracassantes sur sa personne. Hier, en marge du séminaire organisé par le Mouvement national des jeunes du progrès (Mnjp), il en a profité pour apporter quelques précisions sur le débat soulevé. «J'ai volontairement décidé de ne pas entrer dans ce débat. Et je continuerai dans cette attitude là parce que lorsque le Sénégal est en danger au terme d'une période de douze années où les structures d'État ont été gravement menacées où la bonne gouvernance est devenue un souvenir de l'Antiquité, où les uns et les autres, dans les actes qu'ils ont posés, ont tourné le dos aux valeurs de la République, il y a des dossiers beaucoup plus urgents que ces genres de débat» a d'emblée déclaré Moustapha Niasse. Avant de préciser: «Moi, je n'ai pas demandé à être président de l'Assemblée nationale. C'est le président de la République, lui-même, qui m'a proposé d'être tête de liste de Bennoo bokk yakar. Je l'ai acceptée, comme j'accepte toutes les missions que le Sénégal attend de moi pour avancer vers le bonheur et le progrès. Ce qui va se passer demain, c'est entre les mains de Dieu». Le leader de l'Afp de clore le débat : «Je n'ai rien demandé et je ne demande rien du tout». Revenant sur les investitures, qui ont connu des «moments de turbulences» auxquelles aucun parti n'a échappé, en particulier la Coalition «Bennoo Siggil Senegaal», l'ancien Premier ministre a soutenu qu'elles ont été faites dans la difficulté. Car il y a eu des frustrations et les postes à pourvoir étaient insuffisants par rapport au nombre de partis et Coalitions qui composent Bby. «Nous avons reçu les orages, les pluies diluviennes, les tsunamis, depuis cinq mois, depuis la clôture des listes pour les Législatives le 30 avril dernier. Alors le tremblement globalement est arrivé et a déstabilisé tous les partis politiques sans exception. Il n'y a aucun qui a été épargné de ces irruptions volcaniques. 150 postes de députés pour 40000 candidats. Il y a eu des malentendus, des incompréhensions, des déceptions, des frustrations, des moments de découragement. La terre a tourné plus vite pour chacun», a expliqué M. Niasse. Et de confier: «Lors des débats, nous avons été traités d'impérialiste, d'accapareur. On laisse parler les gens après on leur dit: «ku nék kham ga ku meun ça bay (Ndlr: chacun sait qui est qui et qui vaut quoi)». Sur un autre chapitre, le leader de l'Afp n'est pas prêt à quitter la sphère politique même s'il l’avait annoncé. Pour preuve, il déclare : «La retraite, je l'ai déjà précisée depuis 15 ans quand j'avais 55 ans. Il n'y a jamais de retraite en politique même la personne qui a 90 ans qui vit, qui aime son pays, sous ses draps, cette personne là n'est pas à la retraite. Ce débat n'a pas de sens», se défend-t-il.
Moustapha BA
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