Des contenus de propagande jihadiste transformés en pistes d’enquête : c’est l’un des principaux résultats de l’opération « Shams II », présentée par INTERPOL comme une initiative inédite visant à perturber les réseaux terroristes dans l’espace numérique. Pendant cinq jours, à Tunis, 28 agents spécialisés et experts issus de onze pays ont travaillé à l’exploitation de données susceptibles de faciliter l’identification et le suivi de suspects.
Selon INTERPOL, les enquêteurs ont extrait 108 076 images faciales de contenus visuels publiés par des groupes jihadistes. Pour traiter ce volume de données, ils ont utilisé des agents d’intelligence artificielle programmés et des scripts avancés générés par IA, permettant d’automatiser certaines étapes de la collecte et du travail d’investigation.
Ces outils ont notamment servi à éliminer les doublons et à contrôler la qualité des images. Au terme de cette sélection, 6 362 images faciales uniques, de qualité suffisante, ont été retenues pour être soumises au système de reconnaissance faciale d’INTERPOL. L’organisation précise que les résultats produits à l’aide de l’intelligence artificielle ont fait l’objet d’un examen et d’une vérification par des agents et analystes formés, conformément à son règlement sur le traitement des données.
Aux éléments recueillis sur les plateformes en ligne s’est ajouté un important ensemble de renseignements transmis par le Bureau central national d’INTERPOL à Bagdad, en Irak. Ces données, relatives à des suspects liés au terrorisme, ont fourni plusieurs centaines d’images supplémentaires à extraire et à traiter.
À ce stade, INTERPOL fait état de 126 combattants terroristes étrangers identifiés grâce aux images examinées dans le cadre de l’opération. Les correspondances obtenues doivent enrichir les renseignements déjà disponibles sur ces personnes, notamment concernant leurs localisations potentielles et leurs réseaux de relations.
Les informations recueillies sont en cours d’intégration dans les bases de données de l’organisation. Elles doivent renforcer les capacités des services de sécurité à détecter, suivre et entraver les déplacements de personnes liées au terrorisme à travers le monde.
Certaines pistes issues de « Shams II » sont déjà exploitées dans des procédures judiciaires au sein des pays participants. INTERPOL mentionne notamment une affaire concernant deux personnes actuellement détenues, soupçonnées d’être des combattants terroristes étrangers. Le texte ne précise toutefois pas les pays concernés ni les circonstances de leur placement en détention.
Les investigations se poursuivent : plusieurs milliers d’images doivent encore être traitées. Leur comparaison avec les données disponibles pourrait permettre de dégager de nouvelles pistes.
L’opération a également porté sur le financement du terrorisme. Des outils spécialisés dans le traçage des cryptomonnaies ont été utilisés pour rechercher des flux financiers illicites. Ce travail a conduit à l’envoi de trois demandes urgentes de communication de données clients à un prestataire de services sur actifs virtuels. Ces démarches visent à soutenir les investigations et à perturber les circuits de financement terroriste.
En parallèle, les représentants des pays participants ont échangé avec des acteurs de l’industrie du jeu vidéo en ligne sur la radicalisation des jeunes dans les environnements numériques. Ces discussions ont permis de renforcer la coopération entre les secteurs concernés et d’identifier des possibilités d’amélioration du partage d’informations.
Pour María Carmen Muñoz González, directrice du contre-terrorisme d’INTERPOL, les résultats de « Shams II » illustrent l’intérêt d’associer la coopération policière internationale à des capacités d’analyse assistées par une utilisation responsable de l’intelligence artificielle. Selon elle, ce modèle opérationnel constitue une base solide pour de futures actions internationales visant des acteurs criminels.
Selon INTERPOL, les enquêteurs ont extrait 108 076 images faciales de contenus visuels publiés par des groupes jihadistes. Pour traiter ce volume de données, ils ont utilisé des agents d’intelligence artificielle programmés et des scripts avancés générés par IA, permettant d’automatiser certaines étapes de la collecte et du travail d’investigation.
Ces outils ont notamment servi à éliminer les doublons et à contrôler la qualité des images. Au terme de cette sélection, 6 362 images faciales uniques, de qualité suffisante, ont été retenues pour être soumises au système de reconnaissance faciale d’INTERPOL. L’organisation précise que les résultats produits à l’aide de l’intelligence artificielle ont fait l’objet d’un examen et d’une vérification par des agents et analystes formés, conformément à son règlement sur le traitement des données.
Aux éléments recueillis sur les plateformes en ligne s’est ajouté un important ensemble de renseignements transmis par le Bureau central national d’INTERPOL à Bagdad, en Irak. Ces données, relatives à des suspects liés au terrorisme, ont fourni plusieurs centaines d’images supplémentaires à extraire et à traiter.
À ce stade, INTERPOL fait état de 126 combattants terroristes étrangers identifiés grâce aux images examinées dans le cadre de l’opération. Les correspondances obtenues doivent enrichir les renseignements déjà disponibles sur ces personnes, notamment concernant leurs localisations potentielles et leurs réseaux de relations.
Les informations recueillies sont en cours d’intégration dans les bases de données de l’organisation. Elles doivent renforcer les capacités des services de sécurité à détecter, suivre et entraver les déplacements de personnes liées au terrorisme à travers le monde.
Certaines pistes issues de « Shams II » sont déjà exploitées dans des procédures judiciaires au sein des pays participants. INTERPOL mentionne notamment une affaire concernant deux personnes actuellement détenues, soupçonnées d’être des combattants terroristes étrangers. Le texte ne précise toutefois pas les pays concernés ni les circonstances de leur placement en détention.
Les investigations se poursuivent : plusieurs milliers d’images doivent encore être traitées. Leur comparaison avec les données disponibles pourrait permettre de dégager de nouvelles pistes.
L’opération a également porté sur le financement du terrorisme. Des outils spécialisés dans le traçage des cryptomonnaies ont été utilisés pour rechercher des flux financiers illicites. Ce travail a conduit à l’envoi de trois demandes urgentes de communication de données clients à un prestataire de services sur actifs virtuels. Ces démarches visent à soutenir les investigations et à perturber les circuits de financement terroriste.
En parallèle, les représentants des pays participants ont échangé avec des acteurs de l’industrie du jeu vidéo en ligne sur la radicalisation des jeunes dans les environnements numériques. Ces discussions ont permis de renforcer la coopération entre les secteurs concernés et d’identifier des possibilités d’amélioration du partage d’informations.
Pour María Carmen Muñoz González, directrice du contre-terrorisme d’INTERPOL, les résultats de « Shams II » illustrent l’intérêt d’associer la coopération policière internationale à des capacités d’analyse assistées par une utilisation responsable de l’intelligence artificielle. Selon elle, ce modèle opérationnel constitue une base solide pour de futures actions internationales visant des acteurs criminels.
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