À la veille de la rentrée scolaire et à quelques jours des Jeux olympiques de la jeunesse, Moustapha Guirassy a lancé un appel solennel aux syndicats enseignants. Le ministre de l’Éducation nationale, qui dit garder ses portes « grandement ouvertes au dialogue », estime qu’une grève dès le premier jour pénaliserait les élèves et porterait atteinte à l’image du pays. Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a réagi à l’annonce de grève du G7 dans un contexte de reprise des classes. Lors d’une conférence de presse, il a appelé le corps enseignant au sens des responsabilités et à « l’élégance républicaine », estimant que « s’il y a des règles strictes et de l’élégance jusque dans les conflits armés, à plus forte raison dans le dialogue social au sein de la même République, de la même famille ».
« On ne peut pas tout se permettre au nom d’une cause, aussi légitime soit-elle », a déclaré le ministre. Il a notamment mis en avant les conséquences d’un mouvement social dès le premier jour de la rentrée. « Paralyser les élèves dès le premier jour de la rentrée, c’est quand même assez dur pour les élèves, pour les femmes, pour le système », a-t-il soutenu.
Le ministre a également insisté sur le contexte particulier des Jeux olympiques de la jeunesse. « Choisir la veille des Jeux olympiques de la jeunesse, alors que les yeux du monde entier sont braqués sur un pays, c’est quand même porter volontairement atteinte à l’image et aux efforts de toute une nation », a-t-il affirmé, ajoutant que « le patriotisme économique et social aurait dû imposer le respect de l’image du pays ».
-
Boubacar Camara sur les revendications syndicales dans le MESRI: « Elles sont légales, légitimes et raisonnables »
-
Reclassement des travailleurs de la justice : Le ministre de la justice, Me Moussa Sarr annonce 90 % d’exécution du protocole…mais un point d’achoppement persiste
-
Climat social tendu : Le gouvernement invite les syndicats à suspendre la grève prévue les 21,22 et 23 octobre prochain
-
🛑 DIRECT | Climat social tendu : Le gouvernement face à la presse
-
Ousmane Sonko durcit le ton face au chef de l'État : « En réalité, il n'a aucun pouvoir »


