Les marchés se sont rouverts aux émetteurs africains, mais le financement reste sous contrainte. C'est le constat du Département Afrique du FMI, dont un graphique consacré aux conditions de financement place le Sénégal parmi les pays identifiés comme émetteurs d'eurobligations, aux côtés de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Kenya, du Nigeria et de l'Afrique du Sud. Les émissions souveraines se sont poursuivies jusqu'en septembre 2026, selon le document, qui ne détaille toutefois pas les montants propres à chaque pays.
Les écarts de taux souverains se sont resserrés, après un net sursaut lié à la guerre au Moyen-Orient, début 2026. Ils restent néanmoins élevés : autour de 450 points de base pour les pays exportateurs de pétrole et un peu plus de 500 pour les importateurs, d'après la lecture du graphique, contre environ 220 pour l'indice EMBIG. Les conditions financières sont plus favorables que lors des précédents épisodes ayant suivi un choc, nuance le FMI, mais le rendement des obligations américaines à dix ans augmente.
Pour des pays comme le Sénégal, la marge de manœuvre budgétaire demeure étroite. En Afrique subsaharienne, les paiements d'intérêts absorbent déjà, en médiane, environ 13 % des recettes hors dons sur la période 2025-2027, contre environ 4 % dans les pays avancés. Dans le même temps, l'aide publique au développement réelle recule : de 100 en 2024, elle est tombée à 75 en 2025 (chiffre préliminaire) et devrait atteindre 66,5 en 2026.
L’autre point de vigilance concerne les banques de la région qui détiennent davantage de dette souveraine. Leur exposition à la dette publique, en pourcentage des actifs, est passée d'environ 15 % en décembre 2019 à près de 19 % en décembre 2025, une hausse plus marquée que dans les autres régions étudiées.
Les écarts de taux souverains se sont resserrés, après un net sursaut lié à la guerre au Moyen-Orient, début 2026. Ils restent néanmoins élevés : autour de 450 points de base pour les pays exportateurs de pétrole et un peu plus de 500 pour les importateurs, d'après la lecture du graphique, contre environ 220 pour l'indice EMBIG. Les conditions financières sont plus favorables que lors des précédents épisodes ayant suivi un choc, nuance le FMI, mais le rendement des obligations américaines à dix ans augmente.
Pour des pays comme le Sénégal, la marge de manœuvre budgétaire demeure étroite. En Afrique subsaharienne, les paiements d'intérêts absorbent déjà, en médiane, environ 13 % des recettes hors dons sur la période 2025-2027, contre environ 4 % dans les pays avancés. Dans le même temps, l'aide publique au développement réelle recule : de 100 en 2024, elle est tombée à 75 en 2025 (chiffre préliminaire) et devrait atteindre 66,5 en 2026.
L’autre point de vigilance concerne les banques de la région qui détiennent davantage de dette souveraine. Leur exposition à la dette publique, en pourcentage des actifs, est passée d'environ 15 % en décembre 2019 à près de 19 % en décembre 2025, une hausse plus marquée que dans les autres régions étudiées.
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