Leur enfant de 3 ans retenu à la cybersécurité : Mamadou Makhtar Diop et Amy Lô déposent plainte

Après leur condamnation par le Tribunal des flagrants délits de Dakar, Mamadou Makhtar Diop et son épouse Aminata Lô, connue sous le nom d’Amy Lô, engagent une nouvelle bataille judiciaire. Selon Les Échos, le couple a déposé une plainte pour faire établir les responsabilités concernant la rétention controversée de leur fils âgé de trois ans dans les locaux de la Division spéciale de cybersécurité.


Une plainte annoncée publiquement par Amy Lô
 
L’affaire, largement commentée sur les réseaux sociaux, connaît un nouveau développement. D’après Les Échos, Mamadou Makhtar Diop et Amy Lô ont officiellement déposé une plainte après les conditions dans lesquelles leur jeune enfant aurait été retenu durant leur garde à vue.
 
Amy Lô a annoncé cette démarche sur son compte du réseau social X. Elle affirme que le couple entend poursuivre « toutes les personnes responsables jusqu’au bout ».
 
Très remontée, elle dénonce le traitement réservé à son foyer et, plus particulièrement, à son fils pendant la procédure d’enquête.
 
Un enfant retenu durant toute une journée
 
La plainte porte sur les événements du 6 juillet 2026. Le garçon, âgé de trois ans, aurait passé toute la journée dans les locaux de la Division spéciale de cybersécurité.
 
Selon le récit rapporté par le journal, l’enfant n’était visé par aucune poursuite et ne faisait l’objet d’aucune mesure légale de privation de liberté.
 
C’est cette situation que les parents souhaitent désormais faire examiner par la justice afin que les responsabilités soient établies.
 
Des plaintes initiales déposées par un responsable de l’Isra
 
À l’origine de la procédure se trouvent des plaintes déposées par Mbaye Sylla Khouma, présenté par Les Échos comme président du Conseil d’administration de l’Institut sénégalais de recherches agricoles.
 
Ce dernier contestait de vives attaques ainsi que des propos diffusés à son encontre sur les réseaux sociaux, principalement sur Facebook.
 
Saisie du dossier, la Division spéciale de cybersécurité avait interpellé les deux époux avant de les déférer au parquet.
 
Le couple condamné en juillet 2026
 
À l’issue de leur procès devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar, Mamadou Makhtar Diop et Aminata Lô ont été poursuivis pour injures publiques et discours contraires aux bonnes mœurs.
 
Amy Lô a été condamnée à six mois de prison, dont quinze jours ferme. Son époux a, de son côté, écopé d’une peine de six mois assortie du sursis.
 
La plainte nouvellement déposée ne porte donc pas directement sur la condamnation du couple, mais sur le traitement réservé à leur enfant durant la phase d’enquête.
 
La détention du garçon, élément déclencheur de la polémique
 
Au-delà du dossier pénal concernant les parents, la présence prolongée de l’enfant dans les locaux de la cybersécurité a provoqué une vive indignation.
 
Des membres de la société civile et des organisations de défense des droits humains ont dénoncé la situation. La controverse a pris une dimension particulière en raison du jeune âge du garçon.
 
Dans un communiqué publié le 31 juillet 2026, Afrikajom Center, organisation fondée par Alioune Tine, a publiquement condamné la rétention de l’enfant.
 
Une maladie chronique évoquée
 
Afrikajom Center a également rappelé que le jeune garçon souffrirait d’une maladie chronique nécessitant un suivi médical régulier ainsi qu’un protocole particulièrement strict.
 
Cette donnée a accentué les inquiétudes et renforcé les critiques relatives aux conditions dans lesquelles l’enfant a été gardé pendant l’interpellation de ses parents.
 
Les obligations de protection de l’enfant rappelées
 
L’organisation a invoqué plusieurs textes, notamment l’article 3 de la Convention relative aux droits de l’enfant, l’article 4 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant ainsi que l’article 7 de la Constitution sénégalaise.
 
Selon l’analyse rapportée par Les Échos, l’État a l’obligation de veiller à la protection et à la santé des personnes vulnérables.
 
Le Code de procédure pénale n’autorisant pas la privation de liberté d’un enfant non poursuivi, celui-ci aurait dû être confié à un membre de sa famille ou aux services sociaux compétents.
Mercredi 5 Août 2026
Dakaractu



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